Odoo réserve l’attestation anti-fraude prévue par le CGI art. 286-I-3° bis aux seuls utilisateurs Enterprise, quand les utilisateurs Community assument la même obligation sans ce document. Dolibarr, de son côté, ne revendique aucune certification ISO 27001, SOC 2 ni NF525/LNE, et répond à l’obligation française par un simple module interne de journal inaltérable. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 7 septembre 2026.





Le module anti-fraude d’Odoo vise le point de vente au titre de l’article 286-I-3° bis du Code général des impôts, mais l’attestation qui l’accompagne n’est délivrée par Odoo SA qu’aux utilisateurs du plan Enterprise : un utilisateur resté sur Community, le noyau libre et gratuit, n’a donc pas ce document en main. Dolibarr affronte la même obligation française sans certification indépendante : il n’est pas certifié NF525/LNE, une démarche lancée seulement le onze mars deux mille vingt-cinq, et il répond en s’attestant lui-même via son module « Log inaltérable ».
Odoo annonce une certification ISO/IEC 27001:2022, obtenue le vingt-et-un avril deux mille vingt-six sous audit SGS, mais elle couvre l’hébergement SaaS et Odoo.sh, pas les instances installées et gérées par le client lui-même, un mode que l’éditeur propose pourtant en parallèle. Dolibarr, à l’inverse, ne revendique aucune certification ISO 27001, SOC 2 ni HDS au sept septembre deux mille vingt-six, et son hébergement est celui que choisit l’utilisateur, sans pays nommé pour le logiciel libre. Seule l’offre hébergée DoliCloud affiche « Datacenter in France », une mention que le wiki du projet range parmi des prestataires seulement « recommandés », pas certifiés.
Dolibarr exporte le FEC légal français directement depuis son module de comptabilité en partie double, inclus dans le logiciel libre sans supplément, aux côtés d’une quinzaine d’autres formats comptables comme Sage, CEGID, Quadratus et Ciel Compta. Chez Odoo, c’est l’import du FEC qui est réservé au plan Enterprise payant : la localisation française préconfigure bien le plan comptable et les taxes pour tous, mais cette brique précise reste hors du noyau Community.
Sur les stocks, Odoo va au-delà du multi-entrepôt commun aux deux outils : transferts inter-sites, traçabilité de bout en bout par lots et numéros de série, comptages tournants planifiés, codes-barres GS1, EAN13 et EAN14, et rangement automatique calculé selon la capacité de l’emplacement. Dolibarr nomme bien FIFO, LIFO et FEFO, mais ne suggère aucun lot ni entrepôt par priorité : ces règles restent manuelles, et l’inventaire tournant n’est nommé sur aucune page du projet.
En Odoo Online, l’hébergement le plus simple à souscrire, aucun code sur mesure ni application tierce ne peut tourner : toute question hors périmètre natif exige de changer d’hébergement, donc de migrer, pour continuer avec Odoo. Dolibarr atteint sa limite ailleurs, sur le multi-société : la fonction n’est pas dans le cœur du logiciel, mais vendue comme module externe MultiCompany sur le DoliStore, à un prix non publié, la refacturation interne et le multi-devise restant non documentées dans les deux offres.
Odoo annonce d’un côté une certification ISO/IEC 27001:2022 auditée par SGS ; sa page Sécurité, de l’autre, ne cite que le programme CSA STAR pour décrire ses garanties. Les deux pages coexistent chez le même éditeur sans se recouper, et rien dans les faits publiés ne permet de trancher laquelle prévaut.
Chez Odoo, l’implémentation se facture à part, de quatre cent quatre-vingt-treize à vingt-cinq mille dollars selon la durée du pack et selon que vous êtes déjà client ou non, et Odoo.sh s’ajoute encore, soixante-douze dollars par worker et par mois. Chez Dolibarr, c’est DoliCloud qui accumule les suppléments : un euro par gigaoctet de stockage au-delà du forfait, et l’offre Premium ajoute un abonnement fixe de trente euros par mois en plus des quinze euros par mois et par utilisateur déjà facturés.
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