Metabase vs Power BI : open source contre Microsoft

Chez Metabase, l’open source n’a ni la sécurité de ligne ni le cache programmé

Metabase réserve à ses éditions Pro et Enterprise la sécurité ligne et colonne, le cache par durée fixe ou programmé, les filtres personnalisés, l’embarquement sans marque et la création de clés d’API par fichier de configuration ; l’open source n’a que le cache « adaptive » et les permissions de collection ou de base. Power BI, à l’inverse, inclut la sécurité de ligne en DAX dans Desktop sans aucun palier de licence nommé. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.

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Metabase vs Power BI : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 14/09/2026
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À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Metabase : outil analytique open source qui interroge et visualise les données d'une base ou d'un entrepôt. Objet manipulé : la « question » (SQL ou éditeur graphique), groupée en tableaux de bord et modèles.Power BI manipule modèle sémantique, rapport et tableau de bord dans des workspaces ; le modèle sémantique porte la limite de mémoire par capacité : 3 Go (F2/F4/F8), 25 Go (F64), 400 Go (F1024 et au-delà).
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Limite structurelle : Metabase interroge les bases/entrepôts connectés, sans aller chercher les données dans les SaaS. Celles de Stripe, GA, HubSpot ou Shopify doivent d'abord être synchronisées par un ETL.Sur capacité partagée (Pro), un modèle import est limité à 8 actualisations/jour, chacune sous 2 heures ; sur Premium/PPU/Fabric, 48/jour, 5 heures max. Un rapport ignore tout depuis la dernière actualisation réussie.
Transformer la donnée en décision
Sources connectables
Metabase annonce 29 bases connectées : 18 connecteurs officiels (BigQuery, PostgreSQL, Snowflake, MySQL, etc.) et 11 pilotes communautaires, plus import CSV et synchro Google Sheets (cloud avec Storage).Microsoft ne publie aucun total de connecteurs : la référence Power Query recense « tous les connecteurs actuellement disponibles » sans en donner le nombre. Absent des deux listes publiées au 14/09/2026.
Modélisation
Modélisation légère, pas de couche sémantique : « models »/« metrics » réutilisables, versionnage sur 15 versions. Pro/Enterprise seulement : modèles vérifiés, cache de métrique, sync Git et d'autres fonctions avancées.Le semantic model (Desktop ou service) porte relations, mesures, colonnes et tables calculées, hiérarchies ; aucun palier requis, seulement des droits d'écriture. Versionnage absent, pipelines de déploiement documentés à la place.
Langage de calcul
Deux chemins dès l'open source : l'éditeur graphique (langage type tableur, ex. contains()/case()), sans SQL requis ; l'éditeur SQL natif, gratuit, écrit dans le dialecte de la base connectée.Power BI utilise deux langages Microsoft, pas SQL : M (Power Query) pour préparer les données, DAX pour mesures, colonnes calculées et filtres RLS (ex. `USERNAME()`). Autonomie exige les deux, ni l'un ni l'autre SQL.
Diffusion
Diffusion programmée par abonnement (e-mail/Slack, même sans compte), horaire à mensuelle, export plafonné à 1 048 575 lignes (ajustable en auto-hébergé). Filtres personnalisés et embarquement : Pro/Enterprise.Trois voies : abonnement e-mail (jusqu'à 24 par rapport, PDF/PowerPoint, 20 pages/25 Mo max, licence Pro ou PPU requise) ; intégration SharePoint/Teams ; « Publish to web », accès public sans authentification.
Volume et performance
