Matomo vs Piwik PRO: les deux heritiers de Piwik

Piwik PRO promet un plan gratuit que sa propre page de tarifs ignore

Piwik PRO décrit un plan Core gratuit de 500 000 actions par mois sur deux pages de campagne ; sa page de tarifs ne le liste pas. L’éditeur se contredit aussi sur l’existence de son offre auto-hébergée, sur une rétention dite illimitée que son propre glossaire dément, et sur ses régions d’hébergement. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 14 septembre 2026.

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Piwik PRO vs Matomo : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 14/09/2026
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À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Matomo agrège pages vues, events, téléchargements, etc. (bots, trafic interne inclus). Cloud : facturé au hit. On-Premise : 0 EUR, hits illimités, extensions payantes en plus.La suite (Analytics, Tag Manager, Data Activation, Consent management) suit visiteurs via cookie/visitor/user ID. Contradiction : Plateforme l'inclut, l'aide dit non pour les nouveaux comptes — l'éditeur publie les deux.
Le métier qu'il outille
Seul rôle nommé : l'analyste de données (connecteur BigQuery), demandes venant de « stakeholders ». Ailleurs, Matomo ne décrit que des types d'organisations, pas de rôles.L'éditeur cible marketeurs et analystes, ainsi que « marketing and legal teams » et « product teams », pour comprendre ce qui génère le trafic et où investir.
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Sans cookie, Matomo dégrade unique visitors, jours depuis dernière visite, visites/conversion. Mode CNIL : User ID, inter-domaines, journal des visites, profils visiteurs désactivés (Cloud/On-Premise).Sans consentement (config reconnue par la CNIL), Piwik PRO perd : « New vs. returning visitor: no data » et attribution au dernier clic seulement. Fusion avec d'autres sources et export de ces données sont aussi interdits.
Mesurer l'audience
Modèle de mesure
Rapports par visite, mais l'unité facturée en Cloud est le « Hit » (pages vues, events, téléchargements, bots/trafic interne inclus). Un ping Heartbeat Timer ne compte pas comme hit. On-Premise : aucun plafond.Modèle hybride : données en visiteurs/sessions/événements, mais l'unité facturée est l'« action » mensuelle (« Up to 2M actions monthly » sur Business, en euros). Timeout de session non publié.
Mesure sans cookie
Matomo tourne sans cookie ni bandeau (IP anonymisée, pas de User ID, opt-out). France : auto-évaluation CNIL, pas de liste officielle. Mode CNIL : perte User ID, inter-domaines, Heatmaps, A/B Testing, journal des visites.Config sans consentement listée par la CNIL (cookies visiteur off, IP masquée 1+ octet, domaines propres). Perte : new/returning visitor, dernier clic seulement ; fusion/export interdits, DPA à signer.
Rétention des données
Rétention réglable en jours (brutes)/mois (rapports), aucun défaut publié. Cloud : brutes limitées au palier (24 mois en Business), rapports illimités. On-Premise : conservation indéfinie. Exemption CNIL : logs limités à 25 mois.Rétention : 25 mois (Business), 25 ou personnalisée (Enterprise), « 37+ mois » (Secure Intelligence). Contradiction : une page dit illimitée en « Enterprise (On-Premises) », le glossaire le niant — l'éditeur publie les deux.
Données brutes
Export brut : API Live.getLastVisitsDetails (10 000/appel). On-Premise : MySQL direct possible, Cloud non. Cloud : Data Warehouse Connector payant (+10 %) vers BigQuery ; On-Premise : Data Export gratuit vers S3/SFTP.Événement unitaire accessible sur tous paliers payants, mais API seulement sur Business ; Enterprise ajoute l'export CSV (BigQuery, S3, Blob, SFTP) payant (3 fichiers/jour). 1ère extraction offerte, les suivantes facturées.
Attribution
Multi Channel Conversion Attribution : 6 modèles nommés (Last Interaction, Linear, Time Decay, etc.), fenêtre 7-90 jours. Inclus en Cloud ; extension premium annuelle en On-Premise. Inter-domaines désactivé en mode CNIL.Attribution : 6 modèles (Last/First click, Last non-direct, Linear, Position based 40/40/20, Time decay), plus modèles personnalisés à 100 % réparti par l'utilisateur. Fenêtre réglable par sous-rapport, min/max non publiés.
Hébergement et souveraineté
Matomo Cloud : données en Europe, éditeur en NZ, « aucune donnée vers un pays tiers ». Contradiction : la politique de confidentialité cite des sous-traitants US (Help Scout, Twilio) sous CCT — l'éditeur publie les deux.Lieux nommés : Azure public (US, Allemagne, Pays-Bas, Hong Kong), Azure UAE North, Elastx en Suède (« EU-operated ») ; cloud privé sur 60+ régions Azure ou Elastx. Business en Suède. DPA : sous-traitants limités UE/EEE.
