lemlist affirme, à deux endroits différents de son site, que les données sont hébergées exclusivement dans l’Union européenne, puis exclusivement en France chez OVH ; l’éditeur affiche aussi trois durées de conservation différentes après un départ, de 7 jours à 3 ans selon le document consulté. Instantly héberge aux États-Unis, sans ambiguïté comparable signalée dans le dossier. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 7 septembre 2026.





La politique de confidentialité de lemlist affirme que les données sont « located exclusively within the European Union », tandis que le centre d’aide de l’éditeur affirme qu’elles sont « stored... exclusively in France and hosted by OVH ». Les deux formulations emploient le même mot « exclusivement » pour désigner deux périmètres différents, l’un européen et l’autre franco-français ; le dossier ne permet pas de dire laquelle des deux prévaut, et nous ne tranchons pas. Pour un client qui prospecte depuis la France et doit rendre compte de la localisation de ses données, les deux formulations ne désignent pas le même périmètre, et l’éditeur ne précise nulle part laquelle des deux fait foi.
Quand un client quitte lemlist, l’éditeur publie trois versions incompatibles de ce qui advient de ses données : les conditions générales de vente indiquent qu’aucun remboursement n’est dû et que les documents sont détruits sous trente jours, la politique de confidentialité fixe une conservation « no longer than 3 years », soit trois ans, et le centre d’aide promet une conservation « Indefinitely » assortie d’une suppression sur demande « within 7 days », soit sous sept jours. Trente jours, trois ans ou indéfiniment jusqu’à demande expresse : ce sont trois régimes de rétention différents pour la même situation, et rien dans le dossier n’indique lequel s’applique réellement. Nous rapportons les trois formulations sans arbitrer entre elles ; c’est au client de faire clarifier ce point avant de signer, puisque l’éditeur lui-même ne semble pas avoir harmonisé ses propres textes.
Pour prospecter à froid, lemlist propose à ses clients de choisir leur base légale — consentement, intérêt légitime ou contrat — avec un régime qui varie selon le pays visé : sortie par défaut (opt-out) dans onze pays de l’Union européenne, consentement simple (opt-in) dans quinze autres, et double consentement en Allemagne et en Suisse, avec un engagement de réponse sous trente jours. Le lien de désinscription n’y est pas imposé par lemlist elle-même : seulement « strongly recommended », et exigé « where required ». Instantly suit une logique inverse et plus rigide : un lien de désinscription est obligatoire par politique d’envoi interne, à insérer manuellement dans l’éditeur, avec arrêt immédiat après un clic, le tout adossé au CAN-SPAM américain et complété par des registres d’opposition publics pour l’Espace économique européen, le Royaume-Uni, la Suisse et la Californie. Un lecteur français retrouve donc chez lemlist un cadre pensé pays par pays pour l’Europe, et chez Instantly un cadre pensé depuis les États-Unis puis étendu à quelques juridictions listées nommément.
Les deux éditeurs ne mesurent pas le même objet quand ils annoncent des volumes. lemlist annonce un plafond mensuel et collectif, de cinquante mille à un million d’e-mails par mois et par équipe selon le palier, avec un nombre d’expéditeurs illimité ; en dessous de ce plafond, l’éditeur recommande soixante à soixante-dix envois par boîte et par jour, avec un maximum de quarante si la boîte a moins d’un an. Instantly, lui, ne publie aucun plafond mensuel par palier : sa seule limite chiffrée est une recommandation de trente e-mails de campagne par boîte et par jour, ramenée à vingt pour les boîtes AirMail vendues clés en main. Comparer les deux revient à mettre en regard un total mensuel par équipe et une cadence quotidienne par boîte : aucune conversion directe ne permet de dire lequel des deux autorise, au final, davantage d’e-mails sur un mois.
En échange de cette complexité, lemlist met à disposition, dans une même séquence et une boîte de réception unifiée, l’e-mail, LinkedIn (visites, invitations, messages), un VoIP intégré, WhatsApp et le SMS, avec des conditions de branchement entre canaux. Le préchauffage des boîtes (lemwarm) est gratuit sur les plans Email et Multichannel, sans plafond d’adresses sur Email et jusqu’à cinq par utilisateur sur Multichannel, quand Instantly inclut un préchauffage natif mais plafonné par défaut à dix envois quotidiens. La synchronisation avec HubSpot est bidirectionnelle champ par champ dès le premier palier chez lemlist, sans minimum de sièges ni de palier requis, alors que la remontée des données vers HubSpot ou Salesforce chez Instantly passe par un service tiers à compte séparé, OutboundSync, et ne fonctionne que dans un seul sens.
Le palier d’entrée, Email, ne couvre que l’e-mail : LinkedIn, l’appel, WhatsApp et le SMS restent indisponibles tant que le client n’est pas passé sur Multichannel Expert, ce qui change à la fois le prix et l’unité facturée. L’API, elle, reste bridée à vingt requêtes toutes les deux secondes par clé et par route quel que soit le palier choisi, y compris Enterprise — un plafond qui ne bouge pas même au sommet de la grille tarifaire, et qui devient un point de blocage réel pour toute intégration qui interroge lemlist en volume.
Toute action au-delà de l’envoi brut se paie en crédits, à un centime de dollar l’unité : cinq crédits par e-mail trouvé, vingt par numéro de téléphone, un par variable générée par IA, quatre par minute d’appel, et jusqu’à cent par signal. Le palier Email n’offre aucun crédit gratuit inclus, contrairement à Multichannel (quatre cents par utilisateur et par mois) ou Enterprise (quatre cents par équipe et par mois) ; et ce même palier Enterprise impose de son côté un minimum de cinq sièges facturés à l’année, quand Email et Multichannel Expert restent ouverts à une seule personne.
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