Matomo vs Umami : self-hosted compare

Chez Umami, quatorze lignes de faits publics, pas une de plus

Cette page ne peut s’appuyer que sur 14 lignes de faits rendues publiques des deux côtés : c’est la limite documentaire connue pour Umami. Matomo, lui, publie de son côté trois versions différentes de son lieu d’hébergement sans en corriger aucune. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.

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Matomo vs Umami : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 14/09/2026
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Ce qu'il mesure ou produit
Matomo agrège pages vues, events, téléchargements, etc. (bots, trafic interne inclus). Cloud : facturé au hit. On-Premise : 0 EUR, hits illimités, extensions payantes en plus.Umami enregistre pages vues, referrers, navigateurs, OS, appareils et pays, plus des événements personnalisés. Distribué en deux formes : logiciel libre auto-hébergé (licence MIT) et service hébergé Umami Cloud.
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Sans cookie, Matomo dégrade unique visitors, jours depuis dernière visite, visites/conversion. Mode CNIL : User ID, inter-domaines, journal des visites, profils visiteurs désactivés (Cloud/On-Premise).Umami « ne collecte aucune information personnelle identifiable » et n'utilise aucun cookie ; le visiteur est un hachage (site + hôte + UA + sel, rotation mensuelle), non reconnaissable après rotation ni entre appareils.
Mesurer l'audience
Modèle de mesure
Rapports par visite, mais l'unité facturée en Cloud est le « Hit » (pages vues, events, téléchargements, bots/trafic interne inclus). Un ping Heartbeat Timer ne compte pas comme hit. On-Premise : aucun plafond.Umami définit Views (total d'événements collectés), Visitors (sessions uniques, sel mensuel) et Visits (sous-division par sel horaire). Sur Umami Cloud, chaque hit et chaque propriété d'événement compte comme une unité facturée.
Mesure sans cookie
Matomo tourne sans cookie ni bandeau (IP anonymisée, pas de User ID, opt-out). France : auto-évaluation CNIL, pas de liste officielle. Mode CNIL : perte User ID, inter-domaines, Heatmaps, A/B Testing, journal des visites.Sans cookie (deux formes) : l'éditeur répond « non » à une bannière cookies, fondant le RGPD sur l'absence de collecte d'IPI. Umami Cloud revendique aussi le CCPA. Aucune exemption CNIL n'est mentionnée pour la France.
Données brutes
Export brut : API Live.getLastVisitsDetails (10 000/appel). On-Premise : MySQL direct possible, Cloud non. Cloud : Data Warehouse Connector payant (+10 %) vers BigQuery ; On-Premise : Data Export gratuit vers S3/SFTP.Auto-hébergement : données brutes dans votre PostgreSQL (v12.14 min.), API exposant sessions/événements via @umami/api-client, sans surcoût (MIT). Umami Cloud : « toutes vos données peuvent être exportées », sans détail ni coût.
Attribution
Multi Channel Conversion Attribution : 6 modèles nommés (Last Interaction, Linear, Time Decay, etc.), fenêtre 7-90 jours. Inclus en Cloud ; extension premium annuelle en On-Premise. Inter-domaines désactivé en mode CNIL.Deux modèles d'attribution depuis la version 2.18.0 (deux formes) : First-Click et Last-Click, la conversion pouvant être une page vue ou un événement. Aucune fenêtre paramétrable ni suivi inter-domaines n'est documenté.
