Publié par
Killian Drecq
Rédacteur
Blog
/
Brand Strategy
/
Web-to-Store : transformez vos visiteurs en clients physiques

Web-to-Store : transformez vos visiteurs en clients physiques

Le même scénario se répète partout : vos prospects et internautes passent des heures à comparer en ligne sur mobile, lisent des avis, consultent vos fiches Google, naviguent sur vos plateformes sociales… puis disparaissent avant de mettre un pied dans vos points de vente. Du point de vue du consommateur, ce comportement d’achat est logique : il veut un maximum d’informations avant de se déplacer dans un magasin physique ou une boutique physique.

La question devient donc très concrète : comment transformer ce trafic digital en visites réelles, booster le trafic en magasin, sans exploser votre budget marketing local ni perdre le contrôle de votre expérience client et de votre relation client ?

C’est exactement l’enjeu du web to store (ou web-to-store, web2store, digital to store) : utiliser le numérique comme tremplin vers le commerce physique, pour générer des visites, attirer les consommateurs en point de vente et augmenter le chiffre d’affaires de votre réseau de boutiques, agences ou showrooms.

On va poser un cadre simple, activable, et pensé autant pour les enseignes B2C que pour les acteurs B2B avec présence physique, dans une logique de stratégie digitale omnicanale et de stratégie efficace plutôt qu’une simple couche de communication à côté du business.

Ressource en lien
Dernière mise à jour :
08
/
01
/
2026

Web-to-store, drive-to-store, ROPO : comprendre les mécaniques

Définir le web-to-store

Le web-to-store, c’est tout ce que vous mettez en place en ligne pour amener quelqu’un dans un point de vente physique et l’inciter à acheter en magasin.

Concrètement, une stratégie web to store englobe :

  • votre site internet (e-commerce ou vitrine), optimisé en référencement naturel pour capter la bonne intention ;
  • vos pages web locales, qui donnent envie de visiter un magasin physique précis ;
  • vos fiches Google Business Profile et chaque établissement Google associé à un point de vente ;
  • vos campagnes de publicité géolocalisée sur différents canaux (search, social, display, Waze, etc.) ;
  • vos emails, SMS, et éventuellement une application mobile qui centralise les avantages, les offres et les programmes de fidélité ;
  • vos actions de marketing local, de communication de proximité et d’optimisation de l’expérience utilisateur.

L’objectif n’est pas forcément de vendre en ligne, mais d’influencer le comportement client et le comportement d’achat pour déclencher une visite en magasin, en agence, en concession ou en showroom, là où la valeur se concrétise vraiment pour le commerçant.

Autour de ce concept gravitent plusieurs termes proches :

  • drive to store ou drive-to-store : tout ce qui “pousse” un utilisateur d’un canal digital vers le commerce physique ;
  • digital to store : même logique, avec un vocabulaire plus corporate ;
  • web2store : variante orthographique utilisée dans certains secteurs ;
  • achat en ligne retrait magasin : forme concrète du web-to-store via le click and collect.

L’important : le digital n’est pas une fin en soi, c’est un accélérateur de trafic en magasin.

ROPO : Research Online, Purchase Offline

Le ROPO (Research Online, Purchase Offline) décrit un comportement d’achat ultra courant : on se renseigne en ligne, on finalise hors ligne.

Exemples très simples :

  • je compare les modèles de TV sur mon smartphone, je lis des tests, puis je vais en magasin voir la dalle en vrai ;
  • je cherche “avocat fiscaliste Lyon avis”, je lis les recommandations, et je prends rendez-vous dans un cabinet physique ;
  • en B2B, je consulte des fiches techniques d’une machine industrielle, je regarde une vidéo de démonstration, puis je demande une visite terrain.

Chaque fois que vos prospects agissent comme ça, il y a un enjeu web-to-store.

Ne pas travailler ce sujet revient à laisser d’autres enseignes capter gratuit votre trafic ROPO, simplement parce qu’elles ont mieux travaillé leur visibilité locale, leurs contenus ou la clarté de leur offre en point de vente.

Enjeux business du web-to-store

Pourquoi une stratégie web to store devient un sujet stratégique, pas juste “un truc de plus à faire” ?