Cache de résultats en politique « adaptive » seule dans toutes les éditions ; cache par durée fixe et cache programmé (base ou dashboard) sont « only available on Pro and Enterprise plans ».Capacité partagée (Pro) : 8 actualisations/jour, moins de 2 h chacune. Premium Per User : modèle jusqu'à 100 Go, 48/jour, 100 To pour le locataire. Fabric : de 3 Go (F2/F4/F8) à 400 Go (F1024+), mémoire réelle parfois moindre.
Droits
Sécurité ligne/colonne réservée à Pro/Enterprise, via attributs utilisateur liés à des groupes ; open source/Starter n'ont que permissions de collection/base. Limite : ne s'applique qu'au query builder, contournable par SQL natif.La RLS se définit en DAX dans Desktop, sans palier de licence nommé ; prise en charge en Import, DirectQuery et Direct Lake, pas en Live Connection. Elle ne s'applique pas aux rôles Admin, Member ou Contributor, ni aux colonnes.
Coût par consommateur
Aucun tarif « lecteur seul » : un lecteur coûte comme un créateur — 6 $ US/mois en Starter (65 $/an), 12 $ US/mois en Pro (130 $/an). Échappatoires : open source « Free unlimited users », liens publics/embeds non facturés.Aucun tarif de lecteur distinct : consulter exige Pro (14,00 USD/utilisateur/mois, payé à l'année) ou PPU (24,00 USD), comme un créateur. Seule exception : capacité Fabric F64 ou supérieure, où une licence Fabric (Free) suffit.
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Exports en .csv, .xlsx, .json ; graphique en .png, dashboard en PDF. Plafond 1 048 575 lignes, relevable en CSV via variable d'environnement mais indépassable en .xlsx (max Excel). Retrait de marque sur exports : Pro/Enterprise.Export d'un visuel : .csv à 30 000 lignes, .xlsx à 150 000 (150 000 « data intersections » pour une matrice) ; DirectQuery ajoute 16 Mo. Export PDF d'un rapport : 50 pages et 250 Mo, impossible hors locataire.
Rapports partageables
Trois canaux : abonnements e-mail/Slack (toutes éditions, filtres Pro/Enterprise) ; liens publics par admins, sans restriction vue ; marque blanche Pro/Enterprise. L'embarquement invité open source garde le badge Metabase.Abonnement e-mail : 24/rapport max, PDF/PowerPoint (20 p/25 Mo), Pro ou PPU ; externes seulement sur Premium payante, pas PPU. « Publish to web » : sans auth, cache d'une heure, exclut RLS, DirectQuery, rapports paginés.
Accès à l'API
L'API REST (Agent API, MCP, CLI) est incluse dans les 4 éditions. Clés d'API multiples ; création par fichier de config réservée au Pro/Enterprise self-hosted. Absence : aucun quota ni unité de facturation publiés.L'API REST Power BI est incluse et publique, sans palier requis, quota non chiffré. Seul l'export de rapport publie des chiffres : 500 requêtes concurrentes/capacité, 5 pages simultanées, 50 exports/tâche, 250 Mo — pas en PPU.
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
La page « Integrations » affiche 237 résultats en onze catégories, mais ce sont des guides de synchronisation vers Metabase, pas des connecteurs natifs. Les trois qui comptent pour la BI restent PostgreSQL, BigQuery et Snowflake.Microsoft ne publie aucun total d'intégrations. Excel se connecte via « Analyze in Excel » ; SharePoint exige Pro/PPU pour publier, F64+ pour lecteurs gratuits ; Teams accepte rapports, scorecards, apps, rôle Viewer minimum.
Connexion aux outils Google
Un seul lien Google natif : BigQuery ; Google Sheets sync réservée au cloud avec Storage. Google Ads, GA4 et Search Console ne sont que des guides de synchro via un outil tiers. Looker Studio est absent des 237 intégrations.Trois connecteurs Google natifs « By Microsoft » : Analytics (1 500 000 requêtes/jour, 4 000/100 s), BigQuery (DirectQuery, relations non prises en charge), Sheets. Search Console, Ads et Looker Studio absents au 14/09/2026.
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
