Apollo vs Sales Navigator : sourcing et data

Sales Navigator vend des profils, jamais une coordonnée

Apollo facture la coordonnée elle-même : un crédit par e-mail, 8 par numéro de téléphone, livrés dans l’outil. Sales Navigator n’en publie aucune, ni dans ses fonctionnalités ni dans son unique schéma d’export documenté ; la seule qui y entre vient d’un import depuis le CRM du client. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 7 septembre 2026.

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Apollo vs Sales Navigator : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 07/09/2026
ApolloSales Navigator
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Apollo produit des coordonnées B2B vérifiées — e-mails et téléphones — puis des séquences d'envoi, un composeur et des scores de prospects, facturés en crédits par action.Sales Navigator gère des profils LinkedIn et des pages d'entreprise trouvés par recherche filtrée, enregistrés en listes de leads/comptes ; il produit des alertes et des InMails (07/09/2026).
Le métier qu'il outille
Le SDR sortant : recherche de comptes, révélation des coordonnées, séquences multicanales et appels sortants sont réunis dans une seule interface facturée au siège.Le vendeur B2B (SDR) l'utilise pour chercher des acheteurs, les enregistrer en listes et écrire en InMail. L'éditeur relie Core aux vendeurs seuls, Advanced aux équipes, Advanced Plus aux équipes à CRM intégré (07/09/2026).
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Apollo publie des volumes agrégés de rafraîchissement mensuel, jamais la date de vérification d'un enregistrement donné ; aucune de ces statistiques n'est datée par l'éditeur.Limite structurelle : l'outil ne connaît que ce que le membre déclare sur son profil, dit auto-déclaré et mis à jour en continu (07/09/2026). E-mails et téléphones n'entrent que par import CRM, jamais produits par l'outil.
Prospecter à froid
Canaux couverts
E-mail automatique et manuel, appels par numéroteur intégré, LinkedIn et tâches libres. Les étapes LinkedIn sont des tâches manuelles à exécuter, non des envois automatisés.Seul canal chiffré et facturé (07/09/2026) : l'InMail, 50/mois/licence sur les trois paliers. Absence qualifiée : aucun e-mail, composeur téléphonique ni SMS ; aucune séquence ou cadence, seules des alertes entrantes existent.
Volumes autorisés
Apollo ne publie pas de plafond d'envoi par palier tarifaire. Il publie des recommandations : 50 à 100 e-mails par jour et par boîte, 10 à 20 par heure.Seul volume publié (07/09/2026) : 50 crédits InMail/mois/licence, identique sur les trois paliers. Plafond de recherche et leads enregistrables non publiés. Boîtes connectables : sans objet, l'InMail partant de LinkedIn.
Préchauffage des boîtes
Disponible mais non natif : assuré par un prestataire tiers, Warmbox.ai. Une boîte par siège sur plans payants ; chaque boîte supplémentaire coûte 200 crédits par période de 30 jours.Sans objet, absence qualifiée (07/09/2026) : aucune boîte d'envoi, domaine, SPF/DKIM/DMARC ni préchauffage documentés. Seul canal : l'InMail, interne à LinkedIn, sans réputation à chauffer. Aucun coût séparé publié.
Personnalisation
Variables dynamiques avec logique conditionnelle imbriquée, comparateurs et modificateurs de casse. La recherche IA consomme un passage par champ d'enrichissement et par contact enregistré.Quatre briques nommées (07/09/2026) : Account IQ (résumé compte), Lead IQ (résumé lead), Message Assist (rédaction IA, Advanced/Advanced Plus, bêta), Sales Assistant (relances). Palier contradictoire entre pages.
Détection des réponses
Règles par défaut distinguant réponse humaine et absence : contact marqué terminé sur réponse, mis en pause sur réponse d'absence, avec reprise si une date de retour est détectée.Absence qualifiée (07/09/2026) : aucune détection de réponse, d'absence du bureau, désabonnement ni sortie de séquence — cohérent avec l'absence de séquences. Seul suivi : InMails acceptés/rejetés, mesure agrégée d'usage.
Source des contacts
Trois sources : la base intégrée, l'import de fichiers, et une extension navigateur Chrome et Edge opérant sur LinkedIn, Sales Navigator, Gmail, sites d'entreprises et CRM.Source première : le graphe LinkedIn, « 1+ billion members » (07/09/2026), interrogé par recherche filtrée. S'ajoutent deux imports, CSV et CRM. Aucun enrichissement de coordonnées documenté. Nombre d'entreprises non publié.
Synchronisation avec le CRM
Synchronisation bidirectionnelle avec HubSpot, Salesforce ou Pipedrive, un seul CRM connecté à la fois. Le palier requis n'est pas nommé par la documentation éditeur.Sync bidirectionnelle, Advanced Plus seulement (07/09/2026). Entrant quotidien : Salesforce Email/Phone/Title/Company/City. Sortant ~2-5 min : InMail/Message, Notes, sans retour au CRM. Contradiction de palier (Team/Enterprise).
Ce qu'on en sort
Formats d'export
