Brevo vs HubSpot : marketing automation à la française

Résidence allemande contre hébergeurs nommés en France

HubSpot propose une vraie résidence européenne en Allemagne, en prévenant que les numéros de téléphone restent aux États-Unis. Brevo nomme OVH en France et en Allemagne, Google Cloud en Belgique. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 2 septembre 2026.

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HubSpot vs Brevo : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 02/09/2026
HubSpotBrevo
Ce que chacun couvre
Son cœur de métier
Construire un pipeline et conclure des affaires depuis une base client unique, partagée par tous les modules de l'éditeurL'envoi multicanal sortant facturé au volume expédié : campagnes e-mail et SMS, e-mails transactionnels par API et SMTP, avec éditeur glisser-déposer et segmentation avancée
Ce qu'il fait aussi, en plus léger
Le CRM gratuit embarque des versions allégées du marketing et du support, sur la même base : chat, bots, e-mailing marqué HubSpotUn CRM de vente, mais bridé au départ : cinquante affaires ouvertes, un pipeline, une devise et une boîte connectée sur le gratuit, extensible par des packs payants
Ce qu'il ne fait pas du tout
Aucun déploiement sur site ni auto-hébergé, à aucun palier : toute l'infrastructure tourne exclusivement chez Amazon Web ServicesLa publication sur les réseaux sociaux organiques : elle est absente de la liste de canaux publiée par l'éditeur, qui s'arrête à e-mail, SMS, WhatsApp, push, chat, chatbot, wallet et téléphone
Si vous ne prenez que celui-là
Ce que vous perdez
Les devis et la signature électronique : depuis juin 2026 ils ont quitté Sales Hub pour Revenue Hub, facturé à partL'historique événementiel au-delà de vingt-quatre mois, la ventilation CSV par domaine sous Standard, et l'authentification unique SAML tant que le module n'est pas souscrit
Le contournement possible, et son prix
Aucun connecteur Looker Studio natif : l'application tierce du marketplace démarre à 79 $ par mois, en plus de l'abonnementLes packs Sales ajoutent la couche commerciale sans changer d'outil : 31 $ par mois pour Sales Essentials, 64 $ par mois pour Sales Advanced
Le seuil où il ne suffit plus
Cinq cents e-mails de séquence par utilisateur et par jour en Professional. Au-delà, il faut passer EnterpriseDes bornes dures publiées par l'éditeur : cinquante scénarios actifs, dix mille campagnes créées, trois cents listes de contacts — relevées seulement sur le palier Enterprise
Si vous prenez les deux
Ce qu'il expose pour se brancher
API REST dès le palier gratuit, 250 000 appels par jour et un million en Enterprise. L'extension de quota s'achète deux fois au maximumUne API REST v3 avec relais SMTP, webhooks sortants et conservation des journaux, annoncés sur tous les forfaits, plus des kits de développement dans la documentation
Qui devient la référence
La synchronisation Salesforce est bidirectionnelle et exige Professional, mais l'éditeur ne désigne jamais lequel des deux fait autoritéLes deux synchronisations documentées vont dans un seul sens : Mailchimp alimente Brevo sans retour du statut d'abonnement, et Brevo pousse ses segments vers Google Ads en n'envoyant que l'adresse
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
L'affaire, classée en catégories de prévision qui vont de « non prévue » à « conclue gagnée »Des messages sortants — e-mail, SMS, WhatsApp, push, chat, chatbot, téléphone — et les statistiques d'ouverture, de clic et de conversion qui leur sont attachées
Le métier qu'il outille
Le commercial et son manager : trouver des comptes, constituer le comité d'achat, exécuter une prospection personnaliséeLe responsable e-mailing d'une PME, qui construit ses campagnes lui-même dans un éditeur glisser-déposer sans passer par un développeur, et lit ses résultats au même endroit