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Exports interface : CSV, XML, HTML, TSV, JSON, RSS, lignes réglables sans plafond publié. API suit les mêmes formats, XLSX natif absent. Vers l'extérieur : Looker Studio gratuit, BigQuery, Power BI, Tableau.Export « JSON, CSV, XML » via API ou BigQuery, plafonné : « API only » sur Business, CSV (BigQuery, S3, Blob, SFTP) réservé à Enterprise, payant. Connecteurs : Sheets, Power BI. Aucun export PDF nommé.
Accès à l'API
API incluse dans les deux éditions (Cloud Business, plateforme libre On-Premise). Aucun quota chiffré publié : rate limiting selon palier, levable en Enterprise. Export brut par paquets de 10 000 enregistrements.API incluse sur tous les paliers payants, seul accès aux données brutes sur Business (dès 36 €/mois). Aucune unité de quota publiée ; la racine développeur n'a pas pu être récupérée.
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucun total d'intégrations affiché. Trois retenues : Google Analytics Importer, connecteurs moteurs de recherche (Search Console, Bing, Yandex), WooCommerce Analytics — plus Looker Studio gratuit. Les deux premières sont premium.31 intégrations nommées : tests A/B, Google, Microsoft, plateformes de consentement (Cookiebot, Cookie Information ; Didomi/OneTrust « deprecated »), exports. Clés : Search Console, Ads, exports bruts (BigQuery, S3, Blob, SFTP).
Connexion aux outils Google
Search Console : extension premium Search Engine Keywords Performance. GA : reprise via Google Analytics Importer. Looker Studio : connecteur gratuit. BigQuery : Data Warehouse Connector payant (+10 %). Ads/Sheets absents.8 intégrations Google : Ads, Sheets, Search Console, Looker Studio, Consent Mode v2, GTM (client/serveur). Looker Studio non natif : via un « community connector » (v1.4.2). Aucune intégration Google Analytics listée.
Mise en route et cadre
Support
Cloud : e-mail gratuit dès Business, Customer Success Manager en Enterprise. On-Premise : Forum en Community, e-mail 24/5 (12 h) en Team/Business, Dedicated Success + chat en Enterprise, 6 h en VIP. Langue du support non publiée.Business : forum (1 000 utilisateurs) et e-mail, sans account management. Enterprise ajoute support dédié, implémentation, onboarding ; account management dès Trusted Insights. Horaires et langue non publiés.
Hébergement des données
Matomo Cloud, trois formulations : page tarifaire « Francfort » ; DPA « Frankfurt, backups Dublin » ; FAQ « 100 % Europe, éditeur en NZ » sans ville — l'éditeur publie les trois. On-Premise : hébergement au choix du client.Business : « EU-operated cloud hosting in Sweden », DPA : « three Elastx data centres in Sweden ». Ailleurs : Azure (US, Allemagne, Pays-Bas, Hong Kong, UAE North), Suède, 60+ régions — deux séries, l'éditeur publie les deux.
Certifications
Éditeur (InnoCraft, NZ) : ISO 27001:2022, rapports Vanta, DPA (chiffrement, MFA, tests d'intrusion). Hébergeur : certifications renvoyées à AWS sans être listées. SOC 2, HDS absents. On-Premise : client-hébergé, sans DPA.Piwik PRO revendique ISO 27001, SOC 2 (type II) et HIPAA comme certifications propres. Hébergeur distinct : Azure « SOC 2-certified », centres Elastx/Azure choisis ISO 27001. HDS absent.
Ce qui se passe si vous partez
Matomo Cloud : pas de remboursement général (« non-refundable »), prorata si réduction majeure ou résiliation (préavis 10 j). Données supprimées 30 j après résiliation, logs jusqu'à 60 j. On-Premise : annulable à tout moment.Abonnement auto-renouvelé, annulation 30 j avant fin de période. Essai gratuit 30 j + 7 j avant suppression du compte. DPA : données supprimées/certifiées en fin de contrat. Export : API (tout palier), CSV brut (Enterprise).
Nombre de sièges minimum
Aucun minimum de sièges : Cloud facture au hit, Business inclut 30 membres/sites sans prix/siège. On-Premise Community gratuit : illimité. Bundles premium : 4 à 50+ utilisateurs max. Chaque palier s'ouvre à une personne.Aucun minimum de sièges publié : tarification bâtie sur les actions mensuelles et le nombre de domaines, sans limite d'utilisateurs. Cette absence n'équivaut pas à une confirmation qu'un seul utilisateur suffit.
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Matomo Cloud, deux versions du palier 50 000 hits/mois : page tarifaire « 29 €/mois HT » ; fiche machine « 26 $/mois » (5 M hits = 975 $) — l'éditeur publie les deux. On-Premise : 0 EUR, hits illimités, extensions en plus.Business dès 36 €/mois : 2 M actions/mois, 20 domaines, 25 mois rétention, Suède. Contradiction : deux pages décrivent un Core gratuit (500 000 actions, 14 mois, bascule déc. 2025), absent du tarif — l'éditeur publie les deux.
Ce qui fait grimper la facture
Trois coûts cachés. (1) Cloud : Data Warehouse Connector = +10 %. (2) Cloud : hits incluent robots/trafic interne, palier monte vite. (3) On-Premise : bundles 275/1 450/3 400/mois, € ou $ selon la page — l'éditeur publie les deux.Trois coûts cachés. (1) Dépassements : facturés fin de cycle, bascule auto si fréquents. (2) Prix indexés 4 %/an à l'anniversaire. (3) Business : add-ons payants ; Enterprise : CSV brut gratuit à la 1ère extraction seulement.

