Ahrefs vs Keysearch : l’option low-cost

24 dollars par mois. Et beaucoup de choses non publiées

KeySearch affiche deux paliers seulement, 24 et 48 dollars par mois. Mais neuf critères sur vingt-huit restent sans réponse publiée chez l'éditeur. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 31 août 2026.

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KeySearch vs Ahrefs : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 31/08/2026
KeySearchAhrefs
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Des listes de mots-clés notées en difficulté, des analyses de concurrents et des textes rédigés dans un éditeur assisté par IAUn index de liens et de pages : 35 000 milliards de backlinks historisés, 493,9 milliards de pages
Le métier qu'il outille
Le propriétaire d'un site en croissance qui fait son SEO lui-même : l'éditeur se positionne sur le prix, pas sur la profondeurLe consultant SEO et le netlinker : auditer un site, suivre des positions, prospecter des liens
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Ce qui n'a pas déjà été cherché dans votre compte : son API ne renvoie aucune difficulté calculée en temps réelVotre trafic réel : volumes et clics sont estimés, jamais mesurés, et aucune conversion n'y est rattachée
Le travail SEO au quotidien
Suivi de positions
Quatre-vingts mots-clés suivis par mois à l'entrée, deux cents au palier supérieur. Fréquence, moteurs et localisations ne sont pas publiésHebdomadaire par défaut, du pays au code postal sur plus de 190 localisations, mobile et desktop séparés ; aucun moteur n'est nommé
Recherche de mots-clés
Deux cents recherches par jour à l'entrée, cinq cents au-dessus. La difficulté agrège plus d'une douzaine de facteurs on-page et off-pageTrois tailles d'index contradictoires selon la page : 28,7, 20,4 ou 12 milliards. Google seul documenté ; difficulté, clics, CPC et potentiel de trafic
Analyse des backlinks
Moz fournit les scores de page et de domaine affichés. Ni taille d'index, ni fournisseur de liens, ni désaveu ne sont publiés35 000 milliards de liens vifs, index rafraîchi toutes les 15 à 30 minutes, mais aucun outil de désaveu natif
Audit technique
Cinq cents pages par exploration par défaut, dans un budget mensuel de deux mille ou cinq mille pages. Ni Core Web Vitals, ni logsPlus de 170 contrôles, Core Web Vitals via CrUX et Lighthouse avec votre clé Google, rendu JavaScript ; analyse de logs non documentée
Production de contenu
Un assistant IA à cinq mille ou quinze mille crédits mensuels, avec vérificateur de contenu dupliqué. Ni brief, ni score chiffréÉditeur qui note l'article sur 100 face aux pages en tête, réécriture IA en ligne ; ni brief structuré, ni anti-plagiat intégré
Analyse de la SERP
Le tableau affiche autorité de page et de domaine, domaines référents, liens et partages sociaux. Aucune fonctionnalité de SERP, aucun moteur IA19 fonctionnalités de SERP dont les AI Overviews. AI Mode, ChatGPT, Perplexity, Copilot et Gemini suivis, et le trafic IA mesuré à part
Publicité des concurrents
Aucun module dans la liste officielle des fonctionnalités : ni réseaux, ni historique d'annonces, ni régies identifiéesUniquement les annonces de recherche Google, avec historique et dépense estimée ; ni display, ni social, et les régies ne sont pas identifiées
Données d'audience
Aucune. L'estimation de trafic organique par domaine est déduite des classements, ce n'est pas une donnée d'audienceAucune démographie ni chevauchement d'audience : Web Analytics reste first-party, sans cookie et sans suivi entre les sites
Applications mobiles
Aucune application annoncée : le pied de page officiel ne renvoie vers aucun magasin d'applicationsAucun module : ni App Store ni Google Play dans la liste officielle des quatorze outils Ahrefs
SEO local
