Looker vs Power BI : dataviz d'entreprise

Looker facture par édition et par rôle, Power BI facture une tête ou un gigaoctet

Looker facture par édition de plateforme (Standard, Enterprise, Embed) puis par type d’utilisateur — Developer, Standard, Viewer —, sans qu’aucun prix ne soit publié : les 3 éditions renvoient à « Contact sales ». Power BI compte par utilisateur, 14 USD en Pro ou 24 USD en Premium Per User, ou bascule sur une capacité Fabric réservée mesurée en gigaoctets, de 3 Go à 400 Go, sans compter les personnes. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.

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Looker vs Power BI : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 14/09/2026
LookerPower BI
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Looker (plateforme Google Cloud distincte de Looker Studio) traduit un modèle LookML en SQL envoyé à la base du client, puis restitue Explores, Looks et tableaux de bord.Power BI manipule modèle sémantique, rapport et tableau de bord dans des workspaces ; le modèle sémantique porte la limite de mémoire par capacité : 3 Go (F2/F4/F8), 25 Go (F64), 400 Go (F1024 et au-delà).
Le métier qu'il outille
Looker facture par édition de plateforme puis par type d'utilisateur : Developer (LookML, admin, API), Standard (Explores, SQL Runner, Looks) et Viewer (consultation, drill, téléchargements).Créer et partager exige une licence Pro ou Premium Per User, pas Fabric (Free). Consulter exige aussi Pro ou PPU en interne, sauf capacité Fabric F64 ou supérieure, où Fabric (Free) suffit.
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Looker ne stocke rien : il traduit LookML en SQL sur la base connectée ; le cache par défaut est d'une heure, donc un résultat affiché peut avoir jusqu'à une heure de retard.Sur capacité partagée (Pro), un modèle import est limité à 8 actualisations/jour, chacune sous 2 heures ; sur Premium/PPU/Fabric, 48/jour, 5 heures max. Un rapport ignore tout depuis la dernière actualisation réussie.
Transformer la donnée en décision
Sources connectables
Au 14/09/2026, la page des dialectes Looker (v26.16) liste 59 entrées SQL (BigQuery, Snowflake, Redshift, PostgreSQL...) en « Supported » ou « Integration » ; import de fichiers et connecteurs SaaS absents.Microsoft ne publie aucun total de connecteurs : la référence Power Query recense « tous les connecteurs actuellement disponibles » sans en donner le nombre. Absent des deux listes publiées au 14/09/2026.
Modélisation
LookML porte jointures, mesures et règles d'accès ; seul le Developer User a l'accès en lecture-écriture, Standard et Viewer n'ont qu'une lecture. Gestion de version (Git) absente des pages testées au 14/09/2026.Le semantic model (Desktop ou service) porte relations, mesures, colonnes et tables calculées, hiérarchies ; aucun palier requis, seulement des droits d'écriture. Versionnage absent, pipelines de déploiement documentés à la place.
Langage de calcul
LookML (écrit par le Developer User seul) et SQL (via SQL Runner, ouvert aux Developer et Standard Users) coexistent ; le Viewer User n'a ni SQL Runner ni Explores, juste consultation et drill.Power BI utilise deux langages Microsoft, pas SQL : M (Power Query) pour préparer les données, DAX pour mesures, colonnes calculées et filtres RLS (ex. `USERNAME()`). Autonomie exige les deux, ni l'un ni l'autre SQL.
Diffusion
La page « Sharing data » de Looker (14/09/2026) énumère sept modes : envoi immédiat, livraison programmée, partage d'URL, téléchargement manuel, Look public, action hub tiers, et alertes de seuil.Trois voies : abonnement e-mail (jusqu'à 24 par rapport, PDF/PowerPoint, 20 pages/25 Mo max, licence Pro ou PPU requise) ; intégration SharePoint/Teams ; « Publish to web », accès public sans authentification.
Volume et performance
Looker met en cache les requêtes identiques (défaut : une heure) ; fraîcheur pilotée par datagroups (`sql_trigger`/`interval_trigger`) ou `persist_for`, de `0 minutes` à `8760 hours`. Pas de limite de lignes indiquée.Capacité partagée (Pro) : 8 actualisations/jour, moins de 2 h chacune. Premium Per User : modèle jusqu'à 100 Go, 48/jour, 100 To pour le locataire. Fabric : de 3 Go (F2/F4/F8) à 400 Go (F1024+), mémoire réelle parfois moindre.
Droits
La sécurité de ligne passe par des access filters en clause SQL WHERE, adossés à des user attributes, sans restriction d'édition. VPC-SC, clés client et journaux Elite sont « No » en Standard, « Yes » en Enterprise/Embed.La RLS se définit en DAX dans Desktop, sans palier de licence nommé ; prise en charge en Import, DirectQuery et Direct Lake, pas en Live Connection. Elle ne s'applique pas aux rôles Admin, Member ou Contributor, ni aux colonnes.
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Le téléchargement de données est marqué « Yes » pour les trois types d'utilisateurs (Developer, Standard, Viewer) ; formats de fichiers et plafonds de lignes par format absents des pages testées au 14/09/2026.Export d'un visuel : .csv à 30 000 lignes, .xlsx à 150 000 (150 000 « data intersections » pour une matrice) ; DirectQuery ajoute 16 Mo. Export PDF d'un rapport : 50 pages et 250 Mo, impossible hors locataire.