  • visibilité locale : apparaître dans les bons résultats, sur les bons mots-clés, au bon endroit (ville, quartier, zone de chalandise) ;
  • trafic en magasin : transformer vos impressions, clics et visites de pages web en visites dans vos boutiques ou agences ;
  • expérience client omnicanale : offrir une continuité entre ce que l’utilisateur voit en ligne et ce qu’il vit en physique ;
  • rentabilité : optimiser vos budgets média en visant les personnes les plus susceptibles de venir vraiment.

Pour Bulldozer, le web-to-store est un sujet de performance, pas seulement de notoriété : on parle de campagnes drive to store avec mesure de résultats, de tests A/B, de scénarios d’email et de SMS marketing ciblé, d’ABM géolocalisé… pas juste de “mettre à jour les horaires sur Google”.

L’angle Bulldozer : le web-to-store côté B2B

Le web-to-store est souvent traité comme un sujet uniquement retail B2C. C’est une erreur.

En B2B, les comportements ROPO sont encore plus marqués :

  • industrie avec showroom technique,
  • concession automobile B2B,
  • agences immobilières pro,
  • distributeurs d’équipements,
  • intégrateurs IT, cabinets de conseil, etc.

Un décideur va se renseigner en ligne, comparer des prestataires, regarder des cas clients… mais il finalisera par une visite, une démo in situ, une rencontre dans vos locaux.

Ne pas penser web-to-store en B2B, c’est laisser filer des rendez-vous physiques qualifiés que vos concurrents vont récupérer.

Les fondations et outils d’un dispositif web-to-store solide

Avant de lancer des mega campagnes drive to store, il faut un socle propre. Sinon, vous envoyez du monde sur un dispositif bancal.

Un site pensé pour amener en magasin

Votre site internet doit respirer le web-to-store. Ça change subtilement l’UX :

  • informations pratiques ultra visibles : adresse, plan d’accès, horaires, numéro de téléphone, options d’accessibilité ;
  • mise en avant du retrait magasin, de l’achat en ligne retrait magasin ou de l’e-réservation si vous faites du click and collect ;
  • calls-to-action orientés vers la visite : “Tester en magasin”, “Prendre rendez-vous en agence”, “Voir le produit en showroom”.

Les pages clés d’une stratégie web to store :

  • store locator : trouver rapidement le point de vente le plus proche ;
  • product locator : vérifier la disponibilité d’un produit dans un magasin précis ;
  • fiches magasin : photos, équipe, services, avis, événements locaux, particularités ;
  • pages locales optimisées SEO : [type de produit/service] + [ville/quartier].

Chaque détail réduit ou augmente la friction entre la navigation web et la porte du magasin.

Visibilité locale, fiches établissements et avis clients

Le référencement local se joue énormément dans Google Business Profile (anciennement Google My Business).

Checklist simple mais critique :

  • nom, adresse, numéro de téléphone (NAP) rigoureusement identiques partout ;
  • photos à jour de l’extérieur, de l’intérieur, des produits, de l’équipe ;
  • horaires exacts, jours fériés compris ;
  • liens vers le site, vers la prise de rendez-vous, vers les pages produits.

Ajoutez à ça les avis clients : ils influencent le comportement d’achat autant qu’une vitrine.

Une stratégie web-to-store sérieuse inclut forcément un logiciel de gestion d’avis clients (Guest Suite ou équivalent) pour :

  • collecter des avis après visite ou achat ;
  • répondre rapidement (surtout aux avis négatifs) ;
  • analyser les retours pour améliorer l’expérience client en magasin.

SEO géolocalisé et contenus de proximité

Le référencement local ne se limite pas à “mettre la ville dans le titre”.

Une bonne stratégie SEO géolocalisée va travailler :

  • les pages “ville” ou “zone” : “magasin de bricolage Grenoble”, “showroom menuiserie Lyon 7” ;
  • les contenus qui répondent à des questions hyper concrètes : “où essayer tel produit près de Bordeaux”, “quel opticien ouvert le lundi à Nantes” ;
  • les expressions longues traînes liées au comportement d’achat local.

Idéalement, l’utilisateur qui tape “réparation smartphone Bordeaux avis” tombe sur :

  • une page locale optimisée,
  • un extrait clair,
  • des avis visibles,
  • une promesse simple : “diagnostic en 30 minutes en boutique”.