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Quel canal marketing a produit le revenu : l'attribution multi-touch vit entièrement dans Marketing Hub EnterpriseCe qui s'est passé il y a plus de deux ans : au-delà de dix millions d'événements, ceux de plus de vingt-quatre mois sont supprimés, l'extension étant réservée à Enterprise
Le travail commercial au quotidien
Structure du pipeline
Un pipeline en gratuit, deux en Starter, quinze en Professional, cent en Enterprise. La base de connaissances donne d'autres chiffresUn seul pipeline et cinquante affaires ouvertes sur le gratuit ; les pipelines multiples exigent un pack Sales payant. Les étapes sont personnalisables, plafonnées à vingt, minimum trois
Saisie et enrichissement
L'extension Chrome journalise les e-mails Gmail à tous les paliers. L'enrichissement automatique des sociétés démarre en StarterL'assistant d'IA génère et enrichit fiches contacts et sociétés, mais sur action de l'utilisateur. Les doublons d'import sont nettoyés automatiquement sur l'identifiant e-mail, SMS ou externe
Séquences et relances
Réservées à Professional et à un siège attribué : cinq mille séquences par compte, dix modèles chacune, LinkedIn en simple rappel de tâcheLes séquences d'approche sont réservées au pack Sales Advanced, à 64 $ par mois, qui ajoute SMS et WhatsApp individuels et des relances générées par IA
Automatisations
Les workflows n'existent qu'à partir de Professional, dans tous les Hubs. Aucun palier Starter n'y donne accèsDisponibles dès le gratuit, mais plafonnées à deux mille contacts uniques entrant dans les scénarios actifs. Le nombre de scénarios multi-étapes est annoncé illimité à partir de Standard
Prévision et reporting
Prévision et rapports personnalisés démarrent en Professional. L'attribution du revenu réclame Marketing Hub Enterprise, facturé à partPrévision par pipeline pondéré, avec probabilité de gain par étape. Les tableaux de bord personnalisés passent par une brique décisionnelle intégrée, positionnée sur Professional et Enterprise
Téléphonie et réunions
Cinq cents minutes d'appel en Starter, trois mille en Professional, douze mille en Enterprise. Les pages de rendez-vous existent partoutTéléphonie VoIP réservée au pack Sales Advanced, avec enregistrement, transcription et résumé par IA, deux mille crédits par utilisateur et par mois. Une page de réservation complète l'ensemble
Devis et signature
Sortis de Sales Hub en juin 2026 : ils vivent dans Revenue Hub, facturé à part, avec vingt-cinq signatures mensuelles par utilisateurNi devis, ni catalogue commercial, ni signature électronique, ni facturation client dans les inventaires officiels. Seul Payments existe, limité aux liens de paiement et à la France
Gestion des doublons
Le gestionnaire de doublons commence en Professional, exclut Starter, et plafonne à dix mille paires détectéesDédoublonnage automatique à l'import et avant envoi, sur un identifiant unique e-mail, SMS ou externe. Mais aucune interface de fusion manuelle ni règle configurable n'est documentée
Ce qu'on en sort
Formats d'export
CSV, XLS et XLSX à tous les paliers, plafonnés à trois cents exports par vingt-quatre heures glissantesContacts en CSV avec séparateur au choix, rapport de campagne en PDF et CSV. Mais la ventilation CSV par domaine ne démarre qu'au palier Standard
Rapports partageables
Envoi récurrent de tableaux de bord partout, mais vers une adresse extérieure au compte c'est ponctuel et réservé à ProfessionalUn rapport de campagne se partage en saisissant des adresses : les destinataires reçoivent un lien vers une page en lecture seule. Ni rapport programmé ni marque blanche dans cet article
Accès à l'API
