Notion vs Obsidian : base de connaissance d’équipe

La licence commerciale d’Obsidian n’apporte rien, et il l’écrit

Obsidian publie que sa licence commerciale n'ouvre aucune fonction et qu'aucun minimum de sièges n'est exigé. Le prix d'entrée en entreprise est donc zéro. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 2 septembre 2026.

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Notion vs Obsidian : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 02/09/2026
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À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Des pages faites de blocs et des bases de données relationnelles, plafonnées à 250 000 lignes et 500 propriétés, affichées en tableau, chronologie, galerie ou graphiqueProduit des fichiers Markdown en texte brut stockés localement dans un dossier appelé « coffre » (vault), reliés entre eux par des liens internes, un graphe et un canevas. Aucune métrique.
Le métier qu'il outille
Le responsable d'équipe qui écrit la documentation et suit l'avancement au même endroit : l'éditeur présente les bases projets et tâches comme l'outil de suivi de son équipeÉditeur Markdown et base de connaissances personnelle : notes, journal, bases de connaissances, gestion de projet. Outil d'écriture et de pensée, non un outil de reporting ou de BI.
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Qui a modifié quoi au-delà de la fenêtre d'historique du palier — sept, trente ou quatre-vingt-dix jours. Le journal d'audit, conservé un an, est réservé à EnterpriseNe synchronise rien tant que l'application est fermée : aucune synchronisation en arrière-plan. Donc aucun état serveur fiable, aucun tableau de bord d'équipe, aucune vue temps réel de l'activité.
Écrire, ranger, retrouver
Modèle de document
Tout est bloc : une page accepte des sous-pages imbriquées sans profondeur maximale publiée, et une base s'insère en ligne dans une page ou occupe une page entièreUn coffre est un simple dossier du système de fichiers contenant notes, pièces jointes et le dossier de configuration .obsidian ; les sous-dossiers s'imbriquent librement, comme dans l'explorateur.
Bases de données et vues
Propriétés typées, relations, rollups et formules. La documentation plafonne chaque base à 250 000 lignes et 500 propriétés, et une relation bidirectionnelle à 10 000 référencesNatif depuis la version 1.9 : Bases est un greffon interne officiel créant des vues type base de données sur vos notes, avec tri, filtres et édition des propriétés.
Travail hors ligne
Partiel sur les applications bureau et mobiles, absent du navigateur. Une base téléchargée ne descend que ses cinquante premières lignes, le reste se télécharge à la mainArgument central : les notes sont enregistrées localement sur l'appareil, accessibles même hors ligne, sans compte ni télémétrie. La synchronisation est un ajout, pas une condition d'usage.
Recherche
La recherche de pages est ouverte à tous. La recherche sémantique, qui lit les PDF importés et les applications connectées, exige Business ou EnterpriseOpérateurs file:, path:, content:, tag:, line:, block:, section:, task:, match-case:, ignore-case:, combinables en AND/OR/NOT avec parenthèses. Recherche locale, instantanée, sur tout le coffre.
Fonctions IA
Réservées à Business et Enterprise, avec une allocation incluse dont le volume n'est pas publié. Au-delà, les crédits coûtent 10 $ les mille par mois, 13 $ en annuelAucune fonction IA native : absente de la liste des 30 greffons internes publiée à obsidian.md/help/plugins au 2026-09-02. Des greffons communautaires tiers existent, hors produit, coût non publié.
Partage et publication
Six niveaux d'accès, dont deux réservés à Business et Enterprise, et des liens publics à expiration. Le mot de passe sur une page publiée n'existe pas : l'éditeur écrit « not at the moment »Obsidian Publish : 8 USD par site et par mois facturé annuellement, 10 USD au mois, 4 Go d'hébergement, thème et domaine personnalisés, mots de passe multiples à l'échelle du site.
Export et réversibilité
PDF, HTML, Markdown et CSV. L'export de l'espace entier peut prendre jusqu'à trente heures, son lien expire, et la vue Formulaire ne s'exporte pas du toutRéversibilité maximale : vous emportez le dossier. Formats de fichiers ouverts, aucun verrouillage propriétaire ; les notes restent éditables dans n'importe quel éditeur de texte.
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Markdown, CSV, HTML et PDF page par page à tous les paliers. L'export PDF de l'espace entier et l'inclusion des sous-pages exigent Business ou EnterpriseIl n'y a pas d'export : les fichiers sont déjà des .md en texte brut non propriétaire sur votre disque, lisibles par n'importe quel éditeur. Aucune page « export » publiée à ce jour.
Rapports partageables