L'interface est livrée en français complet : le français figure parmi les langues supportées, sous la règle des 100 % pour être ajoutée et rester incluse. Traductions produites par la communauté via Crowdin.Power BI service livre 44 langues, dont français ; Desktop en livre 42 (sans hébreu ni arabe). Traduction partielle : données non traduites, contenus Dynamics CRM/Analytics/Salesforce en anglais seul, aide en 10 langues.
Support
L'éditeur se contredit sur le support : une page dit e-mail illimité, 1-3 jours ; la tarification ajoute Slack/Teams pour Starter et un SLA de 1 jour pour Enterprise — l'éditeur publie les deux. Open source : forums seulement.Support Microsoft 365 : facturation en anglais, 9h-17h du lundi au vendredi ; technique en anglais 24/7, parfois langues locales non listées selon pays. Accès conditionné à un abonnement acheté directement chez Microsoft.
Hébergement des données
Metabase Cloud laisse choisir la région parmi US East (Virginie), UE (Francfort), Amérique du Sud (São Paulo) et APAC (Singapour, Sydney), sur AWS. En open source et Pro/Enterprise auto-hébergés, l'hébergement est celui du client.La région d'hébergement du locataire (« home region ») se fixe à l'inscription selon le premier utilisateur, sans choix ultérieur ; un changement exige le support Microsoft. Aucune région ni EU Data Boundary nommée au 14/09/2026.
Certifications
Attestations propres : SOC 2 Type II (audit clean) et SOC 1 Type II ; GDPR/CCPA revendiqués, DPA inclus pour Cloud. Absence qualifiée : ISO 27001, HDS et HIPAA absents des pages ; celles d'AWS n'y sont pas revendiquées.Microsoft est éditeur et hébergeur (Power BI tourne sur Azure). Power BI figure nommément dans le périmètre ISO/IEC 27001 et SOC 2 Type 2 (audit annuel, cabinet AICPA accrédité). Certification HDS française absente au 14/09/2026.
Ce qui se passe si vous partez
Aucun remboursement, sauf manquement de l'éditeur. Reconduction tacite sauf préavis de 15 jours. Après résiliation, export possible 30 jours puis suppression des données. Propriété des données : client.Remboursement au prorata sous 7 jours (MCA) ou dès annulation (MOSA). Suppression sous 180 jours max après résiliation — mais Microsoft écrit ailleurs 90 jours, ailleurs 30, pour les données restantes — l'éditeur publie les deux.
Nombre de sièges minimum
Pas de minimum de sièges, mais un plancher par palier : open source « Free unlimited users » ; Starter à 100 $/mois couvre 5 comptes ; Pro à 575 $/mois couvre 10 ; Enterprise, pas de nombre publié mais un plancher de 20 000 $/an.Aucun minimum de sièges pour Power BI Pro (14,00 USD/utilisateur/mois payé à l'année) ni Premium Per User (24,00 USD) ; compte gratuit sans carte. Fabric se vend en réservation annuelle ou pay-as-you-go, montant « Variable ».
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Prix selon l'édition : open source, 0 $, AGPL, « Free unlimited users ». Cloud Starter : 100 $/mois (1 080 $/an, -10 %), 5 comptes inclus, essai 14 jours. Fonctions avancées : Pro (575 $/mois), Enterprise (dès 20 000 $/an).Prix d'entrée : Power BI Pro, 14,00 USD/utilisateur/mois payé à l'année, inclus dans Microsoft 365/Office 365 E5. Limite de sortie technique : 8 actualisations/jour, 2 h max ; le palier supérieur PPU coûte 24,00 USD.
Ce qui fait grimper la facture
Postes cachés : transformations (1 000 incluses puis 1 ¢/exécution) et IA (3,75 $/million jetons). Contradiction : facturation dit l'IA incluse sans surcoût, comparaison de plans la facture à l'usage — l'éditeur publie les deux.Trois postes cachés : prix par utilisateur (14,00 et 24,00 USD) annuels, pas de tarif mensuel affiché ; Fabric change de base (réservation -40,5 %, ou pay-as-you-go « Variable ») ; prix affiché ≠ prix payé, taxe en sus.

