Jira vs monday : suivi produit

Le PMO d’un côté, l’équipe produit de l’autre

monday.com nomme le PMO en premier de ses cas d'usage. Jira outille le chef de programme technique. Les deux gèrent des tâches, et s'adressent à deux organisations différentes. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 2 septembre 2026.

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monday.com vs Jira : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 02/09/2026
monday.comJira
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
L'avancement des tâches et des projets, agrégé en tableaux de bord plafonnés à vingt mille éléments toutes sources confonduesL'avancement des tickets par sprint : santé du sprint, jours restants, temps de résolution, créés contre résolus
Le métier qu'il outille
Le PMO, que l'éditeur nomme en premier de ses cas d'usage, décrit comme responsable des projets et de la livraisonLe chef de produit ou de programme technique, qui arbitre les dates de livraison et l'affectation des équipes
Ce qu'il ne sait pas vous dire
L'utilisation des ressources consolidée entre projets : elle n'existe qu'en Enterprise. En dessous, la vue Charge reste mono-tableauLe coût d'un projet : sa documentation de suivi du temps ne mentionne ni taux horaire, ni budget, ni reporting financier
Piloter le travail
Vues disponibles
Tableau et Kanban dès le gratuit, Gantt, chronologie et calendrier en Standard. Graphique et charge de travail réservés au ProTableau, calendrier et chronologie dès les paliers de base. La chronologie multi-projets des Plans exige Premium ou Enterprise
Dépendances entre tâches
Quatre types de liens, décalage automatique en mode souple ou strict, chemin critique dans le Gantt. La colonne exige ProElles vivent dans les Plans, et l'administrateur choisit quels types de liens les matérialisent. Aucun chemin critique documenté
Charge et capacité
La vue Charge fixe une capacité hebdomadaire par personne et colore les surcharges en rouge. Elle demande le palier ProLa capacité relève des Plans. Le comparatif des paliers la place en Enterprise, la documentation produit la place en Premium
Suivi du temps
Colonne native avec chronomètre et saisie manuelle, export Excel des sessions. Disponible en Pro, sans taux horaire intégréSaisie manuelle, avec heures par jour et jours par semaine paramétrables. Ni chronomètre, ni refacturation dans le produit
Automatisations
Deux cent cinquante actions mensuelles en Standard, vingt-cinq mille en Pro, deux cent cinquante mille en Enterprise, remises à zéro chaque cycleAllocation mensuelle en étapes : cent cinquante par abonnement en gratuit, puis quatre cents, sept cent cinquante et mille par utilisateur
Accès invités et clients
Aucun invité en Basic. En Standard, quatre invités consomment un siège facturé. Invités illimités à partir de ProAucun invité gratuit : tout utilisateur ajouté à une application est facturé, même s'il n'accepte jamais l'invitation
Rapports et tableaux de bord
Plus de trente widgets, trente maximum par tableau de bord. Cinq tableaux connectés en Standard, vingt en Pro, cinquante en EnterpriseVingt-six widgets préinstallés : flux d'activité, camemberts, burndown de sprint et statistiques croisées, alimentés par filtres et requêtes JQL
Ce qu'on en sort
Formats d'export
Excel pour un tableau, jusqu'à cent mille éléments, PDF pour un tableau de bord, archive zip pour tout le compte. Aucun CSV documentéDepuis une recherche : CSV tous champs, champs courants ou champs du filtre, plus Word et XML. Environ cent cinquante tickets par export Word
Rapports partageables
Export PDF programmé vers cinquante destinataires : un envoi en Standard, cinq en Pro, cent en Enterprise. Vue publique par lienTableaux de bord et filtres se partagent, y compris publiquement, via un réglage d'administration du site dédié à ce partage
Accès à l'API
Budget de complexité de dix millions de points par minute et par compte, cinq millions au maximum pour une seule requêteRafale de cent requêtes de lecture par seconde, cinquante en écriture, et vingt écritures par ticket toutes les deux secondes
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Le nombre annoncé varie de deux cents à huit cent cinquante selon la page. Salesforce est réservé à Enterprise, avec Jira et SlackPlus de quatre mille applications au Marketplace. Côté Google : Jira Cloud for Sheets, les Smart Chips Docs et Slides, et Bitbucket
Connexion aux outils Google
Intégrations Google Agenda, Gmail et Google Ads documentées, plus un import de projets depuis Sheets. Drive n'est pas nomméUn module officiel importe les données Jira dans Sheets par filtre ou requête JQL. L'éditeur déconseille l'export direct
Reprise des données existantes
Des guides d'import existent pour Excel, Asana, Basecamp, Jira Server, Google Sheets, Trello et Zendesk, chacun documenté à partLes imports documentés couvrent CSV, JSON, Bitbucket et Trello. Ni Asana ni monday.com ne figurent dans cette liste officielle
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
Quinze langues d'interface dont le français, aux côtés de l'espagnol, l'allemand, le portugais, l'italien et le néerlandaisLe français fait partie des vingt et une langues d'interface, avec une couverture complète sur Jira et le portail client
Support
Chat disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour tous. Le support premium avec engagements de délai est réservé à EnterpriseSupport en anglais et en japonais seulement, alors que l'interface est traduite. Neuf heures ouvrées en Standard, 24/7 en Premium
Hébergement des données
Trois régions AWS. L'européenne exige Enterprise, ou un compte créé après janvier 2023 — et la région ne se change jamais ensuiteRésidence UE et Allemagne dès Standard selon la page dédiée, Enterprise selon le comparatif. Sept catégories de données restent hors périmètre
Certifications
ISO 27001, 27017, 27018, 27032, 27701 et SOC 2 Type 2 pour l'éditeur. Deux de ses pages citent deux millésimes différentsISO/IEC 27001:2022 et un rapport SOC 2 Type 2 couvrant Jira. L'hébergeur d'infrastructure n'est nommé sur aucune de ces pages
Ce qui se passe si vous partez
À la fermeture, le compte bascule sept jours en essai puis devient inactif. Deux pages donnent deux durées de conservationLe site reste accessible quinze jours après la fin de l'abonnement, puis il est désactivé. Aucune durée de rétention n'est chiffrée
Nombre de sièges minimum
Trois sièges minimum, puis par paliers de cinq. L'éditeur écrit qu'une équipe de six doit acheter le palier à dixEn annuel, on achète une tranche d'utilisateurs, pas des sièges : l'éditeur écrit que la tranche ne peut être modifiée
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
9 $ par siège et par mois en facturation annuelle sur Basic, sans automatisations ni intégrations : elles commencent à StandardGratuit jusqu'à dix utilisateurs. Au-delà, l'éditeur publie 8,60 $ par utilisateur et par mois pour les cent premiers sièges, dégressif ensuite
Ce qui fait grimper la facture
Les paliers de sièges, le passage en Pro pour les dépendances et la charge, et les invités facturés dès StandardChaque utilisateur ajouté est facturé même inactif, franchir une tranche annuelle impose la suivante, et les applications du Marketplace s'ajoutent