Que retenir

Un plan gratuit annoncé sur deux pages, absent de la troisième

Deux pages de campagne de Piwik PRO décrivent un plan Core gratuit : cinq cent mille actions par mois, quatorze mois de rétention, bascule annoncée pour décembre deux mille vingt-cinq. La page de tarifs, elle, ne le mentionne pas et démarre directement à trente-six euros par mois pour le palier Business, deux millions d’actions mensuelles, vingt domaines, vingt-cinq mois de rétention, hébergé en Suède. L’éditeur publie les deux versions de son offre d’entrée et ne corrige aucune des deux.

L’offre auto-hébergée existe, sauf pour les nouveaux comptes

La page plateforme de Piwik PRO inclut l’auto-hébergement dans sa description de la suite — Analytics, Tag Manager, Data Activation, gestion du consentement. La page d’aide dit l’inverse pour les nouveaux comptes, où cette option ne serait plus proposée. Les deux pages sont d’actualité chez l’éditeur et aucune ne renvoie à l’autre.

Une rétention dite illimitée que le glossaire du même éditeur dément

Piwik PRO annonce vingt-cinq mois de rétention en Business, vingt-cinq mois ou personnalisée en Enterprise, et trente-sept mois ou plus pour l’offre Secure Intelligence. Une page décrit en plus une rétention illimitée pour l’Enterprise On-Premises — que le glossaire du même éditeur nie explicitement. Matomo, de son côté, ne publie aucune durée par défaut en Cloud, où les données brutes restent plafonnées au palier souscrit, vingt-quatre mois en Business, pendant que l’On-Premise conserve indéfiniment.

