Google Analytics vs Matomo: RGPD et donnee brute

Google Analytics ne dit dans quel pays vos données atterrissent

Google Analytics ne nomme aucun pays de traitement et ne publie aucune option de résidence européenne, en gratuit comme en 360. Matomo revendique l’Europe mais sa politique de confidentialité cite des sous-traitants américains sous clauses contractuelles types. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.

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Matomo vs Google Analytics : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 14/09/2026
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À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
GA4 collecte des « événements » en deux familles de tables : l'une agrège pour des résultats rapides non échantillonnés, l'autre garde le détail événement/utilisateur pour explorations avancées. Vaut pour gratuit et 360.Matomo agrège pages vues, events, téléchargements, etc. (bots, trafic interne inclus). Cloud : facturé au hit. On-Premise : 0 EUR, hits illimités, extensions payantes en plus.
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Seuils de données système-définis masquant des lignes de rapport contre l'identification (gratuit et 360). Sans consentement cookie, événements non liés à un identifiant persistant : Google modélise statistiquement à la place.Sans cookie, Matomo dégrade unique visitors, jours depuis dernière visite, visites/conversion. Mode CNIL : User ID, inter-domaines, journal des visites, profils visiteurs désactivés (Cloud/On-Premise).
Mesurer l'audience
Modèle de mesure
Modèle événementiel, session dérivée (`session_start`, timeout 30 min). Limites en événements : 25 paramètres/propriétés (gratuit), 100/100 (360) ; 100 000/utilisateur/jour ; 500 noms distincts (gratuit), 2 000 (360).Rapports par visite, mais l'unité facturée en Cloud est le « Hit » (pages vues, events, téléchargements, bots/trafic interne inclus). Un ping Heartbeat Timer ne compte pas comme hit. On-Premise : aucun plafond.
Mesure sans cookie
Consent mode + modélisation comportementale, activée si ≥1 000 événements refusés/jour (7 j) et ≥1 000 utilisateurs consentants/jour (7 des 28 j). Sans consentement : identifiant non persistant. Aucune exemption CNIL revendiquée.Matomo tourne sans cookie ni bandeau (IP anonymisée, pas de User ID, opt-out). France : auto-évaluation CNIL, pas de liste officielle. Mode CNIL : perte User ID, inter-domaines, Heatmaps, A/B Testing, journal des visites.
Rétention des données
Rétention : 2 ou 14 mois en gratuit ; +26, 38 ou 50 mois en 360 (max 50). Deux plafonds fixes : âge/sexe/intérêts toujours 2 mois, Google Signals toujours 26 mois max. N'affecte pas les rapports agrégés standard.Rétention réglable en jours (brutes)/mois (rapports), aucun défaut publié. Cloud : brutes limitées au palier (24 mois en Business), rapports illimités. On-Premise : conservation indéfinie. Exemption CNIL : logs limités à 25 mois.
Échantillonnage
Échantillonnage au-delà du quota : 10 M/requête (gratuit). 360 : deux chiffres contradictoires — une page : 1 Md/requête ; une autre : 10 M/100 M — l'éditeur publie les deux. Gratuit : réduire la plage ou exporter BigQuery.Matomo dit n'échantillonner aucun rapport. On-Premise : troncature par défaut à 1 000 lignes (modifiable). Cloud : rate limiting selon palier, levable en Enterprise. Autres bornes : 255 octets/dimension, 1 024 caractères/URL.
Données brutes
Export BigQuery, plafonds très différents : jusqu'à 1 M événements/jour en export quotidien gratuit contre 20 Md/jour en 360 ; streaming sans limite. Coûts BigQuery au client : 0,05 $/Go. Données exportées non réexportables.Export brut : API Live.getLastVisitsDetails (10 000/appel). On-Premise : MySQL direct possible, Cloud non. Cloud : Data Warehouse Connector payant (+10 %) vers BigQuery ; On-Premise : Data Export gratuit vers S3/SFTP.
Attribution
Attribution : data-driven et basée sur des règles ; 4 modèles retirés en novembre 2023 (premier clic, linéaire, etc.). Fenêtre : 30 j (7 j) acquisition, 90 j (30/60 j) reste. Inter-domaines natif, 100 conditions max.Multi Channel Conversion Attribution : 6 modèles nommés (Last Interaction, Linear, Time Decay, etc.), fenêtre 7-90 jours. Inclus en Cloud ; extension premium annuelle en On-Premise. Inter-domaines désactivé en mode CNIL.
Hébergement et souveraineté
Google ne nomme aucun pays de traitement Analytics : trafic servi depuis le centre le plus proche. Transferts hors EEE : adéquation, cadre UE–US, clauses contractuelles types. Aucune résidence européenne ni position CNIL publiées.Matomo Cloud : données en Europe, éditeur en NZ, « aucune donnée vers un pays tiers ». Contradiction : la politique de confidentialité cite des sous-traitants US (Help Scout, Twilio) sous CCT — l'éditeur publie les deux.