Social media géolocalisé et publicité locale

Les réseaux sociaux ne servent pas qu’à faire du branding global.

Une approche web-to-store exploite :

  • des campagnes Social Ads géolocalisées autour de vos magasins ;
  • des formats courts qui montrent la vraie vie du commerce physique : ambiance, équipes, nouveautés ;
  • des événements locaux : journée spéciale, ateliers, nocturnes, démos produits, showcases en magasin.

Côté publicité, les campagnes drive-to-store géolocalisées peuvent combiner :

  • Meta Ads (Facebook/Instagram) ciblées sur un rayon autour de chaque magasin ;
  • Google Ads en requêtes locales ou en extension de lieu ;
  • Waze Ads pour capter les gens en mobilité vers vos points de vente.

On ne parle plus de simple visibilité, mais de “je vois une annonce sur ma route, je m’arrête”.

Outils cœur du dispositif : PIM, CRM, analytics magasin

Dès qu’on passe à l’échelle, les outils deviennent structurants.

PIM (Product Information Management)

Un PIM garantit que les infos produit (prix, caractéristiques, visuels, stocks) sont cohérentes entre :

  • site internet,
  • catalogues,
  • bornes en magasin,
  • systèmes de caisse.

Sans ça, vous promettez en ligne des produits indisponibles ou mal référencés… et vous sabotez votre stratégie web to store.

CRM et marketing automation

Le CRM centralise vos données clients et prospects. Couplé à du marketing automation, il permet :

  • d’envoyer un SMS de rappel avant un rendez-vous en agence ;
  • de relancer quelqu’un qui a consulté une page magasin sans prendre rendez-vous ;
  • de déclencher des campagnes de prospection commerciale locale pour réactiver une zone.

Analyse de trafic magasin

Pour mesurer une campagne drive-to-store, il faut au minimum suivre :

  • le trafic en magasin (compteurs, WiFi, beacons, caméras anonymisées) ;
  • les ventes associées, idéalement par canal d’acquisition ;
  • les interactions digitales qui précèdent une visite.

Croiser données web analytics et analytics magasin permet de comprendre ce qui génère vraiment des visites physiques rentables.

Sept leviers web-to-store à activer (avec exemples)

Une fois le socle solide, on passe aux accélérateurs. Voici les grands classiques du web-to-store, avec des usages concrets.

Click and collect

Le click and collect fait partie des formats les plus connus : achat en ligne retrait magasin.

Intérêts côté client :

  • rapidité,
  • économie de frais de livraison,
  • possibilité de voir le produit avant de repartir.

Intérêts côté enseigne :

  • trafic en magasin (avec ventes additionnelles sur place),
  • meilleure gestion du stock local,
  • réduction des coûts logistiques.

La clé : une promesse claire sur les délais, et des flux stocks réellement synchronisés.

Store locator et product locator

Le store locator est souvent traité comme un simple “annuaire”.

Bien pensé, c’est un outil de conversion web-to-store :

  • recherche par ville, code postal, géolocalisation ;
  • mise en avant des services disponibles par point de vente ;
  • intégration directe dans vos campagnes drive to store (“voir le magasin le plus proche”).

Le product locator va plus loin : il permet de vérifier la disponibilité produit dans un magasin spécifique.

C’est un déclencheur puissant pour un comportement d’achat ROPO : si je sais que l’article est dispo à 10 minutes de chez moi, j’y vais.

E-réservation et réservation en ligne

L’e-réservation permet de bloquer un produit sans payer en ligne, puis de finaliser l’achat en magasin.

Très utile pour :

  • la mode (essayage sur place),
  • les produits à fort besoin de conseil,
  • les secteurs où le client veut voir/essayer avant de s’engager.

En B2B, la logique est similaire avec les outils de réservation de créneau en showroom ou en agence : prise de rendez-vous en ligne, traitement en face-à-face.

Jeux-concours drive-to-store

Les jeux-concours peuvent devenir de vraies mécaniques de drive to store, à condition d’être bien pensés.

Exemples :

  • inscription en ligne, retrait de lot ou participation finale en magasin ;
  • jeu “instant gagnant” qui nécessite de valider le gain en boutique ;
  • campagne avec coupons à scanner sur place.

