Jira vs Redmine : open source contre Atlassian

Redmine ne facture rien, et personne d’autre ne fournit le support

Redmine se télécharge gratuitement sous licence GPL v2, quand Jira reste gratuit jusqu’à 10 utilisateurs puis facture 8,60 $ par utilisateur et par mois pour les 100 premiers sièges, en dégressif ensuite. L’écart ne se joue pas sur le prix : Redmine ne vend ni support, ni SLA, ni hébergement — seuls des forums, un canal IRC et un Slack non officiel sont indiqués — quand ce cadre est inclus dans l’abonnement Jira. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 7 septembre 2026.

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Redmine vs Jira : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 07/09/2026
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À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
Redmine gère des « demandes » (issues) : rattachées à un projet, portées par un utilisateur, liées à une version, avec sous-tâches et relations — une appli de gestion de projet auto-hébergeable.L'avancement des tickets par sprint : santé du sprint, jours restants, temps de résolution, créés contre résolus
Le métier qu'il outille
Redmine.org ne nomme aucun persona (07/09/2026) : l'administrateur installe/configure l'instance, le membre de projet a un « rôle » et, au quotidien, crée/met à jour une demande et saisit son temps.Le chef de produit ou de programme technique, qui arbitre les dates de livraison et l'affectation des équipes
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Redmine ignore le temps passé si personne ne le saisit : seule la saisie manuelle existe (« Log time », ou `refs #435 @1h30` en commit), sans chronomètre ni capture automatique (07/09/2026).Le coût d'un projet : sa documentation de suivi du temps ne mentionne ni taux horaire, ni budget, ni reporting financier
Piloter le travail
Vues disponibles
Cinq vues au cœur, sans palier (07/09/2026) : liste filtrable, calendrier, Gantt, feuille de route, récapitulatif, plus « My page ». Calendrier/Gantt s'activent par projet. Aucun kanban en cœur : plugin tiers.Tableau, calendrier et chronologie dès les paliers de base. La chronologie multi-projets des Plans exige Premium ou Enterprise
Dépendances entre tâches
Dépendances natives : related to, duplicates/duplicated by, blocks/blocked by, precedes/follows, copied from/copied to. Décalage automatique documenté seulement pour precedes/follows. Aucun chemin critique (07/09/2026).Elles vivent dans les Plans, et l'administrateur choisit quels types de liens les matérialisent. Aucun chemin critique documenté
Charge et capacité
Aucune vue de charge par personne, capacité paramétrable ni alerte de surcharge (07/09/2026). Ce qui s'en approche : temps estimé cumulé sur la tâche parente, récapitulatif par assigné, feuille de route pondérée.La capacité relève des Plans. Le comparatif des paliers la place en Enterprise, la documentation produit la place en Premium
Suivi du temps
Suivi du temps natif mais modulaire (activable par projet). Saisie manuelle, sur une demande ou au niveau projet, durée en 1h/30m/1h30m/1.5, avec activité et commentaire. Aucun chronomètre, aucune refacturation (07/09/2026).Saisie manuelle, avec heures par jour et jours par semaine paramétrables. Ni chronomètre, ni refacturation dans le produit
Automatisations
Pas de moteur d'automatisation, donc aucun quota mensuel ni palier (07/09/2026). Existant : workflow (transitions par rôle/tracker, manuelles), champs read-only/required. Auto : % Done dérivé du statut, dates follows décalées.Allocation mensuelle en étapes : cent cinquante par abonnement en gratuit, puis quatre cents, sept cent cinquante et mille par utilisateur
Accès invités et clients
Accès invité gratuit, non facturé : deux rôles fixes, Non member/Anonymous, sur projets publics. Lecture seule possible ; Authentication required coupe l'accès anonyme. Portail client absent (07/09/2026) : plugins Helpdesk/CRM.Aucun invité gratuit : tout utilisateur ajouté à une application est facturé, même s'il n'accepte jamais l'invitation
Rapports et tableaux de bord
Trois rapports natifs inclus : récapitulatif (tracker/priorité/assigné, ouvertes/fermées/total), temps passé regroupé au jour (CSV), My page à huit blocs. Agrégation cross-project ; export plafonné à 500 lignes.Vingt-six widgets préinstallés : flux d'activité, camemberts, burndown de sprint et statistiques croisées, alimentés par filtres et requêtes JQL
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Exports (07/09/2026) : CSV/PDF des demandes plafonnés à 500 par défaut (modifiable par l'admin, pas par un palier), CSV du temps passé, PNG du Gantt via ImageMagick. Aucun XLSX, Sheets, Looker Studio.Depuis une recherche : CSV tous champs, champs courants ou champs du filtre, plus Word et XML. Environ cent cinquante tickets par export Word
