Mixpanel facture strictement à l’événement, quand Amplitude facture aussi en utilisateurs suivis mensuels (MTU) — et publie deux ratios de conversion incompatibles entre ces deux unités : 1 000 événements par MTU dans sa documentation de facturation, 100 dans son tableau tarifaire, sur la même offre Plus. Amplitude publie les deux ratios et n’en corrige aucun. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.





Sur le plan Plus, quand l’usage dépasse le forfait, Amplitude compte le dépassement en utilisateurs suivis mensuels, avec un garde-fou moyen annoncé de mille événements par utilisateur suivi dans sa documentation de facturation. Mais son propre tableau tarifaire affiche un ratio dix fois plus bas, cent événements par utilisateur suivi, pour la même offre. Amplitude publie les deux ratios et n’en corrige aucun : selon la version consultée, un même volume d’événements équivaut à dix fois plus ou dix fois moins d’utilisateurs suivis facturés, ce qui rend le coût d’un dépassement littéralement imprévisible tant que l’éditeur n’a pas choisi entre ses deux propres chiffres.
Mixpanel facture uniquement à l’événement, défini comme une interaction avec le produit, à l’exclusion des appels techniques d’identification ou de fusion de profils. Amplitude facture lui aussi à l’événement ingéré, mais ajoute une seconde unité, l’utilisateur suivi mensuel, qui sert de base au dépassement sur le plan Plus — la même unité que touche la contradiction de ratio décrite plus haut. Les deux éditeurs ne comptent donc tout simplement pas la même chose, et l’un des deux ne sait même pas dans quel rapport ses deux unités se convertissent.
Mixpanel restreint son export brut par débit et par volume : soixante requêtes par heure, trois par seconde, cent connexions simultanées et cent mille événements maximum par requête, avec un point de terminaison dédié pour l’Union européenne. Amplitude restreint le sien par durée et par poids : trois cent soixante-cinq jours de plage maximum et quatre gigaoctets par requête au-delà desquels la demande échoue, livrés en fichier ZIP disponible deux heures après réception. Un même besoin d’extraction — récupérer tout l’historique d’un compte volumineux — se heurte donc à un plafond de débit chez l’un et à un plafond de taille chez l’autre, deux contraintes qui ne se comparent pas terme à terme.
L’éditeur Mixpanel nomme deux rôles concrets : le product manager, en libre-service sur les données produit, et l’analyste, déchargé des requêtes SQL ad hoc — un client cité dit avoir réduit les siennes de quarante pour cent. En échange, le forfait Growth affiche un prix d’entrée à zéro dollar, avec un premier million d’événements gratuit chaque mois et un plafond fixé à vingt millions. Amplitude, de son côté, ne nomme aucun rôle unique mais quatre équipes différentes — produit, marketing, data et ingénierie — ce qui traduit un outil pensé pour une organisation déjà segmentée plutôt que pour un poste précis.
Chez Mixpanel, le dépassement du forfait Growth se facture à la carte, à 0,00028 $ US par événement au-delà d’un million par mois, avec des alertes déclenchées entre quatre-vingt-cinq et quatre cents pour cent du volume souscrit. Au-delà, l’éditeur bascule vers un engagement Entreprise fondé lui aussi sur les utilisateurs suivis mensuels, à partir de vingt mille dollars par an et avec une hausse de sept pour cent à chaque renouvellement. Les deux éditeurs finissent donc par converger vers la même unité contestée, à l’instant précis où le volume dépasse ce que le forfait de base absorbe.
Mixpanel affiche lui aussi deux chiffres pour un même avantage gratuit : dix mille relectures de session par mois dans son tableau tarifaire, vingt mille dans son annonce du même service — Mixpanel publie les deux versions. Amplitude fait de même sur la définition de son forfait gratuit : « deux millions d’événements par mois pour toujours » sur sa page tarifaire, contre un plafond équivalent à environ cinq millions déduit de cinquante mille utilisateurs suivis mensuels annoncé sur son blog — Amplitude publie les deux chiffres. Aucun des deux éditeurs ne corrige ses propres pages, ce qui suggère que la documentation tarifaire et la documentation produit ne sont pas relues ensemble.
Chez Amplitude, l’abonnement se renouvelle automatiquement par périodes de douze mois sauf préavis envoyé soixante jours à l’avance, et le plan Plus non renouvelé retombe sur le forfait gratuit plutôt que de s’arrêter proprement. Chez Mixpanel, aucun remboursement n’est prévu hors manquement grave non corrigé sous trente jours, et les données sont purgées trente jours après la résiliation puis détruites selon la norme NIST 800-88 dans les quatre-vingt-dix jours suivants, sans fenêtre d’export publiée après le départ. Dans les deux cas, le moment qui coûte cher n’est pas la signature mais la sortie mal anticipée.
Vous ne trouvez pas votre réponse ? Contactez-nous !
jordan@bulldozer-collective.comAccédez aux playbooks et aux retours de ceux qui façonnent la prochaine vague du marketing et de l'IA.