Vous combinez alors trafic qualifié en point de vente et collecte de données (emails, consentements, opt-in SMS).

Promotions omnicanales

Une stratégie web-to-store cohérente aligne les offres :

  • ce qui est mis en avant sur le site et les réseaux sociaux doit exister en boutique ;
  • les coupons digitaux (email, SMS, réseaux sociaux) doivent être utilisables facilement au passage en caisse.

Les clients détestent se déplacer pour une promo vue en ligne… qui n’existe pas en magasin. C’est le meilleur moyen de casser la confiance et l’expérience client.

Publicité géolocalisée

Les campagnes de publicité géolocalisée sont un pilier du drive-to-store moderne.

Exemples d’usages :

  • annonces Waze pour mettre en avant une station-service, un drive, un fast-food, une concession ;
  • Meta Ads avec ciblage par rayon autour d’un magasin pour une opération commerciale locale ;
  • Google Ads avec extension de lieu, pour pousser les clics vers les fiches Google Business Profile ou les pages magasins.

Là encore, l’enjeu est de mesurer l’impact sur le trafic en magasin, pas seulement sur les clics.

SMS marketing ciblé

Le SMS reste un outil web-to-store très efficace, surtout à l’échelle locale, pour :

  • rappeler un rendez-vous en agence ou chez un professionnel de santé ;
  • prévenir qu’un produit est arrivé en magasin ;
  • communiquer une offre limitée en temps sur une zone donnée.

Il faut évidemment respecter le cadre légal (consentement, opt-out, RGPD) et éviter la sur-sollicitation.

Utilisé de façon ciblée, le SMS marketing géolocalisé devient un vrai levier de trafic qualifié.

Un parcours type web-to-store

Si on combine tout ça, un parcours web-to-store performant peut ressembler à ceci :

  • un prospect cherche “canapé convertible Lyon avis” ;
  • il tombe sur votre page locale optimisée + votre fiche Google Business Profile ;
  • il consulte un product locator qui lui indique la dispo dans votre magasin le plus proche ;
  • il e-réserve son modèle, reçoit une confirmation par email et SMS ;
  • il vient l’essayer en boutique, découvre d’autres produits, repart avec un panier plus élevé.

Le rôle du marketing digital n’est plus de “faire du trafic sur le site”, mais d’orchestrer des comportements d’achat qui se concluent en point de vente.

Envie d'en savoir plus sur votre potentiel Growth ? 

Demander un audit gratuit

Le web-to-store en B2B : un levier encore sous-exploité

Secteurs B2B concernés

Dès qu’il y a une rencontre physique, un lieu, une démonstration, le web-to-store devient pertinent en B2B.

Quelques exemples :

  • concession automobile B2B, poids lourds, flottes ;
  • showroom d’équipements industriels ou de matériel professionnel ;
  • agences immobilières spécialisées bureaux ou locaux commerciaux ;
  • showrooms d’aménagement, menuiserie, cuisine pro, éclairage ;
  • cabinets de conseil, intégrateurs IT ou ESN recevant des clients dans leurs locaux.

Chaque visite est potentiellement un gros deal. Ne pas travailler le drive-to-store dans ces secteurs, c’est laisser du chiffre d’affaires sur la table.

Transformer un lead digital en rendez-vous physique

En B2B, la stratégie web to store s’appuie beaucoup sur le contenu de conversion :

  • simulateurs, configurateurs, études de cas, démonstrations vidéo, livre blanc ;
  • pages de prise de rendez-vous en ligne intégrées à votre CRM ;
  • workflows d’emailing et de prospection commerciale pour accompagner la décision.

Le scénario type :

  • un décideur découvre un contenu via LinkedIn ou Google ;
  • il consulte plusieurs pages, visionne un cas client, configure une solution ;
  • il prend rendez-vous pour une démo sur site, en agence ou dans un showroom.

Le digital prépare la rencontre physique au lieu de la remplacer.

ABM géolocalisé : quand l’account-based marketing rencontre le web-to-store

En B2B, l’ABM (account-based marketing) permet de cibler quelques comptes stratégiques avec un dispositif sur-mesure.