Rapports partageables
Partage sans palier (07/09/2026) : requêtes publiques/privées, projets « Public » visibles des non-membres. Envoi programmé seulement via `send_reminders` en cron ; aucun planificateur ni marque blanche.Tableaux de bord et filtres se partagent, y compris publiquement, via un réglage d'administration du site dédié à ce partage
Accès à l'API
API REST incluse (07/09/2026), sans option payante (pas de palier) : 24 ressources, XML/JSON. Quota : pagination de 25 par défaut, 100 au maximum par requête ; aucune limite de débit.Rafale de cent requêtes de lecture par seconde, cinquante en écriture, et vingt écritures par ticket toutes les deux secondes
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucun nombre d'intégrations annoncé (07/09/2026) ; trois comptent : SCM (Subversion, Git, Mercurial, Bazaar, CVS), LDAP multiple, création de demande par e-mail. Le reste : Plugin Directory tiers.Plus de quatre mille applications au Marketplace. Côté Google : Jira Cloud for Sheets, les Smart Chips Docs et Slides, et Bitbucket
Connexion aux outils Google
Aucune connexion Google (Search Console, Analytics, Ads, Sheets, Looker Studio) dans la liste de fonctionnalités ni le guide admin (07/09/2026). Seule voie : un plugin tiers du Plugin Directory.Un module officiel importe les données Jira dans Sheets par filtre ou requête JQL. L'éditeur déconseille l'export direct
Reprise des données existantes
Migration (07/09/2026) : deux tâches rake (`migrate_from_trac`, `migrate_from_mantis`), « Obsolete: Does not work ». Jira, Bugzilla, Scarab et d'autres : scripts communautaires non supportés, sans mapping ni accompagnement.Les imports documentés couvrent CSV, JSON, Bitbucket et Trello. Ni Asana ni monday.com ne figurent dans cette liste officielle
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
« Multilanguage support » annoncé (langue au choix de l'utilisateur ; défaut anglais admin), traductions dans `/config/locales`. Langues livrées et complétude du français : non publiées par l'éditeur (07/09/2026).Le français fait partie des vingt et une langues d'interface, avec une couverture complète sur Jira et le portail client
Support
Aucun support vendu (07/09/2026) : redmine.org renvoie forums, IRC, Slack non officiel, sans langue, horaires, canal prioritaire, SLA — aucun palier n'en ouvre un. Engagement : versions (mineures/3 mois, majeures 1×/an).Support en anglais et en japonais seulement, alors que l'interface est traduite. Neuf heures ouvrées en Standard, 24/7 en Premium
Hébergement des données
Aucun pays d'hébergement à nommer : l'éditeur n'héberge rien, Redmine étant auto-hébergeable ; l'installation crée sa base (PostgreSQL 14, MySQL 8.0–8.1, SQL Server 2012+, SQLite 3). Aucune contradiction relevée (07/09/2026).Résidence UE et Allemagne dès Standard selon la page dédiée, Enterprise selon le comparatif. Sept catégories de données restent hors périmètre
Certifications
Aucune certification (ISO 27001, SOC 2, HDS) revendiquée (07/09/2026) : pas de page sécurité, conformité, DPA ni statut. Cohérent avec l'auto-hébergement — certification sur l'infra de l'exploitant, pas Redmine.ISO/IEC 27001:2022 et un rapport SOC 2 Type 2 couvrant Jira. L'hébergeur d'infrastructure n'est nommé sur aucune de ces pages
Ce qui se passe si vous partez
Ni abonnement, ni remboursement, ni résiliation : données dans votre base et le répertoire `files`. Sauvegarde : Database et Attachments, via `mysqldump`, `pg_dump -Fc`, `rsync` — export intégral avant/après usage (07/09/2026).Le site reste accessible quinze jours après la fin de l'abonnement, puis il est désactivé. Aucune durée de rétention n'est chiffrée
Nombre de sièges minimum
Aucun (07/09/2026). Pas de palier, donc pas de siège minimum : trois statuts existent — Active, Registered, Locked — sans limite d'utilisateurs. Un compte verrouillé perd l'accès ; mesure d'accès, non de facturation.En annuel, on achète une tranche d'utilisateurs, pas des sièges : l'éditeur écrit que la tranche ne peut être modifiée
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
Pas de prix ni de grille tarifaire : Redmine, open source sous GPL v2, distribué gratuitement en `.tar.gz`/`.zip` (versions 6.0.11, 6.1.4, 7.0.1, du 26/08/2026). Fournis : logiciel, doc. Non fournis : hébergement, support, SLA.Gratuit jusqu'à dix utilisateurs. Au-delà, l'éditeur publie 8,60 $ par utilisateur et par mois pour les cent premiers sièges, dégressif ensuite
Ce qui fait grimper la facture
Coût réel = exploitation : onze étapes d'installation (Ruby 3.1/3.2/3.3 + Rails 7.2), composants optionnels (ImageMagick, Ghostscript, Pandoc 3.8.3+, Sidekiq), maintenance trimestrielle (mineures/3 mois, majeures 1×/an).Chaque utilisateur ajouté est facturé même inactif, franchir une tranche annuelle impose la suivante, et les applications du Marketplace s'ajoutent