Publication web par Notion Sites, un domaine notion.site en gratuit et cinq en payant. Retirer la marque Notion et brancher un domaine coûte 10 $ par mois et par domaineAucune fonction de rapport. Le partage passe par un site Obsidian Publish payant, par une vue Bases embarquée dans une note, ou par l'envoi du fichier Markdown lui-même.
Accès à l'API
API REST publique sans palier requis, créée par les propriétaires d'espace. Trois requêtes par seconde en moyenne par intégration, charge utile plafonnée à mille blocs ou 500 KoAPI de greffons en TypeScript, exécutée localement dans l'application. Aucune API REST/HTTP publique documentée : absente de docs.obsidian.md/Home relevé au 2026-09-02.
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucun total n'est annoncé sur la page Connections au 2 septembre 2026. Les trois mises en avant sont Slack, Google Drive et GitHub, rangées en quinze catégories30 greffons internes officiels (Bases, Canvas, Sync, Publish, Recherche…). Les greffons communautaires sont du code tiers, pas une fonction produit : Obsidian avertit qu'ils peuvent nuire.
Connexion aux outils Google
Connecteurs Drive, Agenda et Gmail, mais réservés à Business et Enterprise. Google Sheets est absent de la liste de connecteurs publiée au 2 septembre 2026Aucune intégration Google native. Google Drive n'est qu'un dossier de synchronisation tiers, non pris en charge officiellement sur iOS ; Google Keep n'existe qu'en import à sens unique.
Reprise des données existantes
Import direct depuis Confluence, Asana, Evernote et Trello, avec correspondance des champs vers les propriétés d'une base existante. Dix tableaux Trello par import au maximumGreffon officiel Importer : Notion, Evernote, OneNote, Apple Notes, Google Keep, Roam, Logseq, Bear, Craft, HTML, CSV, Markdown, Textbundle. Les .md existants se glissent simplement dans le dossier.
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
Vingt-deux langues dont le français, aux côtés de l'arabe, de l'hébreu et du vietnamien. Aucune page éditeur ne dit quels écrans restent en anglaisInterface traduite en plusieurs langues par des traducteurs bénévoles, réglable dans Réglages → Général. L'éditeur ne publie ni la liste ni le nombre de langues (voir NON VÉRIFIÉ).
Support
En gratuit et en Plus, le seul canal est le bouton d'aide dans l'application. Le support permanent et les Customer Success Managers arrivent en Business et Enterprise, sans horaire ni langue publiésE-mail support@obsidian.md limité aux licences commerciales, au compte, au paiement, à Sync et Publish. Le reste passe par Discord et forum communautaires. Aucun horaire ni SLA publié.
Hébergement des données
Sur AWS, mais les deux pages officielles ne décrivent pas le même périmètre : la page sécurité ne cite que deux zones américaines, la page résidence ajoute Francfort, Tokyo et Séoul, en EnterpriseLes notes vivent d'abord sur votre appareil. Pour Sync, quatre régions serveur : Europe (Francfort, Allemagne), Amérique du Nord (San Francisco), Asie (Singapour), Océanie (Sydney), plus Automatique.
Certifications
SOC 2 Type 2, BSI C5 et quatre normes ISO — 27001, 27701, 27017 et 27018 — obtenues par l'éditeur. La certification HDS est absente de cette liste au 2 septembre 2026Aucune certification (SOC 2, ISO 27001) publiée : absente de la page Security au 2026-09-02. L'éditeur publie à la place des audits indépendants Cure53 et Trail of Bits.
Ce qui se passe si vous partez
Remboursement sous trois jours après une facture mensuelle, trente jours après une facture annuelle. La corbeille tient trente jours ; la suppression d'un espace est définitiveLes fichiers locaux restent intacts sur vos appareils. Le coffre distant Sync, historique inclus, est conservé un mois après la fin de l'abonnement, puis supprimé.
Nombre de sièges minimum
Aucun minimum publié sur la page tarifaire. En revanche un espace gratuit qui compte deux propriétaires ou plus est plafonné à mille blocs, ce qui force la montée de palierAucun minimum : le logiciel est gratuit, donc aucun achat de sièges n'est imposé. Un coffre distant partagé accepte jusqu'à 20 personnes ; 25 licences ouvrent la page Enterprise.
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Plus affiché à 10 $ par membre et par mois, avec trente jours d'historique. L'IA et les connecteurs tiers imposent Business à 20 $ ; la page n'indique pas la périodicité de facturationPrix d'entrée : 0 USD, sans limite ni compte. Licence commerciale facultative 50 USD/utilisateur/an, sans bénéfice fonctionnel. Sync 4 USD/utilisateur/mois annuel. Publish 8 USD/site/mois annuel.
Ce qui fait grimper la facture
Les crédits, vendus 10 $ les mille et non reportables d'un mois sur l'autre, et l'asymétrie du prorata : un membre ajouté est facturé rétroactivement, un membre retiré ne l'est jamaisLe stockage et le volume de fichiers : le plan Sync Standard plafonne à 1 Go, 1 coffre, 5 Mo par fichier, un mois d'historique. Le passage à Plus lève ces plafonds.