Rapports partageables
Livraison programmée et Look public ouverts aux trois types d'utilisateurs, Viewer compris. La marque blanche est tarifée : « No » en Standard, « Yes » en Enterprise/Embed ; embedding signé réservé à l'édition Embed.Abonnement e-mail : 24/rapport max, PDF/PowerPoint (20 p/25 Mo), Pro ou PPU ; externes seulement sur Premium payante, pas PPU. « Publish to web » : sans auth, cache d'une heure, exclut RLS, DirectQuery, rapports paginés.
Accès à l'API
L'API REST Looker est incluse dans les trois éditions avec quota mensuel : 1 000/1 000 appels en Standard, 100 000/10 000 en Enterprise, 500 000/100 000 en Embed. Seul le Developer User y a accès (API v4.0.26.14).L'API REST Power BI est incluse et publique, sans palier requis, quota non chiffré. Seul l'export de rapport publie des chiffres : 500 requêtes concurrentes/capacité, 5 pages simultanées, 50 exports/tâche, 250 Mo — pas en PPU.
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
L'action hub de Looker ne publie aucun total d'intégrations au 14/09/2026 ; parmi les exemples cités, Google Sheets, Google Drive et Segment sont les trois destinations qui comptent pour un usage BI.Microsoft ne publie aucun total d'intégrations. Excel se connecte via « Analyze in Excel » ; SharePoint exige Pro/PPU pour publier, F64+ pour lecteurs gratuits ; Teams accepte rapports, scorecards, apps, rôle Viewer minimum.
Connexion aux outils Google
Looker s'intègre nativement à BigQuery, Cloud IAM, Workspace et Google Marketing Platform ; Search Console et Ads absents au 14/09/2026. Attention : Google renomme Looker Studio « Data Studio », produit distinct de Looker.Trois connecteurs Google natifs « By Microsoft » : Analytics (1 500 000 requêtes/jour, 4 000/100 s), BigQuery (DirectQuery, relations non prises en charge), Sheets. Search Console, Ads et Looker Studio absents au 14/09/2026.
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
L'interface Looker liste `fr_FR` et `fr_CA` parmi 24 langues au 14/09/2026 ; la localisation des nombres et du modèle relève d'une localisation LookML à la charge du client. Écrans restants en anglais non précisés.Power BI service livre 44 langues, dont français ; Desktop en livre 42 (sans hébreu ni arabe). Traduction partielle : données non traduites, contenus Dynamics CRM/Analytics/Salesforce en anglais seul, aide en 10 langues.
Support
Support Looker via Google Cloud Customer Care, quatre paliers USD/mois : Basic (inclus), Standard (29,00 USD ou 3 %), Enhanced (100,00 USD ou 10-3 % dégressif, français dès ce palier), Premium (15 000,00 USD ou 10-3 %).Support Microsoft 365 : facturation en anglais, 9h-17h du lundi au vendredi ; technique en anglais 24/7, parfois langues locales non listées selon pays. Accès conditionné à un abonnement acheté directement chez Microsoft.
Certifications
Google est éditeur et hébergeur de Looker (Google Cloud core) ; certifications : ISO 27001, SOC 2/3, ISO 27017/27018/27701/42001, PCI DSS, C5, plus HDS et TISAX en EMEA. Périmètre Looker non précisé au 14/09/2026.Microsoft est éditeur et hébergeur (Power BI tourne sur Azure). Power BI figure nommément dans le périmètre ISO/IEC 27001 et SOC 2 Type 2 (audit annuel, cabinet AICPA accrédité). Certification HDS française absente au 14/09/2026.
Ce qui se passe si vous partez
Fin de contrat : récupération jusqu'à 30 jours après le terme, puis suppression sous 180 jours maximum. L'export doit se faire pendant le contrat. Aucune fenêtre de remboursement publiée au 14/09/2026.Remboursement au prorata sous 7 jours (MCA) ou dès annulation (MOSA). Suppression sous 180 jours max après résiliation — mais Microsoft écrit ailleurs 90 jours, ailleurs 30, pour les données restantes — l'éditeur publie les deux.
Nombre de sièges minimum
Deux versions du minimum Looker : page tarifs, 12 utilisateurs (10 Standard + 2 Developer), Standard plafonnée à 50 ; conditions Google, 15 utilisateurs (10 Standard + 5 Developer) sur l'édition haute — l'éditeur publie les deux.Aucun minimum de sièges pour Power BI Pro (14,00 USD/utilisateur/mois payé à l'année) ni Premium Per User (24,00 USD) ; compte gratuit sans carte. Fabric se vend en réservation annuelle ou pay-as-you-go, montant « Variable ».
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Aucun montant publié : « Contact sales » pour les trois éditions, engagement annuel de 1 à 3 ans. L'édition Standard (1 instance, 10 Standard, 2 Developer Users) plafonne à 50 utilisateurs au total, contre illimité ailleurs.Prix d'entrée : Power BI Pro, 14,00 USD/utilisateur/mois payé à l'année, inclus dans Microsoft 365/Office 365 E5. Limite de sortie technique : 8 actualisations/jour, 2 h max ; le palier supérieur PPU coûte 24,00 USD.
Ce qui fait grimper la facture
Trois postes cachés : utilisateur additionnel facturé par licence (montant non publié) ; jetons Conversational Analytics (60 M à 1,2 Md selon édition, dépassement 3,00 USD/million dès 01/10/2026) ; support dès 29,00 USD/mois.Trois postes cachés : prix par utilisateur (14,00 et 24,00 USD) annuels, pas de tarif mensuel affiché ; Fabric change de base (réservation -40,5 %, ou pay-as-you-go « Variable ») ; prix affiché ≠ prix payé, taxe en sus.

