Google Analytics ne nomme aucun pays de traitement et ne publie aucune option de résidence européenne, en gratuit comme en 360. Matomo revendique l’Europe mais sa politique de confidentialité cite des sous-traitants américains sous clauses contractuelles types. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.





Google Analytics ne publie ni pays ni région d’hébergement pour aucune de ses deux versions : les centres sont distribués pour la continuité, les données dispersées pour la redondance, et le trafic servi depuis le centre le plus proche. Les transferts hors Espace économique européen s’appuient sur une décision d’adéquation, le cadre UE-US et des clauses contractuelles types, mais aucune résidence européenne ni position CNIL n’est publiée sur les pages consultées.
Matomo Cloud publie trois formulations sur le lieu d’hébergement : la page tarifaire dit Francfort, le contrat de traitement dit Francfort avec des sauvegardes à Dublin, et la FAQ dit cent pour cent Europe sans nommer de ville — l’éditeur publie les trois. La même FAQ affirme aussi qu’aucune donnée ne part vers un pays tiers, pendant que la politique de confidentialité cite Help Scout et Twilio, deux sous-traitants américains couverts par des clauses contractuelles types : l’éditeur publie les deux versions et n’en corrige aucune.
Matomo facture au hit en Cloud — chaque page vue, chaque événement, chaque téléchargement, bots et trafic interne compris. Google Analytics compte en événements, avec des plafonds sans équivalent chez Matomo : vingt-cinq paramètres et propriétés par événement en gratuit, cent en 360, cent mille événements par utilisateur et par jour, cinq cents noms d’événements distincts en gratuit contre deux mille en 360. Rien dans ces deux comptages ne se traduit terme à terme.
Sur l’échantillonnage en 360, une page de Google annonce un milliard de lignes par requête, une autre en donne dix millions puis cent millions selon le point d’entrée — les deux chiffres sont publiés par l’éditeur, sans que l’un ne corrige l’autre. Sur les quotas de l’API Data, la documentation développeur et la page 360 annoncent deux cent mille jetons par jour en gratuit et deux millions en 360, tandis qu’une autre page de Google donne vingt-cinq mille jetons par jour en standard et deux cent cinquante mille en 360 : là encore, Google publie les deux jeux de chiffres.
Le gratuit de Google Analytics connecte nativement Ads, Search Ads 360, Display & Video 360, Google Cloud et Search Console, avec un export BigQuery quotidien allant jusqu’à vingt milliards d’événements par jour en 360 et un streaming sans limite annoncée. Matomo réserve l’équivalent à des extensions payantes : l’import depuis Google Analytics et le connecteur Search Console premium, quand le connecteur Looker Studio reste la seule passerelle gratuite des deux côtés.
En gratuit, Google Analytics conserve les données deux ou quatorze mois selon le réglage, et l’export BigQuery quotidien plafonne à un million d’événements par jour. Passé ce seuil, il faut soit payer la version 360, dont le prix n’est publié nulle part (« Talk to Sales »), soit basculer vers Matomo On-Premise, gratuit et sans plafond de hits mais à héberger et maintenir soi-même.
Au-delà de vingt-cinq millions d’événements par mois, la version 360 facture des frais variables par événement, sans notification d’usage prévue pour GA4, et le contrat se reconduit sauf préavis de trente jours. Du côté de Matomo, le Data Warehouse Connector ajoute dix pour cent au tarif Cloud, les hits comptent bots et trafic interne, et les forfaits On-Premise sont annoncés à deux cent soixante-quinze, mille quatre cent cinquante et trois mille quatre cents par mois — en euros sur une page, en dollars sur une autre, sans que l’éditeur ne corrige aucune des deux.
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