Que retenir

La sécurité de ligne et de colonne n’existe pas dans l’open source Metabase

La sécurité ligne et colonne, construite sur des attributs d’utilisateur liés à des groupes, est réservée aux éditions Pro et Enterprise ; l’open source et le palier Starter n’ont que des permissions de collection ou de base. Même là où elle existe, cette sécurité ne s’applique qu’au constructeur de requêtes graphique et se contourne par le SQL natif. Power BI, lui, définit sa sécurité de ligne en DAX dans Desktop sans qu’aucun palier de licence ne soit nommé — mais elle ne couvre ni les rôles Admin, Member et Contributor, ni les colonnes, ni la connexion en direct.

Un deuxième écart : le cache programmé n’est pas dans l’open source non plus

Metabase ne propose qu’une politique de cache, dite « adaptive », dans toutes ses éditions ; le cache à durée fixe et le cache programmé, par base ou par tableau de bord, sont réservés aux plans Pro et Enterprise, dans les mots mêmes de l’éditeur. Power BI raisonne autrement : huit actualisations par jour de moins de deux heures chacune sur capacité partagée Pro, quarante-huit par jour de moins de cinq heures sur Premium Per User ou Fabric, sans notion de « politique » de cache.

Aucun lecteur ne coûte moins qu’un créateur, chez aucun des deux

Metabase n’a pas de tarif « lecteur seul » : consulter coûte comme créer, six dollars par mois en Starter, soit soixante-cinq dollars par an, ou douze dollars par mois en Pro, soit cent trente dollars par an — l’open source reste la seule échappatoire, avec des utilisateurs illimités gratuits. Power BI applique la même règle : consulter exige une licence Pro à quatorze dollars ou Premium Per User à vingt-quatre dollars, comme pour créer, sauf sur une capacité Fabric F64 ou supérieure, où une licence Fabric gratuite suffit.

Ce que l’open source Metabase apporte réellement, sans payer

L’API REST complète, avec Agent API, MCP et CLI, est incluse dans les quatre éditions, avec plusieurs clés d’API possibles. L’éditeur graphique sans SQL et l’éditeur SQL natif, dans le dialecte de la base connectée, sont tous deux gratuits dès l’open source, avec dix-huit connecteurs officiels et onze pilotes communautaires. Les abonnements par e-mail ou Slack, même sans compte destinataire, existent aussi sans payer.

Le seuil où l’open source ne suffit plus

Dès qu’il faut une sécurité de ligne ou de colonne, des filtres personnalisés sur les abonnements, un embarquement sans le badge Metabase, ou un cache à durée fixe ou programmé, l’open source ne suffit plus : il faut Pro à cinq cent soixante-quinze dollars par mois, ou Enterprise à partir de vingt mille dollars par an, sans nombre de comptes publié pour ce dernier palier.

Microsoft publie trois délais différents pour la suppression des données

Power BI annonce un remboursement au prorata sous sept jours ou dès l’annulation selon le contrat, puis une suppression sous cent quatre-vingts jours maximum après résiliation — mais Microsoft écrit ailleurs quatre-vingt-dix jours, et ailleurs encore trente jours, pour les mêmes données restantes. Microsoft publie ces trois délais sans en privilégier un.

Le piège de facturation à connaître avant de signer

Metabase facture les transformations au-delà de mille exécutions incluses, à un cent américain l’exécution, et l’IA à trois dollars soixante-quinze le million de jetons — mais une page de facturation dit cette IA incluse sans surcoût, quand la comparaison des plans la facture à l’usage : l’éditeur publie les deux versions. Power BI affiche un prix par utilisateur à l’année, quatorze ou vingt-quatre dollars, mais Fabric change de base dès qu’on y regarde de près, entre réservation à moins quarante virgule cinq pour cent et paiement à l’usage qualifié de « Variable ».

Questions fréquentes

Vous ne trouvez pas votre réponse ? Contactez-nous !

jordan@bulldozer-collective.com
Un simple lecteur coûte-t-il moins cher qu’un créateur sur Metabase ?
Non : Metabase ne publie aucun tarif « lecteur seul », un lecteur coûtant comme un créateur — 6 dollars US par mois en Starter (65 $/an), 12 dollars US par mois en Pro (130 $/an). Seules échappatoires : l’open source en « Free unlimited users », et les liens publics ou embeds non facturés. Power BI applique la même règle : consulter exige Pro (14,00 USD/mois) ou PPU (24,00 USD), sauf capacité Fabric F64 ou supérieure.
Y a-t-il un nombre minimum d’utilisateurs pour démarrer sur Metabase ?
Metabase n’impose pas de minimum de sièges, mais un plancher par palier : l’open source reste « Free unlimited users » ; le Starter à 100 dollars par mois couvre 5 comptes ; le Pro à 575 dollars par mois en couvre 10 ; l’Enterprise n’affiche aucun nombre mais un plancher de 20 000 dollars par an. Power BI, lui, n’impose aucun minimum, ni en Pro (14,00 USD) ni en Premium Per User (24,00 USD).
Quel est le prix d’entrée de Metabase face à celui de Power BI ?
Metabase varie selon l’édition : open source à 0 dollar sous licence AGPL avec « Free unlimited users » ; Cloud Starter à 100 dollars par mois (1 080 $/an avec -10 %), 5 comptes inclus, essai de 14 jours ; les fonctions avancées passent à 575 dollars par mois en Pro, puis à partir de 20 000 dollars par an en Enterprise. Power BI Pro, lui, coûte 14,00 USD par utilisateur et par mois payé à l’année, inclus dans Microsoft 365 ou Office 365 E5.
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