L'export documenté est le CSV. Le plafond réel est la limite de sélection d'enregistrements : 25 en Gratuit, 1 000 en Basique, 2 500 en Professionnel, 10 000 en Organisation.V1 (07/09/2026), API partenaire seulement, sans coordonnées : export usage (CSV, ≤90j, <2 ans), CRM Data Validation (CSV, 4 colonnes) ; aucun export de listes lu. V2 : aide « Export Account/Lead Info », illisible (403).
Rapports partageables
Les rapports personnalisés se partagent par utilisateur ou équipe avec trois niveaux de droits, ou en visibilité « Everyone ». Aucun export PDF ni envoi programmé n'est documenté.Reporting ROI personnalisé documenté, sans rapport programmé, lien public ni marque blanche (07/09/2026). Palier contradictoire : une page réserve à Advanced Plus, l'autre coche aussi Advanced. Je ne tranche pas.
Accès à l'API
Le quota se compte en requêtes par minute, heure et jour, par équipe : 50/200/600 en Gratuit, 200/400/2 000 en Basique et Professionnel, 200/600/6 000 en Organisation.Aucune API ouverte au client final : accès via SNAP, fermé aux nouveaux partenaires (07/09/2026). Trois familles (Display, Analytics, Sync), Sync exigeant CRM Sync activé. Limites : export analytique (≤90j, ≥1h, <2 ans).
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Le seul nombre publié par l'éditeur, « 50+ tools », figure dans la méta-description de la place de marché, pas sur la page. Salesforce, HubSpot et Outreach dominent.Aucun total d'intégrations annoncé (07/09/2026) ; les trois qui comptent sont Salesforce, HubSpot Smart CRM et Microsoft Dynamics 365, réservés à Advanced Plus. Autres noms : Outreach, Salesloft, Power BI, Tableau, Zoho CRM.
Connexion aux outils Google
Le plan Gratuit connecte les boîtes Gmail et Microsoft d'après la grille ; les plans payants acceptent tous les fournisseurs. Une extension Gmail existe sur les quatre plans.Absence qualifiée : aucun produit Google (Gmail, Sheets, Looker Studio, Ads, Search Console, Analytics) n'est nommé sur la page d'intégrations au 07/09/2026, qui ne cite que Power BI et Tableau ; absent aussi des pages tarifaires.
Reprise des données existantes
L'import CSV exige au moins une colonne parmi nom d'entreprise, site web, URL LinkedIn ou e-mail, et l'éditeur déconseille les fichiers de plus de dix mille lignes.Deux voies entrantes seulement (07/09/2026) : CSV et import CRM Salesforce (Lead, Contact, Account, Opportunity, champs Email/Phone/Title), une fois puis quotidien ; aucun concurrent. Palier contradictoire entre pages.
Mise en route et cadre
Support
L'assistance e-mail de base couvre les quatre plans ; le chat et l'e-mail prioritaire commencent au plan Basique ; l'expertise GTME est réservée au plan Organisation.Trois plans (07/09/2026). Standard : Help Center, cas 24/7, chat IA 24/5. Premier ajoute accueil individuel et coaching. Platinum ajoute formation sur mesure et canal dédié aux admins — seuil de licences et langues non publiés.
Certifications
ISO 27001 et SOC 2, toutes deux délivrées par A-LIGN, plus une conformité RGPD revendiquée à la fois comme sous-traitant et comme responsable de traitement.Contradiction (07/09/2026) : le centre de confiance attribue à LinkedIn ISO 27001, 27018, 22301 (valide mai 2026), SOC 2 et PCI DSS ; le livre blanc dit « no SOC2 or SOC3 report available at this time ». Je ne tranche pas.
Ce qui se passe si vous partez
Oui, sous conditions : une licence perpétuelle couvre les coordonnées déjà intégrées à vos systèmes, mais la revente, la redistribution et l'entraînement de modèles restent interdits.Résiliation en fin de période payée ; essai annulable avant terme, carte requise. Aucune fenêtre de remboursement publiée. Données CRM purgées sur demande ; sort des listes/notes après résiliation non publié (07/09/2026).
Nombre de sièges minimum
Un siège suffit sur Basique et Professionnel ; le plan Organisation impose trois sièges minimum. Le plan gratuit retombe à un siège après cent jours d'usage actif.Aucun minimum de sièges publié (07/09/2026) : Core vendu à un seul vendeur. Chiffre publié = maximum en libre-service, cinq licences Advanced en ligne ou une via mobile ; Advanced Plus passe par la vente, minimum non publié.
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Le premier palier payant, Basique, coûte 49 dollars américains par siège et par mois en facturation annuelle, avec trente mille crédits par siège et par an accordés d'avance.Prix d'entrée (07/09/2026), Core : 119,99 $US/licence/mois ou 1 079,88 $US/licence/an (120,99 €/mois ou 1 088,88 €/an). Inclut filtres avancés, 50 InMails/mois/licence, Account IQ et Lead IQ. Gestion d'équipe : dès Advanced.
Ce qui fait grimper la facture
Le téléphone : un e-mail coûte un crédit, un numéro en coûte huit, et le composeur américain deux crédits par minute d'appel.Advanced (07/09/2026) : 159,99 $US/licence/mois ou 1 799,88 $US/an (148,21 €/mois, 1 693,88 €/an), +40,00 $US/mois vs Core. Advanced Plus, seul palier CRM avancé : devis (équipe, CRM, formation). Premier/Platinum : selon licences.