Que retenir

Un Viewer Looker ne se traduit pas en utilisateur Power BI

Looker facture par édition de plateforme — Standard, Enterprise, Embed — puis par type d’utilisateur : Developer pour LookML, l’administration et l’API, Standard pour les Explores, SQL Runner et les Looks, Viewer pour la consultation, le drill et le téléchargement. Power BI, lui, ignore ces rôles : il facture soit un utilisateur Pro à quatorze dollars par mois, soit un utilisateur Premium Per User à vingt-quatre dollars, soit bascule sur une capacité Fabric réservée qui va de trois à quatre cents gigaoctets de mémoire selon le palier — sans jamais compter une personne. Aucune des deux grilles ne se convertit dans l’autre.

La fraîcheur des données se compte aussi dans deux unités différentes

Power BI limite les actualisations d’un modèle importé selon la capacité : huit par jour de moins de deux heures chacune sur capacité partagée Pro, quarante-huit par jour de moins de cinq heures sur Premium Per User ou Fabric. Looker ne parle pas d’actualisations mais de mise en cache : une heure par défaut, pilotée par des datagroups qui vont de zéro minute à huit mille sept cent soixante heures. Un rapport Power BI ignore tout depuis sa dernière actualisation réussie ; un résultat Looker peut afficher jusqu’à une heure de retard.

La capacité Fabric ne compte aucun utilisateur, l’édition Standard de Looker en plafonne cinquante

Une capacité Fabric se loue en réservation annuelle ou en paiement à l’usage, montant qualifié de « Variable » par Microsoft, sans qu’un seul utilisateur ne soit nommé dans le prix. L’édition Standard de Looker, à l’inverse, plafonne à cinquante utilisateurs au total — dix Standard et deux Developer au minimum — quand les éditions supérieures n’affichent aucune limite. Deux logiques de facturation opposées : l’une ignore la personne, l’autre la plafonne.