Hébergement et souveraineté
Matomo Cloud : données en Europe, éditeur en NZ, « aucune donnée vers un pays tiers ». Contradiction : la politique de confidentialité cite des sous-traitants US (Help Scout, Twilio) sous CCT — l'éditeur publie les deux.Umami Cloud : serveurs aux États-Unis et dans l'UE (RGPD/CCPA), confirmés par /v1/us et /v1/eu ; ni pays exact, ni hébergeur, ni mécanisme de transfert nommés. Auto-hébergement : pays au choix du client, sans région imposée.
Ce qu'on en sort
Accès à l'API
API incluse dans les deux éditions (Cloud Business, plateforme libre On-Premise). Aucun quota chiffré publié : rate limiting selon palier, levable en Enterprise. Export brut par paquets de 10 000 enregistrements.API incluse dans les deux formes, sans option payante. Umami Cloud : clé Bearer sur api.umami.is/v1 (/v1/us ou /v1/eu), quota 50 appels/15 s par clé. Auto-hébergement : API sur votre instance, auth par APP_SECRET, sans quota.
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucun total d'intégrations affiché. Trois retenues : Google Analytics Importer, connecteurs moteurs de recherche (Search Console, Bing, Yandex), WooCommerce Analytics — plus Looker Studio gratuit. Les deux premières sont premium.L'éditeur n'annonce aucun total ; Integrations liste 17 éléments communautaires (12 CMS/frameworks, 4 bibliothèques API, 1 mobile). Les trois qui comptent : les deux extensions WordPress, le module Nuxt et la bibliothèque JS.
Connexion aux outils Google
Search Console : extension premium Search Engine Keywords Performance. GA : reprise via Google Analytics Importer. Looker Studio : connecteur gratuit. BigQuery : Data Warehouse Connector payant (+10 %). Ads/Sheets absents.Google Tag Manager est la seule connexion Google documentée, non native (balise HTML personnalisé requise, GTM retire les attributs data-*). Search Console, Analytics, Ads, Sheets, Looker Studio absents. Vaut pour les deux formes.
Mise en route et cadre
Hébergement des données
Matomo Cloud, trois formulations : page tarifaire « Francfort » ; DPA « Frankfurt, backups Dublin » ; FAQ « 100 % Europe, éditeur en NZ » sans ville — l'éditeur publie les trois. On-Premise : hébergement au choix du client.Umami Cloud situe ses serveurs aux États-Unis et dans l'UE — une zone, pas un pays ; ni pays exact ni hébergeur nommés, sans contradiction relevée entre pages. Auto-hébergement : au choix du client, sans région imposée.
Ce que ça coûte
Ce qui fait grimper la facture
Trois coûts cachés. (1) Cloud : Data Warehouse Connector = +10 %. (2) Cloud : hits incluent robots/trafic interne, palier monte vite. (3) On-Premise : bundles 275/1 450/3 400/mois, € ou $ selon la page — l'éditeur publie les deux.Sur Umami Cloud, chaque hit, événement ET propriété stockée compte comme une unité — un site riche en propriétés consomme son quota plus vite. Facturation mensuelle ou annuelle via Stripe ; aucun onboarding ni siège imposé.