Présente dès le palier gratuit dans la table de quotas, sans ligne tarifaire. L'extension de quota s'achète deux fois au maximumAPI REST annoncée sur tous les forfaits, avec des quotas comptés en requêtes par heure et par seconde, jusqu'à deux mille par seconde sur l'envoi transactionnel en Professional
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucun total annoncé. Les trois applications les plus installées de son marketplace sont Gmail, Google Agenda et OutlookPlus de cent cinquante annoncées, l'éditeur citant Shopify, WordPress, Stripe et Zapier comme exemples. Le catalogue détaillé est rendu en JavaScript et n'a pas pu être dénombré
Connexion aux outils Google
Gmail, Agenda et Sheets ont des connecteurs signés HubSpot. Pour Looker Studio, seul un connecteur tiers payant existeGoogle Analytics par ajout automatique de paramètres UTM, et Google Ads qui reçoit les segments Brevo comme audiences, cette synchronisation étant annoncée gratuite
Reprise des données existantes
Smart Transfer importe depuis Salesforce, Pipedrive, Zoho, Dynamics 365, Copper, Keap et une dizaine d'autres applicationsUne intégration Mailchimp éditée par Brevo importe jusqu'à un million de contacts, avec correspondance des attributs choisie champ par champ. Les tags Mailchimp, eux, ne sont pas repris
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
Le français fait partie des dix-sept langues, mais l'éditeur prévient que certaines fonctions n'y sont pas traduites immédiatementSix langues, dont le français : anglais en variantes américaine et britannique, français, italien, espagnol, portugais et allemand
Support
Le gratuit se limite à la base de connaissances. Le chat s'ouvre en Starter, le téléphone en Professional, en anglais seulementLe support répond en français, par ticket sur tous les paliers. Le téléphone est réservé à Professional et Enterprise, du lundi au vendredi — sans horaire ni fuseau publiés
Hébergement des données
Résidence européenne réelle en Allemagne, mais les numéros de téléphone des clients restent sur des serveurs américains chez son opérateurOVH en France et en Allemagne uniquement, plus Google Cloud en Belgique, avec au moins trois copies sur deux localisations distinctes. C'est le seul éditeur de cette grille à nommer ses hébergeurs
Certifications
SOC 2 Type 2 et SOC 3 revendiqués par l'éditeur lui-même. L'ISO 27001 est attribuée à son hébergeur, pas à luiUne seule est revendiquée par l'éditeur lui-même : ISO 27001:2022, sur sa page sécurité. Le niveau Tier 3 et la conformité PCI DSS sont attribués aux centres de données, donc à l'hébergeur
Ce qui se passe si vous partez
Aucune résiliation en cours de contrat, aucun remboursement, et cinq jours ouvrés de préavis avant la date de renouvellementLes conditions générales annoncent une suppression immédiate et définitive du contenu client à la résiliation, avec récupération possible pendant vingt-quatre heures au maximum
Nombre de sièges minimum
Le gratuit s'arrête à deux utilisateurs. Un engagement minimum existe sur les paliers payants, mais l'éditeur ne le chiffre nulle partUn siège, le propriétaire du compte, sur le gratuit et Starter. Standard en inclut un, Professional dix, Enterprise n'en plafonne aucun
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
7 $ par mois et par siège en engagement annuel sur Starter, 20 $ au mois : deux pipelines, ni workflows ni séquencesDeux montants coexistent chez l'éditeur pour Starter : 9 $ par mois hors taxes au centre d'aide, 7 € par mois pour cinq mille e-mails sur une page comparative française. Aucune grille n'a pu être lue à sa source
Ce qui fait grimper la facture
L'onboarding est obligatoire et facturé à part : 1 500 $ en Professional, 3 500 $ en Enterprise, une seule foisLe volume mensuel d'e-mails d'abord, puis des modules facturés à part : l'authentification unique SAML à 324 $ par mois, l'IP dédiée à 251 $ par an, les sièges supplémentaires

