Bubble vs Webflow: site vitrine ou application

Chez Bubble, personne ne connaît le prix d’une action avant de la lancer

Bubble facture ses applications à l’unité de charge et publie des tickets d’entrée précis — 0,3 unité par recherche, 0,5 par élément écrit, 0,2 par requête d’agrégat — sans qu’aucun outil ne permette de calculer le coût total d’une action avant de la lancer. Au-delà du forfait mensuel, le dépassement est facturé 0,30 dollar les 1 000 unités, et l’application construite ne s’exporte jamais en code, contrairement au site Webflow qui peut l’être sur un abonnement d’espace de travail payant. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 10 septembre 2026.

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Webflow vs Bubble : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 10/09/2026
BubbleWebflow
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Bubble produit une application hébergée et facture l'unité de charge (« workload unit », WU), mesurant les ressources serveur ; 12 types d'activité contribuent à la charge du mois (10/09/2026).Webflow produit des sites web structurés en pages, branches et locales, avec des collections CMS, des ressources et du code HTML, CSS et JavaScript généré puis hébergé.
Le métier qu'il outille
Le rôle outillé est l'« app editor » : plans comptés en éditeurs d'app (1 sur Free, 1 sur Starter, 2 sur Growth, 5 sur Team, personnalisable sur Enterprise), pas en utilisateurs finaux.Le rôle Designer, défini dans les rôles d'espace de travail comme celui qui conçoit avec toutes les fonctionnalités, aux côtés des rôles Marketer et Content editor.
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Bubble ne peut pas dire à l'avance le coût d'une opération : tickets d'entrée publiés (0,3 WU par recherche, 0,5 WU par élément écrit, 0,2 WU par requête d'agrégat), `:filtered` pouvant coûter plus.L'export de code ne restitue ni contenu CMS, ni e-commerce, ni comptes utilisateurs : le site exporté affiche des états vides sur les listes de collections.
Construire et faire vivre le site
Modèle d'édition
Modèle d'édition visuel libre et sans code : WYSIWYG, placement direct, moteur responsive, styles centralisés, import Figma et génération assistée par IA — « no code to write » (10/09/2026).Canevas visuel libre, sans thème imposé : chaque action produit directement le HTML/CSS publié. Les templates sont optionnels. Un mode édition séparé ouvre le contenu aux non-développeurs.
Contenu dynamique
Le contenu dynamique repose sur des « data types » avec champs de référence croisée et multivaleurs. Aucun plafond d'éléments publié ; les paliers plafonnent le stockage (0,5 Go à 1 To).Plan de site (USD/mois) : Starter gratuit 50 éléments/20 collections ; Basic sans CMS ; Premium 20 000 éléments/40 collections ; Team 100 collections. Seize types de champs, dont référence et multi-référence.
Performance
Hébergement inclus, opéré par Bubble sur AWS, avec Cloudflare pour le contenu statique en cache mondial ; « We don't rate limit ». Aucun chiffre de Core Web Vitals publié (10/09/2026).Hébergement et SSL inclus dans chaque plan de site, CDN mondial, 99,99 % de disponibilité annoncée. Webflow ne publie aucun engagement chiffré sur ses propres Core Web Vitals.
Réglages SEO
SEO au niveau app (OpenGraph, h1/h2/h3, canoniques, robots.txt, sitemap XML, redirections 301) et au niveau page (titre, description, image sociale, en-tête HTML). Aucune restriction de palier.Sitemap auto-régénéré à chaque publication, robots.txt éditable, redirections 301 unitaires ou par CSV, canonique globale auto-référente, schema natif dans le panneau Pages, lié aux champs CMS.
Multilingue
Multilingue natif via « App texts » (codes IETF, import/export CSV), langue choisie par paramètre d'URL, pas par sous-domaine (10/09/2026). Un plugin tiers ajoute 100+ langues, sans tarif Bubble.Webflow Localize est un module payant en sus du plan de site : 9 USD/mois jusqu'à 3 langues, 29 USD/mois jusqu'à 10. URLs en sous-répertoire. Incompatible avec l'e-commerce.
Accès au code
Accès au code asymétrique : aucun export du code applicatif, mais code personnalisé autorisé (scripts head/body, fichiers statiques). Sur Enterprise dédié, connexion SQL directe par IP possible.L'export exige un plan d'espace de travail payant, pas un plan de site. Il livre HTML/CSS/JS/images mais exclut CMS, e-commerce, formulaires, recherche, contenus localisés et protection par mot de passe.
Trafic inclus
Pas de quota de bande passante : compteur en unités de charge par mois (50 000 WU sur Free à 500 000 sur Team). Dépassement facturé 0,30 USD/1 000 WU, sinon app mise hors ligne (10/09/2026).Plan de site (USD/mois, facturation annuelle) : Starter 1 Go et 1 000 visites/mois ; Basic 10 Go ; Premium 50 Go, extensible jusqu'à 2,5 To par modules payants.
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Export de la base en CSV, JSON ou NDJSON, un type de donnée à la fois. Aucun plafond de lignes publié ; aucun export vers Looker Studio, Google Sheets ou PDF (10/09/2026).Export du site en archive contenant HTML, CSS, JavaScript et ressources, réservé aux plans Workspace payants ; export CSV du contenu d'une collection CMS depuis le Designer.