Que retenir

Le logiciel est gratuit, l’exploitation ne l’est pas

Redmine se télécharge sans frais sous licence GPL v2 (versions 6.0.11, 6.1.4 et 7.0.1, publiées le 26 août 2026). Mais l’installation documentée compte onze étapes, avec Ruby 3.1, 3.2 ou 3.3 et Rails 7.2, des composants optionnels — ImageMagick, Ghostscript, Pandoc à partir de la version 3.8.3, Sidekiq — puis une maintenance trimestrielle pour les versions mineures et une fois par an pour les versions majeures. Jira, à l’inverse, reste gratuit jusqu’à dix utilisateurs puis facture huit dollars et soixante cents par utilisateur et par mois pour les cent premiers sièges, en dégressif ensuite : le coût ne disparaît dans aucun des deux cas, il se déplace seulement — vers l’exploitation d’un côté, vers l’abonnement de l’autre.

Sans éditeur, le support n’est promis par personne

Redmine ne vend aucun support : redmine.org renvoie vers des forums, un canal IRC et un Slack non officiel, sans langue garantie, sans horaires et sans clause de niveau de service — le seul engagement écrit porte sur le rythme des versions, une mineure tous les trois mois et une majeure une fois par an. Jira, qui traduit son interface en vingt-et-une langues dont le français, ne fournit pourtant son support qu’en anglais et en japonais, sur neuf heures ouvrées au palier Standard et vingt-quatre heures sur vingt-quatre au palier Premium. Le choix n’est donc pas entre un support présent et un support absent, mais entre aucun support contractualisé et un support qui ne couvre pas la langue de l’interface.

Jira vend une tranche d’utilisateurs, Redmine ne vend rien du tout

En engagement annuel, Jira facture par tranche d’utilisateurs et non par siège individuel, et l’éditeur écrit que cette tranche ne peut pas être modifiée en cours d’engagement. Redmine n’a ni palier ni siège à acheter : trois statuts de compte existent — Active, Registered, Locked — sans aucune limite de nombre d’utilisateurs ; un compte verrouillé perd l’accès, ce qui relève du contrôle d’accès et non de la facturation. Les deux éditeurs ne comptent donc pas seulement différemment : l’un compte, l’autre ne compte pas du tout.