Le ciblage se fait au pays, pas à la ville. Ni fiche d'établissement, ni gestion d'avis ne sont documentéesGBP Monitor en bêta sur tous les plans payants, positions jusqu'au code postal et Local Pack suivi ; gestion des avis non documentée
Ce qu'on en sort
Formats d'export
L'éditeur évoque « de nombreuses options d'export » sans nommer un seul format. Aucun plafond par palier n'est publiéCSV et Google Sheets ; le PDF passe par l'impression du navigateur. Les lignes exportables sont plafonnées par export et par mois
Rapports partageables
Ni rapport programmé, ni lien public, ni marque blanche ne sont décrits, à aucun des deux paliersReport Builder imprimable en PDF, partage réservé aux membres invités ; la marque blanche est explicitement refusée et aucun lien public n'existe
Accès à l'API
Une API à deux points d'entrée, clé par compte, réservée à l'usage interne. Ni quota, ni tarif, ni palier requis publiésIncluse dès le palier Lite, 100 000 unités par mois, 50 unités minimum par requête ; les dépassements sont facturés sans tarif publié
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucune intégration native nommée, et aucun total annoncé, sur les pages produit et tarifaire de l'éditeurTrente-cinq intégrations listées, sans total annoncé ; les trois utiles au SEO sont Google Sheets, Screaming Frog et Supermetrics
Connexion aux outils Google
Aucune connexion native documentée : ni Search Console, ni Analytics, ni Ads, ni Sheets, ni Looker StudioSearch Console en natif sur seize mois, connecteur Looker Studio dès Advanced, export Sheets ; Analytics et Ads sont absents
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
Le site officiel est en anglais, sans sélecteur de langue. Les trois langues affichées visent le ciblage de recherche, pas l'interfaceQuinze langues dont le français, changeables en bas de page, avec un centre d'aide francophone
Support
Un formulaire de ticket sur la page contact. Deux pages comparatives de l'éditeur y ajoutent l'e-mail et le chat en directChat multilingue 24 h sur 24 sur tous les paliers ; gestionnaire de compte dédié et onboarding sur mesure réservés à Enterprise
Hébergement des données
Aucun pays d'hébergement nommé. Société américaine du Minnesota, elle prévient que les données peuvent quitter votre juridictionÉtats-Unis selon la politique de confidentialité, États-Unis et Singapour selon la liste des sous-traitants
Certifications
Aucune revendiquée : ni ISO 27001, ni SOC 2. La politique reconnaît qu'aucun stockage électronique n'est totalement sûrContradiction chez l'éditeur : la page Enterprise annonce ISO 27001, la page sécurité écrit qu'aucune certification n'a été obtenue
Ce qui se passe si vous partez
Remboursement possible dans les trente jours suivant l'achat initial. Les données personnelles sont conservées « le temps nécessaire », sans délai chiffréAucun remboursement de principe ; le compte bascule sur l'offre gratuite et l'éditeur n'a aucune obligation de restituer vos données
Nombre de sièges minimum
Aucun nombre de sièges n'est publié. Les conditions interdisent en revanche de partager ses identifiants avec un tiersAucun : un utilisateur inclus sur tous les paliers hors Enterprise, les suivants s'ajoutent à l'unité
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
24 $ par mois, ou 240 $ par an : deux cents recherches quotidiennes, quatre-vingts mots-clés suivis, deux mille pages auditées29 $ par mois sur Starter : 200 crédits, 250 lignes par rapport, aucun export et aucun utilisateur supplémentaire
Ce qui fait grimper la facture
Quatre compteurs contraignent l'usage, et aucun mécanisme de dépassement n'est publié : on ignore si dépasser bloque ou factureTout utilisateur qui dépasse cinq crédits déclenche 20 $ automatiques, puis les crédits se rachètent par lots de cinq cents