Deux séries de régions d’hébergement pour la même offre Business

Une série de pages Piwik PRO situe l’hébergement Business en Suède, chez Elastx, présenté comme « EU-operated ». Une autre série nomme Azure public aux États-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas et à Hong Kong, plus Azure UAE North, avec un cloud privé disponible sur plus de soixante régions Azure ou Elastx — les deux séries sont publiées par le même éditeur, sans que l’une n’efface l’autre. Le contrat de traitement limite pourtant les sous-traitants à l’Union européenne et à l’Espace économique européen, une précision qui ne referme pas l’écart entre les deux séries de régions.

Deux unités de facturation qui ne se traduisent pas l’une dans l’autre

Piwik PRO facture à l’action mensuelle — jusqu’à deux millions d’actions par mois en Business, en euros. Matomo Cloud facture au hit, une unité différente qui inclut bots et trafic interne, avec en plus deux prix publiés pour le même palier de cinquante mille hits par mois : vingt-neuf euros hors taxe sur la page tarifaire, vingt-six dollars sur une fiche produit — l’éditeur publie les deux et n’en corrige aucun.

Ce que Piwik PRO apporte réellement, au-delà de la mesure d’audience

Piwik PRO regroupe trente-et-une intégrations nommées — tests A/B, plateformes de consentement comme Cookiebot, exports vers BigQuery, S3, Blob et SFTP — et propose six modèles d’attribution plus des modèles personnalisés à répartition libre. Matomo ne publie aucun total d’intégrations et réserve ses connecteurs clés, comme l’import Google Analytics, à des extensions payantes.

Le piège de facturation à connaître avant de signer

Chez Piwik PRO, les dépassements sont facturés en fin de cycle avec bascule automatique de palier en cas de dépassements fréquents, et les prix s’indexent de quatre pour cent chaque année à la date anniversaire. Chez Matomo, les forfaits On-Premise sont annoncés à deux cent soixante-quinze, mille quatre cent cinquante et trois mille quatre cents par mois — en euros sur une page, en dollars sur une autre, là encore sans correction publiée.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Quelle est l’unité facturée par Piwik PRO sur son offre Business ?
Piwik PRO facture un modèle hybride : les données s’affichent en visiteurs, sessions et événements, mais l’unité facturée reste l’action mensuelle, avec un palier Business jusqu’à 2 millions d’actions par mois, en euros ; le timeout de session n’est pas publié. Matomo, lui, rapporte par visite mais facture au Hit en Cloud (pages vues, événements, téléchargements, bots et trafic interne inclus, un ping Heartbeat Timer ne comptant pas), sans plafond en On-Premise. Un acheteur doit comparer une action à un hit, pas un chiffre à l’autre.
L’export CSV brut de Piwik PRO est-il inclus sur toutes les offres ?
Piwik PRO limite l’export à l’API sur l’offre Business ; le CSV brut (vers BigQuery, S3, Blob ou SFTP) est réservé à l’Enterprise et payant, aucun export PDF n’étant nommé. Matomo, lui, propose en interface des exports CSV, XML, HTML, TSV, JSON et RSS sans plafond de lignes publié, son API suivant les mêmes formats mais sans XLSX natif, et se connecte gratuitement à Looker Studio, BigQuery, Power BI et Tableau. Un acheteur cherchant l’export brut sans surcoût doit donc regarder du côté de Matomo plutôt que du palier Business de Piwik PRO.
Combien coûte l’offre Business de Piwik PRO et que couvre-t-elle ?
Piwik PRO propose Business à 36 euros par mois (2 millions d’actions, 20 domaines, 25 mois de rétention, Suède) ; deux pages de l’éditeur décrivent aussi un Core gratuit (500 000 actions, 14 mois, bascule prévue en décembre 2025), absent de la grille tarifaire — l’éditeur publie les deux versions. Matomo Cloud affiche, pour son palier à 50 000 hits par mois, deux montants selon la page : 29 euros hors taxe, ou 26 dollars (975 dollars pour 5 millions de hits) — l’éditeur publie aussi les deux ; l’édition On-Premise reste à 0 euro, hits illimités.
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