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Export interface : PDF, CSV, Sheets, plafond 100 000 lignes pour CSV/Sheets (repris pour rapports/explorations), plus 10 M cellules en exploration non échantillonnée. TSV/XLSX absents. Volumes supérieurs : API Data ou BigQuery.Exports interface : CSV, XML, HTML, TSV, JSON, RSS, lignes réglables sans plafond publié. API suit les mêmes formats, XLSX natif absent. Vers l'extérieur : Looker Studio gratuit, BigQuery, Power BI, Tableau.
Rapports partageables
Partage par lien (« Share Link »), rôle Viewer suffisant. Rapports programmés/par e-mail existent, sans périodicité précisée. Aucun lien public hors compte Google, aucune marque blanche.White Label ouvre à partir du Business Bundle On-Premise (1 450/mois, en euros ou dollars selon la page), absente du Team Bundle et de Community gratuit. Rapport programmé et lien de partage public absents des pages testées.
Accès à l'API
API Data (GA4) gratuite, quota en jetons. Deux jeux contradictoires : doc développeur/360 donnent 200 000 jetons/jour gratuit, 2 M en 360 ; une autre page donne 25 000/jour standard, 250 000 en 360 — l'éditeur publie les deux.API incluse dans les deux éditions (Cloud Business, plateforme libre On-Premise). Aucun quota chiffré publié : rate limiting selon palier, levable en Enterprise. Export brut par paquets de 10 000 enregistrements.
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucun total d'intégrations publié. Nommées : Ads, Search Ads 360, Display & Video 360, Google Cloud, Search Console ; 360 ajoute plateformes pub Google + SLA export BigQuery quotidien. Clés : Ads, BigQuery, Search Console.Aucun total d'intégrations affiché. Trois retenues : Google Analytics Importer, connecteurs moteurs de recherche (Search Console, Bing, Yandex), WooCommerce Analytics — plus Looker Studio gratuit. Les deux premières sont premium.
Connexion aux outils Google
Connexions natives : Search Console, Ads, Search Ads 360, Display & Video 360, Google Cloud, export Sheets (100 000 lignes), BigQuery. Liens pub plafonnés à 400/propriété en gratuit. Looker Studio absent des pages consultées.Search Console : extension premium Search Engine Keywords Performance. GA : reprise via Google Analytics Importer. Looker Studio : connecteur gratuit. BigQuery : Data Warehouse Connector payant (+10 %). Ads/Sheets absents.
Mise en route et cadre
Hébergement des données
Aucun pays ni région d'hébergement nommé, gratuit et 360. Centres distribués pour la continuité, données dispersées pour redondance ; trafic servi depuis le centre le plus proche. Formulations concordantes dans leur imprécision.Matomo Cloud, trois formulations : page tarifaire « Francfort » ; DPA « Frankfurt, backups Dublin » ; FAQ « 100 % Europe, éditeur en NZ » sans ville — l'éditeur publie les trois. On-Premise : hébergement au choix du client.
Certifications
Seule certification revendiquée : ISO 27001, pour les systèmes desservant plusieurs produits Google dont Analytics — Google étant son propre hébergeur. SOC 2, SOC 1, SOC 3, HDS absents, gratuit et 360.Éditeur (InnoCraft, NZ) : ISO 27001:2022, rapports Vanta, DPA (chiffrement, MFA, tests d'intrusion). Hébergeur : certifications renvoyées à AWS sans être listées. SOC 2, HDS absents. On-Premise : client-hébergé, sans DPA.
Ce qui se passe si vous partez
Rétrogradation 360 → gratuit : limites standard immédiates (sous 30 événements clés) ; historique dimensions gardé, collecte limitée à 20. Fin 360 : reconduction annuelle sauf préavis 30 j. Aucun remboursement mentionné.Matomo Cloud : pas de remboursement général (« non-refundable »), prorata si réduction majeure ou résiliation (préavis 10 j). Données supprimées 30 j après résiliation, logs jusqu'à 60 j. On-Premise : annulable à tout moment.
Nombre de sièges minimum
Aucun siège minimum, dans aucune version. Le gratuit ne facture rien. En 360 sur GA4 : frais de base fixe incluant les 25 premiers millions d'événements mensuels, puis frais variable par événement — aucune notion de siège.Aucun minimum de sièges : Cloud facture au hit, Business inclut 30 membres/sites sans prix/siège. On-Premise Community gratuit : illimité. Bundles premium : 4 à 50+ utilisateurs max. Chaque palier s'ouvre à une personne.
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Gratuit : outils « gratuits ». 360 : aucun prix public (« Talk to Sales »), base fixe (25 M événements/mois inclus) + frais variable, sans devise. Hors gratuit : 10 M événements/requête, 1 M/jour BigQuery, 14 mois rétention max.Matomo Cloud, deux versions du palier 50 000 hits/mois : page tarifaire « 29 €/mois HT » ; fiche machine « 26 $/mois » (5 M hits = 975 $) — l'éditeur publie les deux. On-Premise : 0 EUR, hits illimités, extensions en plus.
Ce qui fait grimper la facture
Trois coûts cachés. (1) 360 : frais variable/événement au-delà de 25 M/mois, sans notification d'usage pour GA4. (2) BigQuery, facturé par Google Cloud : streaming 0,05 $/Go. (3) Contrat 360 : renouvelle auto sauf préavis 30 j.Trois coûts cachés. (1) Cloud : Data Warehouse Connector = +10 %. (2) Cloud : hits incluent robots/trafic interne, palier monte vite. (3) On-Premise : bundles 275/1 450/3 400/mois, € ou $ selon la page — l'éditeur publie les deux.