Que retenir

Sales Navigator ne délivre ni e-mail ni téléphone, à aucun palier

Chez Apollo, la coordonnée est le produit facturé : un e-mail coûte un crédit, un numéro de téléphone en coûte huit, livrés dans l’outil avec les séquences qui les exploitent. Chez Sales Navigator, l’éditeur qualifie lui-même la limite : l’outil ne connaît que ce que le membre déclare sur son profil, une donnée dite auto-déclarée et mise à jour en continu — e-mails et téléphones n’y entrent que par import depuis le CRM du client, jamais produits par l’outil lui-même. Le seul schéma d’export documenté par l’éditeur, une validation CRM en quatre colonnes, ne restitue lui non plus aucune coordonnée.

À la sortie, une licence perpétuelle d’un côté, un silence contractuel de l’autre

Apollo publie une clause de sortie précise : une licence perpétuelle couvre les coordonnées déjà intégrées aux systèmes du client, mais leur revente, leur redistribution et l’entraînement de modèles restent interdits. Sales Navigator ne publie rien d’équivalent : la résiliation prend effet en fin de période payée, aucune fenêtre de remboursement n’est indiquée, et le sort des listes de leads et des notes après la résiliation n’est pas documenté par l’éditeur — seules les données CRM sont purgées, et sur demande seulement.

Deux unités de facturation qui ne se convertissent pas l’une dans l’autre

Apollo compte en crédits par action — un pour un e-mail, huit pour un numéro, deux par minute d’appel — consommés dans une enveloppe annuelle de trente mille crédits par siège dès le palier Basique. Sales Navigator compte en InMails, cinquante par mois et par licence, un chiffre identique sur les trois paliers Core, Advanced et Advanced Plus. Aucune des deux échelles ne se traduit dans l’autre : un crédit Apollo n’achète rien chez Sales Navigator, et inversement.