En version “ABM géolocalisé”, on peut :

  • cibler un nombre limité d’entreprises dans une zone autour de votre agence ou showroom ;
  • lancer des campagnes ultra personnalisées (LinkedIn Ads, email, outreach) ;
  • inviter explicitement à une visite privée, une démo, une matinée portes ouvertes.

Là, la stratégie web-to-store devient un outil de prospection commerciale premium : le digital ouvre la porte, l’expérience physique fait la différence.

Nurturing jusqu’à la rencontre en face-à-face

Entre le premier clic et la visite en physique, il peut se passer plusieurs semaines.

D’où l’intérêt d’un nurturing structuré :

  • séquences d’email ciblées en fonction des pages consultées ;
  • retargeting publicitaire soft pour rester en tête sans harceler ;
  • contenus envoyés avant le rendez-vous pour élever le niveau de maturité.

Le rôle du commercial est ensuite de prolonger ce parcours au lieu de repartir de zéro : il sait ce que la personne a vu, lu, demandé, et peut adapter son discours.

Mettre en place et piloter sa stratégie web-to-store

Éviter les erreurs classiques

Quelques pièges tuent les stratégies web to store avant même qu’elles aient une chance de prouver leur valeur.

Promesse omnicanale non tenue : offre vue en ligne mais pas disponible en magasin, conditions différentes, promotions incomprises… Tout ça détruit la confiance.

Stock non synchronisé : on promet un produit en retrait magasin, mais il n’est pas là. Le client se déplace pour rien, les équipes magasin sont en difficulté, et l’image de marque en prend un coup.

Mauvaise gestion des avis : ne pas répondre, répondre agressivement, ignorer les motifs récurrents… Les avis clients sont un outil de pilotage, pas un mal nécessaire.

Silos internes : le marketing digital, les responsables de points de vente et les équipes commerciales ne regardent pas les mêmes indicateurs. Résultat : personne ne porte vraiment la stratégie drive-to-store.

Prioriser les chantiers

L’idée n’est pas de tout lancer en même temps, mais de séquencer.

En général, un plan web-to-store efficace commence par :

  • mettre à jour et optimiser les fiches Google Business Profile ;
  • sécuriser les infos pratiques et les bases du référencement local ;
  • déployer un store locator digne de ce nom ;
  • définir quelques offres simples, alignées web/magasin.

Ensuite viennent les chantiers plus lourds :

  • mise en place ou refonte du CRM ;
  • paramétrage des scénarios de marketing automation pour la prospection commerciale locale ;
  • déploiement d’un PIM ;
  • intégration des outils d’analyse de trafic magasin.

Une roadmap type sur 3 à 6 mois

Sur un horizon court, un bon plan peut ressembler à ça :

  • mois 1 : audit web-to-store (site, SEO local, fiches établissements, campagnes existantes, analytics magasin), choix des indicateurs de succès ;
  • mois 2 : mise à niveau des fondations (Google Business Profile, fiches magasin, UX, info pratiques, tracking) ;
  • mois 3 : lancement d’un premier dispositif drive-to-store (promotion locale, click and collect, jeu-concours, campagne Waze ou Meta Ads) avec mesure ;
  • mois 4 à 6 : itérations, déploiement des scénarios CRM/automation, tests AB sur les parcours, extension à d’autres zones ou magasins.

L’enjeu : tester vite, apprendre vite, et industrialiser ce qui fonctionne.

Comment Bulldozer accompagne ce type de projet

Côté Bulldozer, on ne vend pas un “pack web-to-store” générique. On commence par :

  • cartographier vos points de vente et vos enjeux de marketing local ;
  • analyser vos données existantes (trafic web, trafic magasin, ventes, CRM) ;
  • construire une stratégie web to store adaptée à votre secteur, vos personas et votre réalité opérationnelle.

Ensuite, on déploie les campagnes drive to store et ABM géolocalisées, on branche les bons outils, et on suit les indicateurs de trafic en magasin, de conversions et de rentabilité.

Le web-to-store n’est pas un buzzword de plus dans la transformation digitale.

C’est une manière très concrète de reconnecter votre marketing digital à ce qui fait vivre votre entreprise : des visites, des rencontres, des ventes dans vos points de vente physiques.

