Ahrefs vs Majestic : analyse de backlinks

Majestic ne fait que les liens. Et son index historique s’arrête en mars 2024

Ahrefs couvre positions, mots-clés, audit technique et contenu. Majestic ne vend que de la donnée de liens, avec Trust Flow et Citation Flow. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 31 août 2026.

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Ahrefs vs Majestic : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 31/08/2026
AhrefsMajestic
Ce que chacun couvre
Son cœur de métier
Analyser les backlinks, les mots-clés et le trafic organique estimé de n'importe quel site, le vôtre comme celui d'un concurrentVendre de la donnée de liens : cartographier le profil de backlinks d'un domaine et en noter la qualité avec Trust Flow
Ce qu'il fait aussi, en plus léger
Il édite du contenu, mesure votre propre site et construit des rapports, mais bridés : un document par mois, widgets Ahrefs seulementUn volet mots-clés léger — Keyword Generator, Keyword Checker, N-grams — et un suivi de performance branché sur Search Console
Ce qu'il ne fait pas du tout
La marque blanche : aucun palier, Enterprise compris, ne permet d'apposer votre logo. L'éditeur l'écrit noir sur blancNi crawl technique de votre site, ni production de contenu, ni donnée publicitaire, ni donnée d'audience, à aucun palier
Si vous ne prenez que celui-là
Ce que vous perdez
Le chiffre réel. Ahrefs n'affiche qu'une estimation du trafic de recherche, avec un écart médian que son étude chiffre à 49,52 %Au bout de trois mois : aucune position hors sites vérifiés, aucun audit technique, aucun volume de recherche exploitable
Le contournement possible, et son prix
Les connecteurs Looker Studio exigent le palier Advanced à 449 $ par mois, et chaque graphique Site Explorer consomme un créditL'add-on Google Sheets et les extensions navigateur sont gratuits ; au-delà, il faut le plan API à 399,99 $ par mois
Le seuil où il ne suffit plus
Lite plafonne à trois utilisateurs, 750 mots-clés suivis et 2 500 lignes par rapport. Au-delà, il faut changer de palierLe plafond de lignes Site Explorer : cinq mille en Lite, trente mille en Pro. Un gros domaine les dépasse dès la première analyse
Si vous prenez les deux
Ce qu'il expose pour se brancher
Une API v3, trois connecteurs Looker Studio et un import Search Console sur seize mois, qui ne circule que dans un sensUne API à trois compteurs distincts — analyse, restitution, éléments d'index — plus OpenApps pour connecter un compte tiers
Qui devient la référence
Sur le trafic, c'est Search Console : le centre d'aide d'Ahrefs écrit que ses propres chiffres sont une estimation, pas la réalitéLui, sur les liens : il se présente comme le fournisseur que les grandes suites revendent sous licence de partenariat
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Un index de liens et de pages : 35 000 milliards de backlinks historisés, 493,9 milliards de pagesDeux scores propriétaires notés de 0 à 100, Trust Flow et Citation Flow, plus un Topical Trust Flow sur 800 catégories
Le métier qu'il outille
Le consultant SEO et le netlinker : auditer un site, suivre des positions, prospecter des liensLe netlinker : celui qui prospecte des domaines référents, qualifie leur autorité et défend un profil de liens dans la durée
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Votre trafic réel : volumes et clics sont estimés, jamais mesurés, et aucune conversion n'y est rattachéeVotre position sur un site que vous ne possédez pas : l'éditeur refuse par principe d'aller interroger Google
Le travail SEO au quotidien
Suivi de positions
Hebdomadaire par défaut, du pays au code postal sur plus de 190 localisations, mobile et desktop séparés ; aucun moteur n'est nomméPositions moyennes quotidiennes reprises de Search Console, sur vos domaines vérifiés seulement, par pays et par appareil. Palier Pro
Profondeur de l'historique
Deux chiffres contradictoires chez l'éditeur : 16 ans sur la page Big Data, 10 ans et plus sur Site ExplorerIndex frais sur quatre mois glissants, rafraîchi dans l'heure. L'index historique remonte à 2006 mais s'arrête au 26 mars 2024
Recherche de mots-clés
Trois tailles d'index contradictoires selon la page : 28,7, 20,4 ou 12 milliards. Google seul documenté ; difficulté, clics, CPC et potentiel de traficLes mots-clés sortent de sa propre base de liens, avec un score de volume de 0 à 100, pas un volume moteur
Analyse des backlinks
35 000 milliards de liens vifs, index rafraîchi toutes les 15 à 30 minutes, mais aucun outil de désaveu natif562 milliards d'URL fraîches et 21 743 milliards historiques au 31 août 2026 ; l'export de désaveu a été annoncé en retrait
Audit technique
Plus de 170 contrôles, Core Web Vitals via CrUX et Lighthouse avec votre clé Google, rendu JavaScript ; analyse de logs non documentéeAucun module : ni exploration de votre site, ni Core Web Vitals, ni analyse de logs dans la liste officielle des quinze outils
Production de contenu