Ce que Sales Navigator apporte, qu’Apollo ne cherche pas à remplacer

Sales Navigator interroge directement le graphe LinkedIn — plus d’un milliard de membres selon l’éditeur — par une recherche filtrée, avec des résumés générés par Account IQ et Lead IQ et un assistant de relance, Sales Assistant. Apollo, de son côté, source ses contacts dans sa base intégrée, par import de fichiers ou par une extension de navigateur ; il ne donne aucun accès à un graphe professionnel équivalent. Le choix n’oppose donc pas deux fournisseurs de la même donnée, mais un fournisseur de coordonnées à un fournisseur de profils.

Le palier où Sales Navigator cesse de suffire à une équipe outillée

Dès qu’une synchronisation bidirectionnelle avec le CRM devient nécessaire, Sales Navigator impose le palier Advanced Plus, vendu sur devis et réservé aux équipes disposant d’un CRM intégré selon l’éditeur — les guides publiés se contredisant en outre sur le palier exact requis, Team ou Enterprise. Apollo, lui, synchronise Salesforce, HubSpot ou Pipedrive dès l’abonnement payant, sans palier nommé par sa documentation. Une équipe qui a besoin que les deux outils parlent au même CRM paie donc, chez Sales Navigator, un saut que rien ne chiffre à l’avance.

Une même page se contredit sur les certifications de Sales Navigator

Le centre de confiance de l’éditeur attribue à LinkedIn les certifications ISO 27001, ISO 27018, ISO 22301 et SOC 2, ainsi qu’une conformité PCI DSS ; un livre blanc du même éditeur affirme au contraire qu’« aucun rapport SOC2 ou SOC3 n’est disponible actuellement ». Les deux documents viennent du même éditeur et se contredisent frontalement : on rapporte les deux versions, on ne tranche pas laquelle est à jour.

Le poste qui fait grimper la facture ne se voit pas au premier prix affiché

Le palier d’entrée d’Apollo, à quarante-neuf dollars par siège et par mois, cache un poste qui grimpe vite : un numéro de téléphone coûte huit fois plus de crédits qu’un e-mail, et le composeur intégré consomme deux crédits par minute d’appel, de quoi épuiser une enveloppe annuelle en quelques campagnes téléphoniques intensives. Chez Sales Navigator, le saut du palier Core au palier Advanced ajoute quarante dollars par mois et par licence pour des fonctions de personnalisation dont le palier exact reste, là encore, contradictoire d’une page à l’autre de l’éditeur.

Questions fréquentes

Vous ne trouvez pas votre réponse ? Contactez-nous !

jordan@bulldozer-collective.com
Sales Navigator permet-il d’envoyer des e-mails ou de passer des appels ?
Non : le seul canal chiffré et facturé de Sales Navigator est l’InMail, à raison de cinquante par mois et par licence sur les 3 paliers ; aucun e-mail, composeur téléphonique, SMS ni séquence n’existe, seules des alertes entrantes. Apollo, lui, couvre l’e-mail automatique et manuel, l’appel par numéroteur intégré, LinkedIn et les tâches libres. Pour l’acheteur qui veut prospecter par plusieurs canaux, Sales Navigator seul ne suffit pas.
Combien coûte le palier Core de Sales Navigator par licence et par mois ?
Le palier Core de Sales Navigator coûte 119,99 dollars américains par licence et par mois, ou 1 079,88 dollars par an, et inclut les filtres avancés, cinquante InMails mensuels par licence, Account IQ et Lead IQ ; la gestion d’équipe n’arrive qu’avec le palier Advanced. Apollo, lui, facture son premier palier payant Basique 49 dollars par siège et par mois en engagement annuel. Pour l’acheteur, l’écart de prix d’entrée entre les deux outils est net.
Sales Navigator synchronise-t-il ses données avec le CRM dans les deux sens ?
Non, pas à tous les paliers : la synchronisation bidirectionnelle de Sales Navigator n’existe qu’à partir du palier Advanced Plus, les données Salesforce entrant quotidiennement, mais l’InMail et les notes ne repartent vers le CRM qu’en sortant, sans retour d’information. Apollo, lui, synchronise dans les deux sens avec HubSpot, Salesforce ou Pipedrive, un seul CRM connecté à la fois. Pour l’acheteur en dessous d’Advanced Plus, la synchronisation Sales Navigator reste donc à sens unique.

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