Brevo publie OVH en France et en Allemagne, Google Cloud en Belgique. Mailchimp écrit que ses serveurs sont aux États-Unis, sans option européenne. Et les deux ne comptent pas la même chose. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 2 septembre 2026.





Brevo nomme ses hébergeurs, ce que presque aucun éditeur de cette catégorie ne fait : OVH en France et en Allemagne uniquement, Google Cloud en Belgique, avec au moins trois copies réparties sur deux localisations distinctes. Mailchimp écrit que son siège et ses serveurs sont aux États-Unis, et n’offre aucune région européenne : les transferts reposent sur les clauses contractuelles types et le Data Privacy Framework. Si la question vous est posée par un client ou un délégué à la protection des données, un seul des deux a une réponse.
Mailchimp facture au palier de contacts, calculé sur le pic du cycle et non sur la moyenne, avec un plafond d’envoi de dix à quinze fois ce nombre. Brevo facture au volume d’e-mails envoyés — sauf que ce volume fixe aussi un plafond de contacts stockés, et que le dépasser déclenche une montée de palier automatique et payante. Aucun des deux ne se convertit dans l’unité de l’autre sans connaître votre fréquence d’envoi.
Mailchimp publie 13 dollars par mois pour cinq cents contacts sur Essentials — en présentant ce montant comme prix de départ sur une page et comme promotion de douze mois sur une autre. Chez Brevo, les deux grilles tarifaires sont rendues en JavaScript et n’ont livré aucun montant : les seuls chiffres vérifiables viennent du centre d’aide, neuf dollars par mois hors taxes, et d’une page comparative française qui affiche sept euros. Nous ne convertissons pas, et nous ne tranchons pas.
Brevo embarque un pipeline, bridé à cinquante affaires ouvertes sur le gratuit et étendu par des packs payants. Mailchimp appelle « Marketing CRM » ce qui se limite aux fiches, tags, groupes et segments : les mots pipeline, opportunité et devis sont absents de sa liste de fonctionnalités, et l’éditeur renvoie lui-même vers des CRM tiers.
Brevo publie un plafond de cent conditions combinables par segment. Mailchimp plafonne à dix conditions, sans logique ET/OU, sur le gratuit et Essentials : les conditions illimitées ne commencent qu’en Standard. C’est le premier mur que rencontre une équipe qui veut cibler finement.
Brevo vend des crédits prépayés par packs de cent, qui n’expirent jamais, et documente l’encadrement français — envoi entre 8 h et 21 h 30, mention STOP obligatoire. Mailchimp vend des crédits mensuels non reportables, dans une sélection de pays seulement, et à partir d’Essentials. Le crédit qui expire est un coût que personne ne calcule à l’avance.
Ses conditions générales annoncent la suppression immédiate et définitive du contenu client à la résiliation, avec une récupération possible pendant vingt-quatre heures au maximum. Mailchimp, lui, efface audiences, archives et rapports à la suppression du compte, mais permet la mise en pause, qui conserve tout. Deux façons opposées de traiter le client qui s’en va.
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