Le découpage par rôle achète une gouvernance réelle chez Looker

Payer pour un Developer User, c’est payer le seul profil qui écrit LookML en lecture-écriture et accède à l’API ; Standard et Viewer n’ont qu’une lecture. Les filtres d’accès de Looker s’appuient en clause SQL WHERE sur les attributs de cet utilisateur, sans restriction d’édition ; en revanche VPC-SC, les clés client et les journaux Elite restent marqués « No » en Standard et « Yes » seulement en Enterprise ou Embed. Chez Power BI, la sécurité de ligne s’écrit en DAX dans Desktop sans palier de licence nommé, mais elle ne s’applique ni aux rôles Admin, Member et Contributor, ni aux colonnes.

Le seuil où l’édition Standard ne suffit plus

Au-delà de cinquante utilisateurs au total, l’édition Standard de Looker ne s’étend pas : il faut passer à Enterprise ou Embed pour lever le plafond, sans qu’aucun prix de ce palier ne soit publié. Côté Power BI, le seuil se lit dans les actualisations : dès que huit par jour ne suffisent plus, ou qu’un modèle dépasse ce que la capacité partagée Pro absorbe, il faut Premium Per User ou une capacité Fabric dédiée.

Looker publie deux chiffres pour son propre minimum de sièges

La page tarifs de Looker fixe le minimum à douze utilisateurs — dix Standard et deux Developer — avec l’édition Standard plafonnée à cinquante ; les conditions générales de Google, elles, indiquent quinze utilisateurs — dix Standard et cinq Developer — pour l’édition haute. Google publie les deux chiffres sans en corriger aucun.

Le piège de facturation à connaître avant de signer

Looker n’a pas de guichet libre-service : tout passe par « Contact sales », avec un engagement annuel de un à trois ans, et trois postes cachés — l’utilisateur additionnel à un montant non publié, les jetons Conversational Analytics (de soixante millions à un milliard deux cents millions selon l’édition, facturés trois dollars le million au-delà à partir du premier octobre deux mille vingt-six), et le support dès vingt-neuf dollars par mois. Power BI affiche un prix par utilisateur à l’année, quatorze ou vingt-quatre dollars, mais Fabric change de base dès qu’on regarde de près : réservation à moins quarante virgule cinq pour cent, ou paiement à l’usage qualifié de « Variable » — le prix affiché n’est pas le prix payé, taxe en sus.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Combien d’utilisateurs minimum pour démarrer avec Looker ?
Looker publie deux minimums différents : sa page tarifs annonce 12 utilisateurs (10 Standard + 2 Developer), l’édition Standard plafonnée à 50 ; les conditions Google en annoncent 15 (10 Standard + 5 Developer) sur l’édition supérieure — l’éditeur publie les deux. Power BI, lui, n’impose aucun minimum de sièges, ni en Pro (14,00 USD/utilisateur/mois) ni en Premium Per User (24,00 USD), et le compte gratuit ne demande pas de carte.
Quel est le support inclus avec Looker face à celui de Power BI ?
Looker passe par Google Cloud Customer Care, en 4 paliers mensuels : Basic (inclus), Standard (29,00 USD ou 3 %), Enhanced (100,00 USD ou 10-3 % dégressif, français dès ce palier), Premium (15 000,00 USD ou 10-3 %). Power BI dépend du support Microsoft 365 : facturation en anglais de 9h à 17h du lundi au vendredi, support technique en anglais 24/7, et l’accès exige un abonnement acheté directement chez Microsoft.
Quel est le prix d’entrée de Power BI comparé à celui de Looker ?
Looker ne publie aucun montant : les trois éditions passent par « Contact sales », avec un engagement annuel de 1 à 3 ans, et l’édition Standard plafonne à 50 utilisateurs. Power BI affiche un prix d’entrée précis : Power BI Pro à 14,00 USD par utilisateur et par mois payé à l’année, inclus dans Microsoft 365 ou Office 365 E5, avec une limite technique de 8 actualisations par jour, 2 heures maximum chacune.
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