Éditeur qui note l'article sur 100 face aux pages en tête, réécriture IA en ligne ; ni brief structuré, ni anti-plagiat intégréAucune fonction : ni brief, ni rédaction assistée, ni score sémantique, ni détection de plagiat, à aucun palier
Analyse de la SERP
19 fonctionnalités de SERP dont les AI Overviews. AI Mode, ChatGPT, Perplexity, Copilot et Gemini suivis, et le trafic IA mesuré à partAucune fonctionnalité de SERP suivie, aucun moteur IA. Son Search Explorer classe les pages selon son propre graphe de liens
Publicité des concurrents
Uniquement les annonces de recherche Google, avec historique et dépense estimée ; ni display, ni social, et les régies ne sont pas identifiéesAucun module publicitaire : ni régies, ni historique de créations, ni dépense estimée nulle part dans le produit
Données d'audience
Aucune démographie ni chevauchement d'audience : Web Analytics reste first-party, sans cookie et sans suivi entre les sitesAucune : Author Explorer et Social Explorer portent sur le graphe de liens et les comptes sociaux, pas sur l'audience d'un site
Applications mobiles
Aucun module : ni App Store ni Google Play dans la liste officielle des quatorze outils AhrefsAucune application native. L'accès passe par le navigateur, deux extensions Chrome et Firefox, ou l'API
SEO local
GBP Monitor en bêta sur tous les plans payants, positions jusqu'au code postal et Local Pack suivi ; gestion des avis non documentéeAucun module local : la granularité du suivi s'arrête au pays, sans fiches d'établissement ni gestion d'avis
Ce qu'on en sort
Formats d'export
CSV et Google Sheets ; le PDF passe par l'impression du navigateur. Les lignes exportables sont plafonnées par export et par moisCSV depuis les rapports, PDF par un outil expérimental réservé au Pro, add-on Google Sheets. Le plafond porte sur les lignes analysées
Rapports partageables
Report Builder imprimable en PDF, partage réservé aux membres invités ; la marque blanche est explicitement refusée et aucun lien public n'existePartage public ou privé d'une campagne et rapports par e-mail programmés, à partir du palier Pro. Marque blanche non documentée
Accès à l'API
Incluse dès le palier Lite, 100 000 unités par mois, 50 unités minimum par requête ; les dépassements sont facturés sans tarif publiéRéservée au plan API, à 399,99 $ par mois. Les paliers Lite et Pro portent la mention « aucun accès API » en toutes lettres
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Trente-cinq intégrations listées, sans total annoncé ; les trois utiles au SEO sont Google Sheets, Screaming Frog et SupermetricsL'éditeur ne publie aucun total. Trois briques comptent : l'add-on Google Sheets, l'extension navigateur et OpenApps
Connexion aux outils Google
Search Console en natif sur seize mois, connecteur Looker Studio dès Advanced, export Sheets ; Analytics et Ads sont absentsSearch Console et Google Sheets en natif. Analytics, Ads et Looker Studio n'apparaissent nulle part dans sa documentation
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
Quinze langues dont le français, changeables en bas de page, avec un centre d'aide francophoneUn sélecteur propose dix langues dont le français. La couverture réelle des écrans applicatifs n'est pas documentée
Support
Chat multilingue 24 h sur 24 sur tous les paliers ; gestionnaire de compte dédié et onboarding sur mesure réservés à EnterpriseE-mail et formulaire en ligne, sans pièce jointe possible. Ni téléphone, ni chat, ni horaires ou délais de réponse publiés
Hébergement des données
États-Unis selon la politique de confidentialité, États-Unis et Singapour selon la liste des sous-traitantsAucun pays nommé. Société britannique établie à Birmingham, sous droit anglais, transferts encadrés par clauses contractuelles types
Certifications
Contradiction chez l'éditeur : la page Enterprise annonce ISO 27001, la page sécurité écrit qu'aucune certification n'a été obtenueAucune revendiquée : ni ISO 27001, ni SOC 2. L'éditeur ne décrit que des mesures génériques, pare-feu et HTTPS
Ce qui se passe si vous partez
Aucun remboursement de principe ; le compte bascule sur l'offre gratuite et l'éditeur n'a aucune obligation de restituer vos donnéesSept jours de remboursement sur un premier abonnement Lite ou Pro. Ensuite les rapports sont verrouillés, puis purgés des serveurs
Nombre de sièges minimum
Aucun : un utilisateur inclus sur tous les paliers hors Enterprise, les suivants s'ajoutent à l'unitéAucun : un utilisateur sur Lite et sur Pro, cinq inclus sur le plan API. Le siège supplémentaire n'est pas tarifé
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
29 $ par mois sur Starter : 200 crédits, 250 lignes par rapport, aucun export et aucun utilisateur supplémentaire49,99 $ par mois hors taxes sur Lite : un utilisateur, un million d'unités d'analyse, cinq mille lignes Site Explorer
Ce qui fait grimper la facture
Tout utilisateur qui dépasse cinq crédits déclenche 20 $ automatiques, puis les crédits se rachètent par lots de cinq centsLe saut vers l'API : de 99,99 $ sur Pro à 399,99 $ mensuels, avec trois compteurs d'unités qui s'épuisent séparément

