Magento Open Source se télécharge gratuitement, sans palier ni licence ; Adobe Commerce, vendu sous le même nom, n’affiche aucun prix au-delà de « Get pricing », sur devis. Shopify publie une grille dès 29 USD par mois pour son forfait Basic. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 7 septembre 2026.





Magento Open Source se télécharge sur le site d’Adobe sans licence ni palier, mais sans hébergement ni support inclus : le déploiement, la sécurité et la maintenance restent entièrement à la charge du marchand. Adobe Commerce, distribué sous la même marque, ne publie aucun prix : sa page tarifs renvoie uniquement vers « Get pricing », un devis à demander. Un même nom recouvre donc deux économies opposées — l’une gratuite et livrée sans accompagnement, l’autre chiffrée seulement après contact commercial.
Adobe Commerce fixe une clause de résiliation précise : le contrat peut être rompu à tout moment, mais des frais de résiliation anticipée restent dus, et la récupération des données n’est garantie que pendant les trente jours suivant le départ, sans qu’aucun remboursement soit publié. Magento Open Source, lui, ne publie ni fenêtre de récupération ni durée de conservation : le marchand doit organiser lui-même l’export via l’outil System, sans filet contractuel équivalent.
L’API GraphQL Admin de Shopify facture chaque appel en points de coût par seconde : cent points par seconde sur les forfaits standards, deux cents sur Advanced, mille sur Plus, deux mille en entreprise. Magento propose lui aussi une API REST, incluse sans supplément aux deux produits, complétée d’une API GraphQL, mais aucun quota, aucun plafond d’appels par seconde, minute ou jour n’est publié pour l’un ou l’autre. Impossible, donc, de mettre les deux chiffrages en face à face : l’un se mesure, l’autre reste une boîte noire.
Face à cette opacité, Shopify affiche des seuils nommés : produits illimités sur tous les forfaits, plafond de deux mille quarante-huit variantes par produit depuis le quinze octobre deux mille vingt-cinq, chat ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept dès le forfait Basic, et dix guides de migration éditeur pour reprendre un catalogue existant. Ce sont des engagements écrits, pas des promesses commerciales à vérifier après signature.
Shopify structure son catalogue en produits à variantes ; Magento distingue six types natifs — simple, configurable, groupé, virtuel, bundle et téléchargeable —, les cartes-cadeaux restant réservées à Adobe Commerce. Dès qu’un catalogue a besoin de produits composés ou de licences dématérialisées gérées nativement, la modélisation de Shopify ne suffit plus ; mais ce gain se paie en administration serveur, absente chez Shopify et obligatoire sur les deux versions de Magento.
La page tarifs de Magento avance deux chiffres différents pour la couverture de Payment Services Advanced : « trente-cinq pays et plus » à un endroit, « trente-sept pays » à un autre, les deux incluant la France. Rien dans le fichier ne permet de trancher lequel des deux est à jour ; la commission elle-même n’est pas publiée.
Magento Open Source affiche un prix de licence nul, mais cinq postes restent non chiffrés au marchand : implémentation, développement, infrastructure, extensions tierces et gestion des incidents. Shopify, à l’inverse, nomme trois moteurs de facturation identifiables — les frais de transaction tiers dégressifs selon le forfait, le passage de palier, et les frais internationaux par transaction — avant même la première commande.
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