Apollo facture la coordonnée elle-même : un crédit par e-mail, 8 par numéro de téléphone, livrés dans l’outil. Sales Navigator n’en publie aucune, ni dans ses fonctionnalités ni dans son unique schéma d’export documenté ; la seule qui y entre vient d’un import depuis le CRM du client. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 7 septembre 2026.





Chez Apollo, la coordonnée est le produit facturé : un e-mail coûte un crédit, un numéro de téléphone en coûte huit, livrés dans l’outil avec les séquences qui les exploitent. Chez Sales Navigator, l’éditeur qualifie lui-même la limite : l’outil ne connaît que ce que le membre déclare sur son profil, une donnée dite auto-déclarée et mise à jour en continu — e-mails et téléphones n’y entrent que par import depuis le CRM du client, jamais produits par l’outil lui-même. Le seul schéma d’export documenté par l’éditeur, une validation CRM en quatre colonnes, ne restitue lui non plus aucune coordonnée.
Apollo publie une clause de sortie précise : une licence perpétuelle couvre les coordonnées déjà intégrées aux systèmes du client, mais leur revente, leur redistribution et l’entraînement de modèles restent interdits. Sales Navigator ne publie rien d’équivalent : la résiliation prend effet en fin de période payée, aucune fenêtre de remboursement n’est indiquée, et le sort des listes de leads et des notes après la résiliation n’est pas documenté par l’éditeur — seules les données CRM sont purgées, et sur demande seulement.
Apollo compte en crédits par action — un pour un e-mail, huit pour un numéro, deux par minute d’appel — consommés dans une enveloppe annuelle de trente mille crédits par siège dès le palier Basique. Sales Navigator compte en InMails, cinquante par mois et par licence, un chiffre identique sur les trois paliers Core, Advanced et Advanced Plus. Aucune des deux échelles ne se traduit dans l’autre : un crédit Apollo n’achète rien chez Sales Navigator, et inversement.
Sales Navigator interroge directement le graphe LinkedIn — plus d’un milliard de membres selon l’éditeur — par une recherche filtrée, avec des résumés générés par Account IQ et Lead IQ et un assistant de relance, Sales Assistant. Apollo, de son côté, source ses contacts dans sa base intégrée, par import de fichiers ou par une extension de navigateur ; il ne donne aucun accès à un graphe professionnel équivalent. Le choix n’oppose donc pas deux fournisseurs de la même donnée, mais un fournisseur de coordonnées à un fournisseur de profils.
Dès qu’une synchronisation bidirectionnelle avec le CRM devient nécessaire, Sales Navigator impose le palier Advanced Plus, vendu sur devis et réservé aux équipes disposant d’un CRM intégré selon l’éditeur — les guides publiés se contredisant en outre sur le palier exact requis, Team ou Enterprise. Apollo, lui, synchronise Salesforce, HubSpot ou Pipedrive dès l’abonnement payant, sans palier nommé par sa documentation. Une équipe qui a besoin que les deux outils parlent au même CRM paie donc, chez Sales Navigator, un saut que rien ne chiffre à l’avance.
Le centre de confiance de l’éditeur attribue à LinkedIn les certifications ISO 27001, ISO 27018, ISO 22301 et SOC 2, ainsi qu’une conformité PCI DSS ; un livre blanc du même éditeur affirme au contraire qu’« aucun rapport SOC2 ou SOC3 n’est disponible actuellement ». Les deux documents viennent du même éditeur et se contredisent frontalement : on rapporte les deux versions, on ne tranche pas laquelle est à jour.
Le palier d’entrée d’Apollo, à quarante-neuf dollars par siège et par mois, cache un poste qui grimpe vite : un numéro de téléphone coûte huit fois plus de crédits qu’un e-mail, et le composeur intégré consomme deux crédits par minute d’appel, de quoi épuiser une enveloppe annuelle en quelques campagnes téléphoniques intensives. Chez Sales Navigator, le saut du palier Core au palier Advanced ajoute quarante dollars par mois et par licence pour des fonctions de personnalisation dont le palier exact reste, là encore, contradictoire d’une page à l’autre de l’éditeur.
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