Rapports partageables
Seul rapport documenté : App metrics (charge sur 30 jours, par activité et par workflow). Aucun rapport programmé, lien public de partage ni marque blanche mentionné (10/09/2026).Webflow Analyze affiche des tableaux de bord de trafic couvrant quatre-vingt-dix jours ; aucune fonction de partage ou d'export de rapport n'est décrite sur les pages testées.
Accès à l'API
API incluse sur les payants, bridée sur Free (API Connector seul, sans « Full API »). Pas de quota d'appels publié, mais chaque appel consomme : 0,01 WU en entrée, 0,1 WU en sortie.API Data REST incluse, plafonnée à soixante requêtes par minute sur Starter et Basic, cent vingt sur CMS, eCommerce et Business, et une publication réussie par minute.
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
7 471 plugins référencés au 10/09/2026. Les trois qui comptent : l'API Connector (tout service REST JSON), le SQL Database Connector (PostGres, MySQL, MS SQL) et le Bubble App Connector.Aucun nombre total d'applications n'est annoncé sur la page Apps, organisée en vingt-quatre catégories ; les trois qui comptent : Google site tools, HubSpot et Zapier.
Connexion aux outils Google
Aucun connecteur Google natif documenté : Google Analytics via un plugin dédié ou balise d'en-tête ; Search Console cité comme outil externe. Ads, Sheets, Looker Studio, Tag Manager absents.L'application Google site tools for Webflow relie Google Analytics 4, Tag Manager et Search Console au site après authentification du compte Google et choix des propriétés.
Reprise des données existantes
Reprise de données par import CSV, un type à la fois, correspondance de colonnes tentée automatiquement mais champs à créer au préalable. Aucun import concurrent ni accompagnement documenté.Import de contenu par fichier CSV de quatre mégaoctets maximum ; les exports CSV issus d'autres CMS comme WordPress sont décrits comme généralement compatibles avec Webflow.
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
Absent des pages testées au 10/09/2026 : les langues dans lesquelles l'éditeur Bubble lui-même est livré. Les pages traduction ne couvrent que les textes de l'application construite.Aucune page de l'éditeur testée au 02/09/2026 n'énumère les langues de l'interface du Designer ; le centre d'aide est servi sous le chemin en-us, indice insuffisant pour conclure.
Support
Le canal de support dépend du palier : Community sur Free, Email sur Starter/Growth, Dedicated sur Team, équipe dédiée sur Enterprise. Aucune langue ni délai contractuel publiés (10/09/2026).Demandes via le portail de support et chat avec assistant IA puis agent humain ; ni téléphone ni visioconférence sauf clients Enterprise. Horaires et langues non publiés.
Hébergement des données
Hébergement mutualisé aux États-Unis sans option de changement. Seul Enterprise permet de choisir la région AWS parmi 24 localisations. Hébergement UE seul jugé insuffisant au RGPD (10/09/2026).Les données des clients et de leurs utilisateurs finaux sont stockées aux États-Unis ; l'infrastructure de publication combine AWS et le réseau de diffusion mondial Cloudflare.
Certifications
Certification propre à Bubble : SOC 2 Type II, audit externe par Sensiba LLP. ISO/IEC 27001 et CSA CAIQ sont celles de son hébergeur AWS. HDS absent ; conformité non transmise aux apps.SOC 2 Type II et certifications ISO annoncées sans numéro de norme précisé ; certification aux cadres Data Privacy Framework UE–États-Unis, Suisse–États-Unis et extension britannique.
Ce qui se passe si vous partez
Contradiction sur le remboursement : la documentation le dit non remboursable, les conditions générales promettent le solde prépayé remboursé sous 30 jours après résiliation — les deux publiés.L'annulation du plan de site retire les domaines personnalisés et dépublie le site du domaine et du sous-domaine de préproduction à la fin de la période facturée en cours.
Nombre de sièges minimum
Aucun minimum de sièges facturé : chaque palier s'ouvre à une personne (1 éditeur sur Free/Starter, 2 sur Growth, 5 sur Team). Aucun prix de siège supplémentaire publié (10/09/2026).Un siège complet pour le propriétaire est inclus dans tout espace de travail, accompagné de cent sièges gratuits de relecture ; sièges complets et limités s'achètent sans plafond.
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Contradiction sur le prix payant d'entrée : page tarifs à 59 USD/mois annuel (web + mobile), documentation à 29 USD/an en web seul — les deux publiés. Inclus : 175 000 WU/mois, 1 éditeur, 50 Go.PLAN DE SITE Basic à quinze dollars américains par mois en facturation annuelle : domaine personnalisé, trois cents pages statiques, dix gigaoctets de bande passante, formulaires illimités.
Ce qui fait grimper la facture
Au-delà de l'abonnement : unités de charge (dépassement à 0,30 USD/1 000 WU) plus stockage à 3 USD/100 Go/mois et abonnements aux plugins. Remise de 30 % étudiants/associations, non cumulable.Les sièges d'espace de travail, facturés en plus du plan de site : trente-neuf dollars américains par siège complet et par mois, quinze dollars par siège limité, en annuel.