Redmine facture zéro utilisateur, Jira facture même celui qui n’a jamais ouvert son invitation

Chez Redmine, l’accès invité est gratuit et non facturé, via deux rôles fixes — Non member et Anonymous — sur les projets publics, avec une option Authentication required qui coupe l’accès anonyme quand l’administrateur le souhaite. Chez Jira, il n’existe aucun invité gratuit : tout utilisateur ajouté à une application est facturé, même s’il n’accepte jamais l’invitation. L’API suit une logique tout aussi inversée : celle de Redmine, incluse sans option payante, ne porte aucune limite de débit, quand celle de Jira plafonne à cent requêtes de lecture par seconde, cinquante en écriture, et vingt écritures par ticket toutes les deux secondes.

Ce que Redmine ne fait pas nativement s’achète ailleurs, sans garantie

Le cœur de Redmine ne propose ni moteur d’automatisation, ni vue de charge par personne, ni chemin critique, ni tableau kanban — ce dernier n’existe que via un plugin tiers du Plugin Directory, sans mapping ni accompagnement documentés par l’éditeur. Ce qui s’en approche reste indirect : temps estimé cumulé sur la tâche parente, récapitulatif par assigné, feuille de route pondérée. Une équipe qui a besoin de ces briques en natif et garanti par un éditeur sort donc du périmètre que le cœur de Redmine couvre seul, et bascule vers des plugins non accompagnés ou vers un autre outil.

Jira ne s’accorde pas avec lui-même sur la capacité et sur la résidence des données

Sur la gestion de la capacité, le comparatif des paliers Jira la place en Enterprise quand la documentation produit la place en Premium — les deux pages de l’éditeur se contredisent, sans qu’on puisse dire laquelle est à jour. Sur l’hébergement, la page dédiée à la résidence des données situe l’Union européenne et l’Allemagne dès le palier Standard, quand le comparatif des paliers la réserve à l’Enterprise ; sept catégories de données restent de toute façon hors de ce périmètre annoncé. Redmine échappe à ce type de contradiction pour une raison simple : auto-hébergé, il ne publie aucune page d’hébergement, puisqu’il n’héberge rien lui-même.

Ce que personne ne garantit après la rupture du contrat

Chez Jira, le site reste accessible quinze jours après la fin de l’abonnement puis se désactive, sans qu’aucune durée de rétention des données ne soit chiffrée au-delà. Chez Redmine, il n’y a ni abonnement ni résiliation à gérer : les données restent dans la base et le répertoire files de l’installation, et leur sauvegarde — via mysqldump, pg_dump -Fc ou rsync — reste entièrement à la charge de qui l’exploite, avant et après tout usage. Le vrai piège n’est donc pas le même des deux côtés : chez Jira, c’est une durée de rétention non chiffrée ; chez Redmine, c’est l’absence de qui que ce soit d’autre pour faire cette sauvegarde à votre place.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Un invité Redmine est-il facturé, contrairement à Jira ?
Non : l’accès invité de Redmine reste gratuit et non facturé, via deux rôles fixes, Non membre et Anonyme, sur les projets publics. Chez Jira à l’inverse, tout utilisateur ajouté à une application est facturé, même s’il n’accepte jamais l’invitation. Pour l’acheteur qui veut donner un accès en lecture à des externes, Redmine ne fait donc pas grimper la facture, contrairement à Jira.
Combien d’étapes d’automatisation le plan gratuit de Jira inclut-il ?
Le plan gratuit de Jira inclut 150 étapes d’automatisation par abonnement chaque mois, puis quatre cents, sept cent cinquante et mille par utilisateur selon le palier supérieur. Redmine, lui, ne dispose d’aucun moteur d’automatisation, donc d’aucun quota mensuel ni palier à ce sujet. Pour l’acheteur qui veut automatiser des workflows, seul Jira propose ce mécanisme, avec un compteur strict sur le gratuit.
Combien de widgets Jira propose-t-il en tableau de bord par défaut ?
Jira propose 26 widgets préinstallés — flux d’activité, camemberts, burndown de sprint, statistiques croisées — alimentés par filtres et requêtes JQL. Redmine, de son côté, se limite à 3 rapports natifs : récapitulatif, temps passé regroupé au jour, et une page personnelle à huit blocs, avec un export plafonné à 500 lignes. Pour l’acheteur qui veut des tableaux de bord riches, l’écart de richesse entre les deux outils est donc net.

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