En travaillant votre visibilité locale, votre référencement local, vos parcours ROPO, vos outils CRM et vos campagnes drive-to-store, vous pouvez :

  • générer un trafic en magasin plus qualifié,
  • offrir une expérience client plus fluide,
  • mieux piloter vos investissements marketing local,
  • exploiter enfin le potentiel ROPO de vos clients B2C comme de vos comptes B2B.

La question n’est plus “est-ce qu’on doit faire du web-to-store ?”, mais “combien de temps encore on laisse ça à nos concurrents”.

FAQ

Qu’est-ce que le web to store et en quoi se distingue-t-il d’une simple présence digitale ?

Le web to store est une expression web qui désigne, dans sa définition la plus complète, un ensemble de dispositifs numériques qui visent à attirer les consommateurs en magasin physique à partir d’un produit en ligne, d’une page, d’une publicité ou d’un mail. Plutôt que de se contenter d’une présence digitale basique, le détaillant ou le commerçant construit une véritable stratégie de marketing omnicanal qui connecte les canaux numériques (site, application mobile, réseaux sociaux et social ads, plateforme d’avis, établissement google) et la boutique physique. L’objectif n’est pas seulement de “communiquer” mais de générer des visites et d’inciter le client à acheter un produit ou un service en point de vente, avec un processus clair qui répond aux attentes de la clientèle en termes d’expérience utilisateur, de service client, de paiement et de disponibilité. Vu du point de vue du consommateur, le bénéfice principal est un gain de temps et une consommation plus fluide : il repère un produit en ligne, vérifie le stock en temps réel, puis choisit d’acheter en magasin quand cela l’arrange.

Quelle différence entre web-to-store, drive-to-store et ROPO ?

Le web-to-store sert de terme générique pour parler d’une stratégie digitale qui vise à booster le trafic vers un magasin physique. Le drive-to-store désigne plutôt les mécaniques payantes ou très orientées acquisition, par exemple une campagne mobile géolocalisée qui incite directement un internaute à visiter une boutique physique grâce à une offre exclusive, des cadeaux ou une promotion supplémentaire. Le ROPO, ou ROPO effect, décrit un comportement d’achat précis : Research Online Purchase Offline, qu’on traduit parfois par research online buy offline ou research online purchase offline. Un consommateur qui consulte la description d’un produit en ligne, lit un témoignage, vérifie la localisation d’un point de vente et finit par commander ou acheter en magasin illustre parfaitement ce comportement client et ce comportement d'achat. Dans les études récentes de cabinets comme wavestone sur la consommation et le retail français, ce phénomène ROPO est considéré comme structurant dans la nouvelle ère du commerce omnicanal, car il révèle des insights essentiels sur l’impact sur le consommateur des parcours numériques.

Quels sont les principaux avantages d’une stratégie web to store pour un réseau de points de vente ?

Pour un réseau de points de vente, une stratégie web to store bien structurée vise plusieurs bénéfices simultanés. Sur le plan de l’attractivité, elle permet d’attirer les consommateurs localement grâce au référencement naturel, à une présence renforcée sur l’établissement google de chaque magasin et à une communication adaptée à l’actualité, par exemple une opération spéciale en octobre ou une nouvelle collection. Sur le plan business, elle contribue à l’augmentation du trafic et à l’optimisation du taux de conversion en magasin physique, tout en réduisant le risque de visite inutile grâce à une meilleure gestion des informations de stock et des risques de rupture de stock. Elle aide aussi à conquérir de nouveaux clients qui n’auraient peut-être jamais découvert l’enseigne sans ce dispositif numérique. Sur le plan relationnel, elle offre une base solide pour développer la relation client, fidéliser durablement avec un programme de fidélité, recueillir la satisfaction via des avis et assurer un meilleur engagement de la clientèle, en particulier si le commerçant s’appuie sur des ressources professionnelles pour structurer ses canaux numériques. Enfin, une stratégie efficace de web-to-store devient une solution essentielle pour les enseignes françaises qui cherchent à concilier expérience utilisateur améliorée, contraintes opérationnelles et objectifs de croissance durable ; dans cette logique omni-canal, le web n’est plus un simple canal publicitaire mais une véritable source de trafic et de revenu pour chaque magasin physique.

Quelles sont les meilleures stratégies web-to-store pour générer plus de trafic en magasin ?