Que retenir

Google ne nomme aucun pays, ni en gratuit ni en 360

Google Analytics ne publie ni pays ni région d’hébergement pour aucune de ses deux versions : les centres sont distribués pour la continuité, les données dispersées pour la redondance, et le trafic servi depuis le centre le plus proche. Les transferts hors Espace économique européen s’appuient sur une décision d’adéquation, le cadre UE-US et des clauses contractuelles types, mais aucune résidence européenne ni position CNIL n’est publiée sur les pages consultées.

Chez Matomo, la même question reçoit trois réponses différentes

Matomo Cloud publie trois formulations sur le lieu d’hébergement : la page tarifaire dit Francfort, le contrat de traitement dit Francfort avec des sauvegardes à Dublin, et la FAQ dit cent pour cent Europe sans nommer de ville — l’éditeur publie les trois. La même FAQ affirme aussi qu’aucune donnée ne part vers un pays tiers, pendant que la politique de confidentialité cite Help Scout et Twilio, deux sous-traitants américains couverts par des clauses contractuelles types : l’éditeur publie les deux versions et n’en corrige aucune.

Deux unités qui ne se convertissent pas l’une dans l’autre

Matomo facture au hit en Cloud — chaque page vue, chaque événement, chaque téléchargement, bots et trafic interne compris. Google Analytics compte en événements, avec des plafonds sans équivalent chez Matomo : vingt-cinq paramètres et propriétés par événement en gratuit, cent en 360, cent mille événements par utilisateur et par jour, cinq cents noms d’événements distincts en gratuit contre deux mille en 360. Rien dans ces deux comptages ne se traduit terme à terme.