Que retenir

Aucune action n’a de prix connu avant d’être lancée

Bubble facture au fonctionnement plutôt qu’à la page : douze types d’activité contribuent à la charge du mois, et l’éditeur publie des tickets d’entrée précis — trois dixièmes d’unité de charge par recherche, cinq dixièmes par élément écrit, deux dixièmes par requête d’agrégat — tout en prévenant que certaines opérations, comme les filtrages, peuvent coûter davantage sans grille annoncée. Un créateur peut donc publier une application dont le fonctionnement quotidien reste, sur le papier, sans prix calculable à l’avance ; Webflow, à l’inverse, vend un forfait de site avec une bande passante et un nombre de visites fixés d’avance, connus avant publication.

Bubble se contredit sur le sort de l’argent déjà payé

Sur le remboursement, deux textes de Bubble ne s’accordent pas : la documentation affirme qu’aucune somme versée n’est remboursable, tandis que les conditions générales promettent que le solde prépayé est remboursé sous trente jours après la résiliation du compte. Les deux versions sont publiées par l’éditeur, et rien dans les pages consultées ne permet de dire laquelle prévaut : c’est un point à faire confirmer par écrit avant de prépayer plusieurs mois d’avance.

Deux manières de compter qui ne se convertissent pas l’une dans l’autre

Le plan de site Webflow se lit en gigaoctets et en visites mensuelles — un gigaoctet et mille visites par mois sur Starter, dix gigaoctets sur Basic, cinquante gigaoctets sur Premium. Bubble ne compte ni l’un ni l’autre : aucune bande passante n’est plafonnée, mais l’abonnement fixe un nombre d’unités de charge mensuelles, de cinquante mille sur Free à cinq cent mille sur Team, sans qu’aucune des deux échelles ne se traduise dans les termes de l’autre.