Que retenir

Quatorze lignes, et plusieurs d’entre elles disent seulement l’absence

Ce comparatif ne réunit que quatorze critères documentés des deux côtés, au 14 septembre 2026 : Umami ne publie aucun total d’intégrations, aucun pays exact pour ses serveurs, aucune fenêtre d’attribution paramétrable, et les pages qui pourraient porter ses certifications ne se rendent qu’en JavaScript, donc invérifiables telles quelles. Ce n’est pas un défaut de méthode : c’est ce que l’éditeur choisit de rendre public, ou pas.

Trois définitions d’une visite chez Umami, une seule chez Matomo

Umami distingue les Views, total des événements collectés, les Visitors, sessions uniques sous sel mensuel, et les Visits, une subdivision par sel horaire — trois unités pour un seul comportement de visite. Matomo n’en publie qu’une, le hit en Cloud, qui inclut bots et trafic interne. Sur Umami Cloud, chaque hit, chaque événement et chaque propriété stockée compte comme une unité facturée à part : un site riche en propriétés personnalisées consomme son quota plus vite qu’un site qui se contente de pages vues.

Deux régions nommées comme des zones, pas comme des pays

Umami Cloud situe ses serveurs aux États-Unis et dans l’Union européenne, confirmé par deux points d’accès distincts, /v1/us et /v1/eu — mais sans nommer ni pays exact ni hébergeur. Matomo va plus loin dans le sens inverse : il publie trois formulations différentes pour un seul et même lieu, Francfort sur la page tarifaire, Francfort avec sauvegardes à Dublin dans le contrat de traitement, cent pour cent Europe sans ville dans la FAQ — l’éditeur publie les trois versions et n’en corrige aucune.

Ce que l’auto-hébergement sous licence MIT apporte réellement

En auto-hébergement, Umami place les données brutes directement dans une base PostgreSQL en version 12.14 minimum, avec une API exposant sessions et événements via une bibliothèque cliente dédiée, sans aucun surcoût puisque la licence est MIT. Matomo On-Premise propose l’équivalent gratuitement aussi, mais réserve l’export direct vers S3 ou SFTP à sa propre fonction Data Export, quand l’accès MySQL direct reste, lui, sans restriction documentée.

Le seuil où l’auto-hébergement ne suffit plus à documenter le produit

Umami recense dix-sept intégrations communautaires, dont trois seulement comptent réellement — deux extensions WordPress et un module Nuxt, en plus de sa bibliothèque JavaScript. Aucune fenêtre d’attribution paramétrable ni suivi inter-domaines n’est documenté, contre une fenêtre de sept à quatre-vingt-dix jours et six modèles nommés chez Matomo Cloud. Passé le besoin d’une attribution multi-canal réglable, Umami ne publie simplement rien à opposer.

Le piège de facturation à connaître avant de signer

Sur Umami Cloud, chaque hit, chaque événement et chaque propriété stockée est compté comme une unité distincte : plus un site personnalise ses événements, plus vite son forfait s’épuise, sans qu’aucun seuil d’alerte ne soit documenté. Chez Matomo, le connecteur Data Warehouse ajoute dix pour cent au tarif Cloud, et les forfaits On-Premise sont annoncés à deux cent soixante-quinze, mille quatre cent cinquante et trois mille quatre cents par mois — en euros sur une page, en dollars sur une autre.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Umami existe-t-il en version auto-hébergée gratuite et en service payant ?
Umami se décline en deux formes : un logiciel libre auto-hébergé sous licence MIT, et un service hébergé payant, Umami Cloud, qui enregistre pages vues, referrers, navigateurs, systèmes, appareils, pays et événements personnalisés. Matomo se décline lui aussi en deux formes, mais différemment tarifées : le Cloud facturé au hit, et l’édition On-Premise à 0 euro avec des hits illimités, ses extensions restant payantes en plus. Un acheteur doit donc comparer une licence libre à une autre, pas un prix unique à un autre.
Comment Umami identifie-t-il un visiteur sans poser de cookie ?
Dans ses deux formes, Umami identifie le visiteur par un hachage du site, de l’hôte, du user-agent et d’un sel renouvelé chaque mois, sans cookie ni donnée personnelle identifiable ; Umami Cloud revendique en plus le CCPA, mais aucune exemption CNIL n’est mentionnée pour la France. Matomo tourne aussi sans cookie ni bandeau grâce à l’IP anonymisée et à l’absence de User ID, sous auto-évaluation CNIL, mais son mode CNIL désactive alors le User ID, l’inter-domaines, les Heatmaps, l’A/B Testing et le journal des visites.
Qu’est-ce qui compte comme une unité facturée sur Umami Cloud ?
Sur Umami Cloud, chaque hit, chaque événement et chaque propriété stockée compte comme une unité facturée : un site riche en propriétés d’événement consomme donc son quota plus vite, la facturation se faisant au mois ou à l’année via Stripe, sans onboarding ni siège imposé. Matomo cache trois coûts côté Cloud et On-Premise : le Data Warehouse Connector ajoute 10 % au prix, les hits comptent les robots et le trafic interne, et les bundles On-Premise vont de 275 à 3 400 par mois, en euros ou en dollars selon la page — l’éditeur publie les deux.
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