Depuis le 1er octobre 2023 pour l’Espace économique européen et la Suisse, puis le 1er avril 2024 partout, Microsoft vend deux formules par palier Enterprise : avec ou sans Teams. Un forfait E3 passe de 30,45 $ US à 39,00 $ US par utilisateur et par mois pour ajouter Teams, soit 8,55 $ US d’écart — le même écart qu’en E5 (51,45 $ US contre 60,00 $ US). Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.





Le tableau documente un double SKU imposé aux clients Enterprise dès le premier octobre 2023 pour l’Espace économique européen et la Suisse, généralisé au monde entier le premier avril 2024 : chaque palier existe désormais en version avec Teams et en version sans Teams. Un forfait E3 sans Teams coûte trente dollars quarante-cinq par utilisateur et par mois contre trente-neuf dollars avec Teams, et l’écart se retrouve identique en E5 : cinquante et un dollars quarante-cinq sans Teams contre soixante dollars avec. Dans les deux cas, l’écart correspond exactement au prix de Teams vendu seul en version Enterprise, huit dollars cinquante-cinq par utilisateur et par mois — Teams n’est donc plus une fonctionnalité incluse mais une ligne de facturation à part entière, imposée en Europe et en Suisse deux ans avant sa généralisation mondiale.
Sur le terrain des certifications, l’écart n’est pas dans le nombre mais dans la nature : Slack aligne un catalogue international — ISO 27001, ISO 27017, ISO 27018, ISO 27701, ISO 42001, SOC 2 Type II, SOC 3, CSA STAR, C5 allemand, ENS High espagnol, IRAP australien, ISMAP japonais et TISAX — mais ne revendique pas l’hébergement de données de santé français. Teams, de son côté, a obtenu la certification HDS France en octobre 2025, auditée par Schellman selon un référentiel renouvelé, en plus d’ISO 27001 et de SOC 2 Type 2 revus chaque année. Pour un acheteur soumis à l’hébergement de données de santé en France, cette seule ligne pèse plus lourd que tout le reste du tableau des certifications.
L’éditeur documente un usage que Teams ne revendique pas de la même façon : cinquante-trois pour cent des développeurs utilisent Slack et plus de sept cent mille y sont actifs chaque jour, avec des alertes en canal branchées sur des outils comme GitHub, Jenkins ou Jira. Le forfait gratuit ajoute des canaux illimités et des huddles, quand Teams Essentials se présente d’abord comme une solution de réunion abordable pour petites entreprises. Le choix entre les deux outils commence donc par une question de métier : une équipe technique qui vit dans ses canaux et ses intégrations, ou une équipe qui vit dans ses réunions et sa suite Office.
Sur le forfait gratuit, Slack limite l’historique consultable à quatre-vingt-dix jours ; passé ce seuil les messages existent toujours mais ne sont plus consultables, et il faut passer au forfait payant Pro pour restaurer douze mois d’accès. Teams ne publie aucun plafond équivalent : la conservation est gouvernée par Purview, avec un message supprimé conservé au moins un jour puis purgé sous sept jours. Une équipe qui a besoin de retrouver une conversation vieille de plusieurs mois sans changer de forfait trouve donc sa réponse du côté de Teams, pas du côté du Slack gratuit.
Microsoft se contredit sur ce qui arrive aux données après un départ : une page annonce une suppression dès trente jours, une autre dès quatre-vingt-dix jours, les deux plafonnant à cent quatre-vingts jours maximum. Microsoft publie les deux versions sans en corriger aucune, et le cycle documenté par ailleurs — actif, puis expiré à trente jours, désactivé à quatre-vingt-dix jours, supprimé ensuite — ne permet pas de savoir laquelle des deux pages fait foi. Un acheteur qui négocie une clause de sortie a intérêt à faire préciser ce délai par écrit plutôt que de se fier à l’une des deux pages.
Slack n’impose aucun minimum de sièges par palier, mais sa facture, elle, impose un plancher : au moins trois membres actifs et un montant minimum de cinquante-huit dollars en Pro ou vingt-huit dollars en Business+, ou une facture d’au moins cinq mille dollars pour les comptes qui passent par ce mode. Teams ne fixe pas non plus de minimum de sièges pour ses formules Entreprise, mais plafonne à l’inverse ses formules Business Basic, Standard et Premium à trois cents employés maximum. Les deux éditeurs affichent donc une absence de minimum en façade, tout en imposant chacun une contrainte différente qu’il faut chercher ailleurs que dans l’argument commercial.
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