Que retenir

Ils ne visent pas la même personne

monday.com nomme le PMO en tête de ses cas d'usage, décrit comme responsable des projets et de la livraison. Jira outille le chef de produit ou de programme technique, qui arbitre des dates de release et l'affectation d'équipes sur des tickets. La différence n'est pas cosmétique : elle décide de qui, dans l'entreprise, adopte l'outil.

La même fonction, deux étages différents

Chez monday.com, dépendances, vue Charge et suivi du temps arrivent ensemble au palier Pro, à 19 dollars par siège. Chez Jira, la chronologie multi-projets, les dépendances et la capacité vivent dans les Plans, inclus avec Premium. Dans les deux cas, le palier de base ne fait pas de gestion de projet au sens classique.

Deux modèles de facturation, deux pièges

monday.com facture par palier de sièges : trois minimum, puis par multiples de cinq, et l'éditeur écrit qu'une équipe de six doit acheter dix sièges. Jira, en annuel, vend une tranche d'utilisateurs qui ne peut plus être modifiée, et facture tout utilisateur ajouté même s'il ne se connecte jamais.

Le gratuit de Jira est nettement plus large

Dix utilisateurs, deux gigaoctets, support communautaire. monday.com plafonne son gratuit à deux sièges et trois tableaux. Pour une petite équipe technique, Jira est utilisable sans payer là où monday.com ne l'est pas.

Sur les automatisations, aucune comparaison directe n'est possible

monday.com compte en actions : 250 par mois en Standard, 25 000 en Pro. Jira compte en étapes : 150 par abonnement en gratuit, puis 400, 750 et 1 000 par utilisateur — sauf sur sa page comparative, qui compte encore en exécutions. Trois unités pour un même besoin, dont deux chez le même éditeur.

Sur l'Europe, les deux ont une résidence conditionnelle

monday.com réserve sa région européenne à Enterprise ou aux comptes créés après janvier 2023, et la fige définitivement une fois les données stockées. Jira l'ouvre dès Standard selon sa page dédiée, Enterprise selon son comparatif — et sept catégories de données restent hors périmètre, dont les comptes utilisateurs et les journaux d'audit.

Un critère que Jira documente et monday.com pas

La fin de vie de l'auto-hébergement : Server arrêté depuis février 2024, Data Center jusqu'au 28 mars 2029. monday.com n'a jamais proposé d'auto-hébergement, donc la question ne se pose pas — mais pour une DSI qui l'envisageait, la réponse de Jira est datée.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Jira reste-t-il gratuit au-delà de 10 utilisateurs ?
Non : Jira est gratuit jusqu’à 10 utilisateurs, mais au-delà l’éditeur facture 8,60 dollars par utilisateur et par mois pour les cent premiers sièges, avec un tarif dégressif ensuite. Monday, de son côté, facture dès le premier siège à 9 dollars par mois en engagement annuel sur Basic. Pour l’acheteur qui dépasse 10 personnes, le passage au payant chez Jira se fait donc d’un coup, contrairement à la facturation dès le départ de Monday.
Monday propose-t-il un export CSV depuis un de ses tableaux ?
Aucun export CSV n’est documenté chez Monday : l’éditeur décrit un export Excel par tableau, jusqu’à 100 000 éléments, un export PDF pour un tableau de bord, et une archive zip pour tout le compte. Jira, de son côté, exporte depuis une recherche en CSV avec tous les champs, les champs courants ou les champs du filtre, plus Word et XML. Pour l’acheteur qui a besoin d’un CSV natif, Jira le propose là où Monday ne le documente pas.
À partir de combien de sièges Monday facture-t-il, et par quels paliers ?
Monday facture un minimum de 3 sièges, puis par paliers de 5 : l’éditeur écrit qu’une équipe de 6 personnes doit acheter le palier à 10 sièges. Jira, à l’inverse, facture en annuel une tranche d’utilisateurs plutôt que des sièges, une tranche que l’éditeur indique ne jamais pouvoir modifier. Pour l’acheteur, les 2 modèles imposent donc un arrondi à la hausse par rapport à l’effectif réel.

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