Anytype chiffre les données de bout en bout et facture son offre Business 20 € par éditeur et par mois, mais héberge, selon ses propres pages, le réseau personnel dans l’Union européenne et l’offre Business en Suisse, dans l’EEE et aux États-Unis. Perdre sa clé de chiffrement signifie perdre l’accès à ses données pour toujours, et l’éditeur ne revendique aucune certification propre parmi ISO 27001, SOC 2 ou HDS. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 10 septembre 2026.





Anytype chiffre de bout en bout aussi bien le réseau personnel que l’offre Business, mais les deux pages officielles ne situent pas les serveurs au même endroit : celle du réseau personnel revendique des « dedicated servers ... within the European Union », celle de Business nomme la Suisse, l’Espace économique européen et les États-Unis, avec des sous-traitants comme Cloudflare. Les deux versions coexistent sur les pages consultées, sans que l’éditeur ne précise laquelle prévaut pour un client donné.
Le serveur d’Anytype ne détient pas la clé de second niveau et ne peut rien lire depuis les Objects : les index restent locaux à chaque appareil, ce qui limite la recherche embarquée, absente des objets sur iOS, des requêtes sur iOS et Android, et de toute recherche sémantique. En contrepartie de ce cloisonnement, l’éditeur prévient que perdre sa clé signifie perdre l’accès à ses données pour toujours, une charge qui retombe entièrement sur l’utilisateur en mode local uniquement.
Publier une page depuis Anytype produit une page web statique sur un sous-domaine personnel en .any.org, mise à jour à la main à chaque changement, avec les propriétés internes incluses sauf exclusion volontaire ; le domaine personnalisé reste « on the roadmap » et aucun lien ne connaît d’expiration. Notion, à l’inverse, distingue six niveaux d’accès et fait expirer ses liens publics, deux réglages qu’Anytype ne propose pas sous cette forme.
En échange de ces contraintes, Anytype fonctionne hors ligne par défaut sur l’ensemble de l’application, le réseau ne servant qu’à la sauvegarde, et inclut son API locale sans surcoût ni quota d’appels publié à aucun palier, un accès que Notion cadence à trois requêtes par seconde en moyenne par intégration. La clé, elle, est générée par un simple défi à quatre chiffres, sans jeton distant à gérer.
Anytype ne revendique ni ISO 27001, ni SOC 2, ni HDS sur les pages consultées ; le contrat Business renvoie aux contrôles certifiés de ses hébergeurs plutôt qu’aux siens, et ne promet que d’être « GDPR compliant » et « HIPAA-ready ». Une organisation soumise à un audit qui exige une certification portée par l’éditeur lui-même, et non par ses sous-traitants, sort du périmètre que ces pages documentent.
Sur les formats d’export, Anytype se contredit d’une page à l’autre : Import & Export en cite quatre, Markdown, Any-Block, PDF et HTML, Channel Settings n’en reconnaît que deux, Markdown et AnyBlock, et Formulas recommande de son côté le CSV. Les trois versions coexistent sans qu’aucune ne soit présentée comme la référence.
Le seul prix lisible sur les pages consultées est Anytype for Business à vingt euros par éditeur et par mois, les lecteurs restant gratuits, facturé d’avance avec renouvellement automatique ; le prix du réseau personnel, lui, n’a pas pu être lu sur la page tarifaire. L’auto-hébergement s’ajoute à trois cents euros par mois en tarif forfaitaire, indépendant de la taille de l’équipe.
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