Que retenir

Les deux répondent sur l’Europe, mais pas avec la même précision

HubSpot propose une résidence européenne réelle en Allemagne — et précise lui-même que les numéros de téléphone des clients restent sur des serveurs américains chez son opérateur de téléphonie. Brevo va plus loin dans le détail : OVH en France et en Allemagne uniquement, Google Cloud en Belgique, avec au moins trois copies sur deux localisations distinctes. Nommer son hébergeur reste rare, et c’est ici l’argument le plus solide du dossier français.

Sur les certifications, les deux distinguent ce qui leur appartient

HubSpot revendique SOC 2 Type 2 et SOC 3 en son nom propre, et attribue l’ISO 27001 à son hébergeur, pas à lui. Brevo revendique ISO 27001:2022 en son nom, et attribue le niveau Tier 3 et la conformité PCI DSS à ses centres de données. Deux éditeurs qui font correctement la distinction : c’est assez inhabituel pour être noté, et cela n’en fait pas la même couverture.

Le support en français est le point où l’écart se voit tous les jours

Brevo répond en français, par ticket, sur tous les paliers, le téléphone étant réservé à Professional et Enterprise. Chez HubSpot, le gratuit se limite à la base de connaissances, le chat s’ouvre en Starter, et le téléphone en Professional — en anglais seulement. L’interface est traduite en dix-sept langues, mais l’éditeur prévient lui-même que certaines fonctions ne le sont pas immédiatement.

L’automatisation n’a pas le même ticket d’entrée

Chez HubSpot, les workflows commencent en Professional : aucun palier Starter n’y donne accès. Chez Brevo, l’automatisation existe dès le gratuit, plafonnée à deux mille contacts uniques entrant dans les scénarios actifs, et le nombre de scénarios multi-étapes est annoncé illimité à partir de Standard. Pour une PME qui commence, l’écart est structurant.

Les prix ne se lisent bien ni d’un côté ni de l’autre

HubSpot affiche 7 dollars par siège et par mois en engagement annuel sur Starter, mais ajoute un onboarding obligatoire de 1 500 dollars en Professional. Brevo ne rend aucune grille lisible : ses deux pages tarifaires sont en JavaScript, et les seuls chiffres vérifiables sont 9 dollars par mois hors taxes au centre d’aide et 7 euros sur une page comparative. Nous ne convertissons pas et ne tranchons pas.

Sur le CRM, HubSpot est plus complet, et le fait payer plus haut

Un pipeline en gratuit, deux en Starter, quinze en Professional. Brevo se limite à un pipeline et cinquante affaires ouvertes sur le gratuit, les pipelines multiples exigeant un pack Sales payant à 31 ou 64 dollars par mois. Mais Brevo inclut dans ces packs une téléphonie avec enregistrement et transcription, quand HubSpot compte les minutes : cinq cents en Starter, trois mille en Professional.

Et un point où Brevo est franchement plus brutal

Ses conditions générales annoncent la suppression immédiate et définitive du contenu client à la résiliation, avec vingt-quatre heures au maximum pour récupérer quoi que ce soit. HubSpot, lui, n’autorise aucune résiliation en cours de contrat et aucun remboursement, avec cinq jours ouvrés de préavis avant le renouvellement. Deux façons différentes de rendre la sortie coûteuse.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Où Brevo héberge-t-il concrètement les données de ses clients ?
Brevo nomme ses hébergeurs : OVH en France et en Allemagne uniquement, plus Google Cloud en Belgique, avec au moins 3 copies sur 2 localisations distinctes. C’est le seul éditeur de cette grille comparative à nommer ainsi ses hébergeurs. Chez HubSpot, la résidence est réelle en Allemagne, mais les numéros de téléphone des clients restent sur des serveurs américains chez son opérateur. Pour l’acheteur soucieux de localisation précise, Brevo publie plus de détails que HubSpot sur ce point.
Que devient le contenu client Brevo à la résiliation du contrat ?
Les conditions générales de Brevo annoncent une suppression immédiate et définitive du contenu client à la résiliation, avec une récupération possible pendant 24 heures au maximum. Chez HubSpot, aucune résiliation en cours de contrat n’est prévue, aucun remboursement non plus, et un préavis de 5 jours ouvrés est requis avant la date de renouvellement. Pour l’acheteur qui quitte Brevo, la fenêtre pour récupérer ses données est donc très courte.
Combien de contacts le plan gratuit de Brevo autorise-t-il en automatisation ?
Les automatisations de Brevo sont disponibles dès le plan gratuit, mais plafonnées à 2 000 contacts uniques entrant dans les scénarios actifs ; le nombre de scénarios multi-étapes devient illimité à partir du palier Standard. Chez HubSpot, les workflows n’existent qu’à partir de Professional, dans tous les Hubs, sans accès possible depuis un palier Starter. Pour l’acheteur qui veut automatiser tôt sans payer, Brevo ouvre la porte dès le gratuit, avec ce plafond de 2 000 contacts.

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