Que retenir

Le catalogue est d'une simplicité rare

Deux paliers, 24 et 48 dollars par mois, sept jours d'essai, deux mois offerts en annuel. Ahrefs en propose quatre, de 29 à 449 dollars. Sur le seul prix d'entrée, l'écart est mince : 24 contre 29 dollars. Ce qui change, c'est tout ce qu'on sait — et ne sait pas — de ce qu'on achète.

Neuf critères sur vingt-huit n'ont aucune réponse publiée

Fréquence du suivi de positions, moteurs couverts, localisations, profondeur d'historique, formats d'export, intégrations natives, connexions Google, reprise de données, sièges : l'éditeur ne les documente nulle part. Ce n'est pas un refus de notre part de chercher, c'est un constat après avoir testé chaque page de son site. Chez Ahrefs, ces mêmes informations sont publiées.

Moz fournit les scores affichés, et l'éditeur le dit

L'autorité de page et de domaine que vous lisez dans KeySearch viennent de Moz. L'éditeur documente même l'abandon de colonnes côté fournisseur. En revanche il ne nomme jamais l'origine de son comptage de backlinks lui-même, ne publie aucune taille d'index et n'offre aucun outil de désaveu. Ahrefs annonce 35 000 milliards de liens en propre.

Le seul chiffre d'index publié ne concerne pas les mots-clés

« Plus de cent millions de résultats de recherche Google, mis à jour en continu » : c'est la base qui alimente sa métrique maison Rank Strength, pas son index de mots-clés, dont la taille n'est publiée nulle part. La source des volumes de recherche n'est pas nommée non plus.

Quatre compteurs, et aucun mécanisme de dépassement publié

Deux cents recherches par jour, quatre-vingts mots-clés suivis par mois, deux mille pages auditées, cinq mille crédits IA. On ignore ce qui se passe quand on dépasse : blocage ou facturation, l'éditeur ne le dit pas. Chez Ahrefs, tout utilisateur qui dépasse cinq crédits déclenche 20 dollars automatiques.

Une contradiction à connaître sur l'audit

La page tarifaire annonce « 2 000 pages auditées par mois » ; une page comparative du même éditeur écrit « 2 000 audits de site ». Une page et un audit ne sont pas la même unité, et l'écart est de deux ordres de grandeur. Nous signalons, nous ne tranchons pas.

Pour qui, alors ?

Pour un propriétaire de site qui fait son SEO lui-même et cherche d'abord un prix. L'éditeur se positionne explicitement ainsi : « des outils SEO de qualité à un prix abordable pour tous ». Ce n'est pas le même achat qu'une suite dont on peut vérifier les caractéristiques avant de signer.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Combien de recherches de mots-clés Keysearch autorise-t-il par jour à l’entrée ?
Keysearch autorise 200 recherches de mots-clés par jour sur son palier d’entrée, contre cinq cents sur le palier supérieur, avec une difficulté calculée à partir de plus d’une douzaine de facteurs on-page et off-page. Ahrefs, de son côté, publie trois tailles d’index contradictoires selon la page consultée — 28,7, 20,4 ou 12 milliards de mots-clés — et ne documente que Google. Pour l’acheteur qui compare les deux, ce plafond quotidien encadre directement le volume de recherches exploitables chez Keysearch.
L’API de Keysearch publie-t-elle un quota de requêtes ?
Non : l’API de Keysearch se limite à deux points d’entrée, avec une clé par compte réservée à un usage interne, sans quota, tarif ni palier requis publiés. Ahrefs, à l’inverse, inclut son API dès le palier Lite, avec 100 000 unités par mois et un minimum de 50 unités par requête ; les dépassements sont facturés, mais sans tarif publié non plus. Pour l’acheteur qui automatise des extractions de données, Ahrefs donne au moins un volume mensuel chiffré, ce que Keysearch ne fait pas.
Ahrefs inclut-il un utilisateur supplémentaire gratuit hors palier Enterprise ?
Non : Ahrefs inclut un seul utilisateur sur tous les paliers hors Enterprise, les suivants s’ajoutant à l’unité. Keysearch, lui, ne publie aucun nombre de sièges, mais ses conditions interdisent explicitement de partager ses identifiants avec un tiers, ce qui revient dans les faits à un compte mono-utilisateur. Pour l’acheteur qui veut ajouter des collègues, aucun des deux outils ne prévoit de sièges inclus au-delà du premier.

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