BigCommerce plafonne chacun de ses paliers sur le chiffre d’affaires glissant des douze derniers mois : 30 000 dollars sur Core, 100 000 dollars sur Growth, puis Scale et Performance au-delà, avec un passage automatique au palier supérieur dès le seuil franchi. Shopify, lui, facture ses forfaits par mois sans lien avec le volume de ventes réalisé. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 10 septembre 2026.





BigCommerce fixe un plafond de chiffre d’affaires glissant sur les douze derniers mois à chacun de ses paliers : trente mille dollars sur Core, cent mille sur Growth, puis Scale à trois cent quatre-vingt-dix-neuf dollars par mois et Performance à partir de mille quatre cent quatre-vingt-dix-neuf dollars. Le passage au palier supérieur n’est pas une option proposée à la marchande : il se déclenche automatiquement dès le seuil franchi, quel que soit le moment de l’année où la vente qui le fait basculer a lieu.
Sur les quinze jours d’essai gratuit, deux pages de BigCommerce racontent deux histoires différentes : la foire aux questions affirme que la boutique est automatiquement supprimée à la fin de l’essai, tandis que la page consacrée à l’essai affirme que rien n’est perdu. L’éditeur publie les deux versions sans les corriger l’une par l’autre, et aucune page consultée ne permet de dire laquelle décrit la réalité.
Shopify compte l’accès à son interface de programmation en points de coût par seconde — cent points par seconde sur les forfaits standards, deux cents sur Advanced, mille sur Plus, deux mille en entreprise. BigCommerce compte en appels par heure — soixante mille sur Pro, vingt mille sur Plus et Standard — mais seulement dans sa grille technique : sa grille commerciale, elle, ne mentionne qu’un « accès à l’interface de programmation » au palier Performance, sans aucun chiffre associé. Les deux échelles, secondes contre heures, ne se traduisent pas l’une dans l’autre.
En échange de ce plafond, BigCommerce revendique plus de cent cinquante canaux de vente dans le monde, des intégrations natives de transporteurs en temps réel, et un outil de migration en libre-service, gratuit, qui accepte jusqu’à cinq cent mille enregistrements avec une assistance par intelligence artificielle, depuis Shopify, WooCommerce, Adobe Commerce ou Salesforce. C’est un vrai levier pour changer de plateforme sans perdre son historique de commandes.
Une fois passé sur Scale, un second seuil attend : au-delà de trente-trois mille trois cent trente-trois dollars de ventes mensuelles, une commission de dépassement de zéro virgule neuf pour cent s’ajoute, en plus de l’abonnement du palier. Le plafond glissant sur douze mois ne se contente donc pas de faire changer de palier une fois : il continue de produire des coûts variables à l’intérieur même du palier le plus avancé avant Performance.
Sur la conformité au cadre transatlantique de protection des données, BigCommerce publie deux versions différentes : un livre blanc de 2023 dit le cadre UE et États-Unis « à venir », tandis que son centre de confiance le présente comme déjà acquis. Les deux textes restent en ligne sans date de correction, et l’hébergement lui-même repose sur Google Cloud, dont les propres certifications ne sont pas détaillées sur les pages de BigCommerce — des certifications d’hébergeur qui ne se confondent pas avec celles que BigCommerce revendique pour son propre service.
Choisir un prestataire de paiement qui n’est pas intégré à BigCommerce Payments coûte une commission de plateforme distincte, de deux pour cent sur Core à zéro sur Performance en passant par un pour cent sur Growth et zéro virgule six pour cent sur Scale. À cela s’ajoutent des tarifs de transaction publiés uniquement en dollars américains, sans barème en euros, alors même que quatorze passerelles sont listées pour la France — et une vitrine supplémentaire coûte de trente à cent dollars par mois de plus.
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