Le contrat de Piano Analytics impose un stockage exclusivement dans l’Union européenne ; sa politique de confidentialité place pourtant AWS, Snowflake et Gcore aux États-Unis, au Japon et en Australie. Matomo affiche la même faille, avec trois formulations différentes sur ses propres pages. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.





Le contrat de traitement de Piano Analytics exige que toutes les données soient stockées uniquement sur des serveurs situés dans l’Union européenne. Sa politique de confidentialité place pourtant ses hébergeurs ailleurs : AWS aux États-Unis comme au Japon et en Australie, Snowflake aux États-Unis et au Japon, Gcore aux États-Unis et au Japon également — seul Hetzner reste en Allemagne. Les transferts s’appuient sur des clauses contractuelles types et des règles d’entreprise contraignantes datées de deux mille vingt-deux ; le contrat et la politique restent l’un et l’autre publiés, sans que l’un ne cède à l’autre.
Matomo affirme dans sa FAQ qu’aucune donnée ne quitte l’Union européenne et qu’aucune clause contractuelle type n’est nécessaire — pendant que sa politique de confidentialité cite Help Scout et Twilio, deux sous-traitants américains, couverts justement par de telles clauses. Sur le lieu d’hébergement, Matomo publie même trois formulations différentes : Francfort sur la page tarifaire, Francfort avec sauvegardes à Dublin dans le contrat de traitement, cent pour cent Europe sans ville dans la FAQ. Piano et Matomo se contredisent chacun sur le même sujet, chacun à sa manière.
En mode exempté, fondé sur l’article 5.3 de la directive ePrivacy et les lignes directrices de la CNIL, une page de Piano Analytics autorise le suivi inter-domaines entre responsables de traitement communs. Une autre page l’interdit purement et simplement dans ce même mode exempté. Piano publie les deux positions sans indiquer laquelle prévaut pour un client qui s’appuie sur l’exemption de bandeau cookie.
Piano Analytics ouvre, via l’option Data Sharing, un accès SQL direct à Snowflake sur les tables d’événements, quand Data Flow exporte en CSV, JSON ou Parquet toutes les quinze à soixante minutes. Son Reporting API accepte dix mille lignes par appel, deux cent mille avec pagination, et l’éditeur revendique quarante-trois connecteurs PA Connect au quatorze septembre deux mille vingt-six, ainsi qu’une certification Europrivacy obtenue le quinze avril deux mille vingt-cinq. Aucun de ces éléments n’a d’équivalent chiffré chez Matomo.
Piano Analytics ne publie aucun prix public : Data Flow et Data Sharing se négocient au contrat, et le site oriente directement vers une démonstration plutôt que vers une page de tarifs. Matomo, lui, publie un prix d’entrée — mais deux versions contradictoires du même palier de cinquante mille hits mensuels, vingt-neuf euros hors taxe sur une page, vingt-six dollars sur une autre. Entre l’absence totale de prix et le prix doublement publié, aucun des deux ne donne un chiffre sur lequel un acheteur peut se fier sans écrire au commercial.
Le contrat-cadre de Piano indexe chaque année le prix au plus élevé de sept pour cent ou de la hausse annuelle de l’indice des prix à la consommation, et impute au client la taxe de vente ou la TVA due sur les abonnements de ses propres abonnés. Matomo cache ses coûts ailleurs : le connecteur Data Warehouse ajoute dix pour cent au tarif Cloud, et les forfaits On-Premise sont annoncés à deux cent soixante-quinze, mille quatre cent cinquante et trois mille quatre cents par mois — en euros sur une page, en dollars sur une autre.
Vous ne trouvez pas votre réponse ? Contactez-nous !
jordan@bulldozer-collective.comAccédez aux playbooks et aux retours de ceux qui façonnent la prochaine vague du marketing et de l'IA.