Ce que Webflow rend, là où Bubble ne rend rien

Là où l’export de code Webflow exige un abonnement d’espace de travail payant et laisse de côté le contenu CMS, l’e-commerce et les comptes utilisateurs, il livre malgré tout une archive HTML, CSS et JavaScript exploitable hors de Webflow. Bubble, lui, n’exporte à aucun prix le code de l’application construite : le code personnalisé ajouté par l’utilisateur (scripts, fichiers statiques) reste la seule matière qui sort, et sur l’offre Enterprise dédiée seulement, une connexion directe à la base de données par adresse IP devient possible.

Le seuil où l’éditeur solo ne suffit plus

Bubble facture ses paliers en éditeurs d’application, pas en utilisateurs finaux : un seul sur Free et Starter, deux sur Growth, cinq sur Team. Passé cinq éditeurs, ou passé les cinq cent mille unités de charge mensuelles du palier Team, seul un contrat Enterprise personnalisé reste ouvert. Côté Webflow, le seuil se lit dans le contenu : vingt mille éléments et quarante collections sur Premium, cent collections sur Team — au-delà, aucun palier supérieur n’est publié pour un site vitrine standard.

Le dépassement qui coupe l’application avant de la facturer

Franchir le quota d’unités de charge du mois déclenche une facturation au-delà du forfait, à trente cents américains les mille unités supplémentaires — mais l’éditeur prévient aussi que l’application peut être mise hors ligne si ce dépassement n’est pas absorbé. C’est un mécanisme à vérifier avant de signer, puisqu’aucune des pages consultées ne publie de plafond de dépassement autorisé avant coupure.

Une certification à ne pas confondre avec celle de l’hébergeur

Bubble publie sa propre certification SOC 2 de type II, auditée par le cabinet Sensiba LLP ; en revanche, les normes ISO/IEC 27001 et CSA CAIQ citées sur ses pages appartiennent à son hébergeur AWS, pas à Bubble lui-même. Aucune certification HDS n’est revendiquée, et aucune page ne dit si la conformité de l’hébergeur se transmet à l’application construite dessus. Webflow, de son côté, annonce SOC 2 de type II et des certifications ISO sans préciser le numéro de norme.

Questions fréquentes

Vous ne trouvez pas votre réponse ? Contactez-nous !

jordan@bulldozer-collective.com
Bubble peut-il annoncer le coût d’une action avant qu’on la lance ?
Non : Bubble ne peut pas dire à l’avance le coût exact d’une opération. L’éditeur publie seulement des tickets d’entrée — 0,3 unité de charge par recherche, 0,5 par élément écrit, 0,2 par requête d’agrégat — sachant qu’un opérateur comme filtered peut coûter davantage sans chiffre annoncé. Pour l’acheteur qui budgète son usage, cette incertitude sur le coût réel complique toute prévision.
Que se passe-t-il si une application Bubble dépasse son quota d’unités de charge ?
Bubble ne publie aucun quota de bande passante mais compte en unités de charge mensuelles, de 50 000 sur Free à 500 000 sur Team. Tout dépassement est facturé 0,30 dollar par tranche de 1 000 unités, sinon l’application est mise hors ligne. Webflow, lui, fixe un quota de bande passante en giga-octets par plan, extensible jusqu’à 2,5 téraoctets via des modules payants. Pour l’acheteur, le compteur Bubble reste donc moins prévisible.
Bubble rembourse-t-il un abonnement annulé ?
L’éditeur se contredit : sa documentation affirme qu’aucun remboursement n’est possible, tandis que ses conditions générales promettent le solde prépayé remboursé sous 30 jours après résiliation — les deux versions restent publiées. Webflow, lui, ne mentionne aucun remboursement : l’annulation retire simplement les domaines personnalisés et dépublie le site en fin de période facturée. Pour l’acheteur chez Bubble, la règle applicable reste donc incertaine.
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