Les meilleures stratégies web-to-store combinent généralement plusieurs canaux pour attirer, inciter et convertir. Une enseigne peut par exemple créer un guide gratuit téléchargeable qui répond à une attente précise de sa clientèle, puis le relayer gratuitement via ses réseaux sociaux et social ads, son site et ses campagnes mail, tout en proposant une offre payante ou un avantage exclusif en magasin pour ceux qui viennent physiquement. On peut y associer une application mobile qui permet de préparer une commande, de vérifier la localisation des produits, de suivre le statut d’une commande ou d’un click and collect, et d’être averti en temps réel d’une offre limitée. Ce type de dispositif incite le client à visiter le magasin, génère des visites supplémentaires et permet de booster le trafic sans dégrader l’expérience en boutique. L’important est de penser chaque campagne comme un processus omnicanal cohérent, qui décrit clairement ce que l’internaute doit faire, sur quelle plateforme entrer en contact, comment se déroule le paiement et comment le détaillant assure ensuite le service client et le suivi.

Comment mettre en place une stratégie web to store efficace quand on part de zéro ?

Lorsqu’une enseigne part de zéro, le premier défi consiste à clarifier la définition de sa stratégie digitale et des priorités. Il s’agit d’abord d’identifier les sources de trafic existantes, les ressources internes disponibles, les compétences numériques des équipes et les limitations techniques des outils en place. Un bon point de départ consiste à consolider les fiches d’établissement google, à optimiser la localisation et la description de chaque magasin physique, à corriger les contraintes les plus visibles (horaires erronés, formulaire de contact qui exige d’activer javascript pour voir la carte, absence de numéro de téléphone) et à sécuriser les bases du référencement naturel local. Ensuite, on peut développer progressivement des scénarios de mail et de SMS qui informent la clientèle de la possibilité de commander en ligne, de réserver un produit ou un service et de payer directement en click and collect, avec une politique claire sur les risques de rupture de stock et sur le service client. La clé est d’avancer par étapes, en mesurant l’effet de chaque nouvelle brique sur le comportement d’achat, le nombre de contacts générés et l’augmentation des visites en magasin, plutôt que de chercher d’emblée la solution parfaite.

Le web-to-store est-il pertinent pour les entreprises B2B avec des showrooms ou des agences ?

Oui, pour un acteur B2B avec showroom ou réseau d’agences, le web-to-store devient souvent un levier encore plus essentiel que pour le retail classique, car chaque visite représente un potentiel de commande élevé. Dans ce contexte professionnel, la stratégie de marketing web-to-store vise à attirer une clientèle très ciblée à partir de ressources numériques comme des cas clients, des livres blancs, des démonstrations vidéo ou des simulateurs, puis à transformer ces contacts en rendez-vous physiques. Les canaux peuvent rester variés : campagne social media sur LinkedIn, mail personnalisé, formulaire de contact sur une plateforme dédiée, prise de rendez-vous intégrée à une application, etc. L’enjeu est de proposer un processus clair qui offre un vrai gain de temps au décideur, tout en donnant au commercial suffisamment d’insights pour adapter son discours en fonction du comportement client observé en ligne. Une conclusion fréquente, dans les retours d’expérience et les témoignages des entreprises qui ont déjà mis en place ce type de dispositif, est qu’une stratégie digitale B2B orientée web-to-store améliore à la fois la qualité de la relation client, l’engagement des prospects et la durabilité de la fidélité, à condition d’accepter les contraintes initiales de mise en œuvre, de limiter les risques de complexité inutile et de piloter l’optimisation en continu.

Pour aller plus loin

La fin du reach gratuit sur LinkedIn : le playbook pour garder de l'impact.

SEA
Content Marketing
Sébastien Castelli

Comment les solutions d'automatisation no-code révolutionnent les processus d'entreprise

Content Marketing
Charlotte Nowak

Réaliser un audit marketing B2B efficace : 10 outils indispensables en 2025

Brand Strategy
Growth
Charlotte Nowak

On en parle

Full-funnel
500+ clients
300+ membres
Prendre RDV
100M€+ Générés
300+ Clients
200+ Talents
Full Funnel Marketing
100M€+ Générés
300+ Clients
200+ Talents
Full Funnel Marketing