Que retenir

Le fait qui casse la plupart des comparatifs

Obsidian écrit deux choses qu’il faut lire ensemble : aucun minimum de sièges n’est exigé, et appliquer une licence commerciale n’apporte aucun bénéfice fonctionnel dans l’application. Les cinquante dollars par utilisateur et par an sont donc du soutien, pas un droit d’usage. Le prix d’entrée réel en entreprise est zéro. En face, Notion facture au membre, avec une asymétrie de prorata : ajouter est facturé rétroactivement, retirer ne l’est jamais avant le cycle suivant.

Le hors ligne est le vrai motif de choix

Chez Obsidian, les fichiers sont sur votre disque : c’est l’outil, pas une option. Notion offre un hors ligne partiel sur les applications bureau et mobiles, absent du navigateur, et ne descend que les cinquante premières lignes d’une base téléchargée. Mais la contrepartie d’Obsidian est nette : rien ne se synchronise application fermée, et le partage d’un coffre distant plafonne à vingt personnes.

Une limite d’Obsidian rarement documentée ailleurs

Sa recherche n’indexe que le contenu des notes et des canevas. Un PDF déposé dans le coffre n’est trouvable que par son nom ou son chemin. Notion, lui, ouvre une recherche sémantique sur les PDF importés — mais à partir de Business seulement.

Les bases de données existent des deux côtés, depuis peu chez l’un

Bases est devenu un greffon officiel d’Obsidian : vues tableau et cartes, filtres combinables, formules. Tout comparatif qui parle encore d’un greffon communautaire est périmé. Notion reste plus loin sur ce terrain — relations, rollups, 250 000 lignes par base — mais l’écart s’est réduit.

Sur l’Europe, Obsidian répond mieux, à moitié

Son service de synchronisation propose une région européenne à Francfort. Mais son service de publication héberge chez Cloudflare, sur des serveurs situés à San Francisco. Deux services payants, deux régimes d’hébergement différents, à ne pas confondre. Notion propose Francfort en Enterprise seulement, et ses deux pages officielles ne décrivent pas le même périmètre.

Sur les certifications, l’écart est net

Notion revendique SOC 2 Type 2, BSI C5 et quatre normes ISO. Obsidian ne publie ni SOC 2 ni ISO 27001 sur sa page sécurité : il documente des audits externes menés par deux cabinets nommés. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas une certification, et il faut le dire ainsi.

Ce que vous perdez en quittant Notion

L’IA, absente d’Obsidian en natif ; la collaboration en temps réel ; et les invités, gratuits et illimités en payant chez Notion. Ce que vous perdez en quittant Obsidian tient en une phrase : la propriété de vos fichiers, en Markdown, sur votre disque, lisibles sans lui.

Questions fréquentes

Vous ne trouvez pas votre réponse ? Contactez-nous !

jordan@bulldozer-collective.com
Obsidian propose-t-il une fonction d’intelligence artificielle native ?
Non : aucune fonction IA native n’existe chez Obsidian, absente de la liste de ses trente greffons internes publiée au 2 septembre 2026 ; seuls des greffons communautaires tiers en proposent, hors produit et à coût non publié. Notion, à l’inverse, réserve ses fonctions IA à Business et Enterprise, avec des crédits vendus 10 dollars les mille par mois. Pour l’acheteur qui veut de l’IA intégrée à l’éditeur, Obsidian ne le propose pas nativement.
Obsidian expose-t-il une API REST publique ?
Non : Obsidian ne documente aucune API REST ou HTTP publique, absente de sa documentation au 2 septembre 2026. Seule existe une API de greffons en TypeScript, exécutée localement dans l’application. Notion, lui, propose une API REST publique sans palier requis, limitée à 3 requêtes par seconde en moyenne par intégration. Pour l’acheteur qui veut brancher un service externe par API web, Obsidian ne le permet pas.
Combien de personnes un coffre distant partagé d’Obsidian accepte-t-il au maximum ?
Obsidian n’impose aucun minimum de sièges, le logiciel étant gratuit, mais un coffre distant partagé via Sync accepte jusqu’à 20 personnes ; au-delà de 25 licences, l’éditeur oriente vers sa page Enterprise. Notion, lui, ne publie aucun minimum non plus, mais plafonne un espace gratuit à deux propriétaires ou plus à mille blocs. Pour l’acheteur avec une équipe de plus de 20 personnes sur un même coffre, Obsidian impose donc de passer à une licence Enterprise.

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