Que retenir

Un grossiste face à un détaillant

Majestic vend sa base de liens à d'autres éditeurs, qui la revendent sous licence de partenariat — Raven Tools est l'un d'eux. C'est un fournisseur de données, pas une suite. Ahrefs construit son index et le vend directement, avec autour de quoi travailler : positions, mots-clés, audit technique, contenu. Comparer les deux, c'est comparer une brique à un ensemble.

Le point à vérifier avant de signer chez Majestic

L'index historique est son argument commercial principal : il remonte à 2006. Mais au 31 août 2026, la plage affichée s'arrête au 26 mars 2024, alors que sa propre FAQ annonce une mise à jour mensuelle. Deux affirmations sur la même page de l'éditeur. Nous ne tranchons pas — mais un profil de liens censé remonter à 2006 qui ne bouge plus depuis deux ans mérite une question au commercial.

Sur les liens, les deux annoncent gros, et ne comptent pas pareil

Majestic affiche 562 milliards d'URL fraîches et 21 743 milliards historiques, chiffres qui bougent d'heure en heure. Ahrefs annonce 35 000 milliards de liens vifs. Aucun des deux n'a de désaveu natif utilisable : chez Majestic, l'export de désaveu a même été annoncé en retrait.

Majestic refuse d'interroger Google, et l'assume

« We do not scrape Google at all » : conséquence directe, aucune position pour un site que vous ne possédez pas, et une granularité qui s'arrête au pays. Son suivi de positions rejoue votre Search Console sur vos domaines vérifiés. C'est un choix de conformité, pas un oubli — et c'est une limite réelle si vous surveillez des concurrents.

Tout le reste est absent chez Majestic

Ni audit technique, ni production de contenu, ni publicité des concurrents, ni données d'audience, ni SEO local, ni application mobile. Sa liste officielle compte quinze outils, tous tournés vers le graphe de liens. Ahrefs couvre chacun de ces terrains, plus ou moins profondément.

L'API de Majestic est un mur, pas une option

Les paliers Lite et Pro portent la mention « aucun accès API » en toutes lettres. Il faut passer au plan API, à 399,99 dollars par mois, soit quatre fois le Pro, avec trois compteurs d'unités qui s'épuisent séparément. Chez Ahrefs, l'API est incluse dès le palier Lite, avec cent mille unités mensuelles.

Sur le prix d'entrée, Majestic est plus cher et plus étroit

49,99 dollars par mois hors taxes sur Lite, pour un utilisateur, un million d'unités d'analyse et cinq mille lignes Site Explorer — un plafond atteint dès qu'on analyse un domaine au profil fourni. Ahrefs entre à 29 dollars par mois, sans export possible à ce palier.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Combien coûte l’accès à l’API de Majestic par mois ?
Majestic réserve son accès API à un plan séparé, facturé 399,99 dollars par mois hors taxes ; les paliers Lite et Pro affichent explicitement l’absence de tout accès API. Ahrefs, lui, inclut l’API dès son palier Lite, avec 100 000 unités par mois. Pour l’acheteur qui veut automatiser ses requêtes, l’écart de coût entre les deux outils est considérable.
Quel est le plafond de lignes Site Explorer sur le palier Lite de Majestic ?
Majestic plafonne son Site Explorer à 5 000 lignes sur le palier Lite, et à 30 000 lignes sur Pro. Ahrefs, de son côté, plafonne son palier Lite à 3 utilisateurs, 750 mots-clés suivis et 2 500 lignes par rapport. Pour l’acheteur qui analyse un gros domaine, ce plafond Majestic est souvent dépassé dès la première analyse.
Combien de jours de remboursement Majestic offre-t-il sur un premier abonnement ?
Majestic offre 7 jours de remboursement sur un premier abonnement Lite ou Pro ; passé ce délai, les rapports sont verrouillés, puis purgés des serveurs. Ahrefs, lui, n’a aucun remboursement de principe et bascule simplement le compte sur son offre gratuite. Pour l’acheteur hésitant, cette fenêtre de 7 jours reste la seule garantie chez Majestic.

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