Google se contredit lui aussi, à deux endroits distincts

Sur l’échantillonnage en 360, une page de Google annonce un milliard de lignes par requête, une autre en donne dix millions puis cent millions selon le point d’entrée — les deux chiffres sont publiés par l’éditeur, sans que l’un ne corrige l’autre. Sur les quotas de l’API Data, la documentation développeur et la page 360 annoncent deux cent mille jetons par jour en gratuit et deux millions en 360, tandis qu’une autre page de Google donne vingt-cinq mille jetons par jour en standard et deux cent cinquante mille en 360 : là encore, Google publie les deux jeux de chiffres.

Ce que Google apporte réellement en échange de son silence sur les pays

Le gratuit de Google Analytics connecte nativement Ads, Search Ads 360, Display & Video 360, Google Cloud et Search Console, avec un export BigQuery quotidien allant jusqu’à vingt milliards d’événements par jour en 360 et un streaming sans limite annoncée. Matomo réserve l’équivalent à des extensions payantes : l’import depuis Google Analytics et le connecteur Search Console premium, quand le connecteur Looker Studio reste la seule passerelle gratuite des deux côtés.

Le seuil où le compte gratuit ne suffit plus

En gratuit, Google Analytics conserve les données deux ou quatorze mois selon le réglage, et l’export BigQuery quotidien plafonne à un million d’événements par jour. Passé ce seuil, il faut soit payer la version 360, dont le prix n’est publié nulle part (« Talk to Sales »), soit basculer vers Matomo On-Premise, gratuit et sans plafond de hits mais à héberger et maintenir soi-même.

Le piège de facturation à connaître avant de signer

Au-delà de vingt-cinq millions d’événements par mois, la version 360 facture des frais variables par événement, sans notification d’usage prévue pour GA4, et le contrat se reconduit sauf préavis de trente jours. Du côté de Matomo, le Data Warehouse Connector ajoute dix pour cent au tarif Cloud, les hits comptent bots et trafic interne, et les forfaits On-Premise sont annoncés à deux cent soixante-quinze, mille quatre cent cinquante et trois mille quatre cents par mois — en euros sur une page, en dollars sur une autre, sans que l’éditeur ne corrige aucune des deux.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
À partir de quel volume Google Analytics 360 échantillonne-t-il ?
Matomo affirme n’échantillonner aucun rapport : en On-Premise, une troncature par défaut limite les rapports à 1 000 lignes (modifiable), et le Cloud applique un rate limiting selon le palier, levable en Enterprise. Pour Google Analytics gratuit, l’échantillonnage démarre au-delà de 10 millions de requêtes par rapport. Sur le 360, l’éditeur publie deux seuils différents selon la page : 1 milliard de requêtes d’un côté, 10 millions sur 100 millions de l’autre. Un acheteur du 360 doit vérifier laquelle des deux versions s’applique à son contrat.
Combien de mois Google Analytics 360 conserve-t-il les données au maximum ?
La rétention de Matomo se règle en jours pour les données brutes et en mois pour les rapports, sans défaut publié ; en Cloud, les données brutes sont limitées au palier (24 mois en Business), les rapports restant illimités, et l’On-Premise conserve indéfiniment. Google Analytics gratuit conserve 2 ou 14 mois ; le 360 ajoute 26, 38 ou 50 mois, 50 mois étant le maximum. Deux plafonds restent fixes quel que soit le choix : âge/sexe/intérêts à 2 mois, Google Signals à 26 mois. Cela n’affecte pas les rapports agrégés standard.
Quel est le quota quotidien de jetons de l’API Google Analytics 360 ?
Matomo inclut l’API sans quota chiffré publié : un rate limiting s’applique selon le palier, levable en Enterprise, avec un export brut par paquets de 10 000 enregistrements. Sur l’API Data de Google Analytics, gratuite, l’éditeur publie deux jeux de chiffres contradictoires : la documentation développeur et la page 360 indiquent 200 000 jetons par jour en gratuit et 2 millions en 360, tandis qu’une autre page donne 25 000 par jour en standard et 250 000 en 360. Un acheteur doit vérifier laquelle des deux versions s’applique à son usage.
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