HubSpot vs monday CRM : pipeline ou gestion de projet

Un CRM et un outil de projet. Ce n’est pas le même achat

HubSpot suit des affaires jusqu'à la signature. monday.com suit des tâches jusqu'à la livraison. Beaucoup d'équipes achètent l'un en croyant régler le problème de l'autre. Périmètre comparé critère par critère, relevé du 2 septembre 2026.

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HubSpot vs monday.com : périmètre comparé, critère par critère — relevé du 02/09/2026
HubSpotmonday.com
Ce que chacun couvre
Son cœur de métier
Construire un pipeline et conclure des affaires depuis une base client unique, partagée par tous les modules de l'éditeurGérer projets et tâches sur des tableaux, avec vues, tableaux de bord, formulaires, documents, automatisations et intégrations
Ce qu'il fait aussi, en plus léger
Le CRM gratuit embarque des versions allégées du marketing et du support, sur la même base : chat, bots, e-mailing marqué HubSpotDes documents collaboratifs et des formulaires, en fonctions secondaires : le plan gratuit se limite à trois tableaux et trois documents
Ce qu'il ne fait pas du tout
Aucun déploiement sur site ni auto-hébergé, à aucun palier : toute l'infrastructure tourne exclusivement chez Amazon Web ServicesAucune facturation client : sa colonne de suivi du temps enregistre des sessions chronométrées, sans taux horaire ni facture
Si vous ne prenez que celui-là
Ce que vous perdez
Les devis et la signature électronique : depuis juin 2026 ils ont quitté Sales Hub pour Revenue Hub, facturé à partCRM, développement et gestion de tickets sont des produits séparés, avec leurs propres paliers et leurs propres sièges facturés
Le contournement possible, et son prix
Aucun connecteur Looker Studio natif : l'application tierce du marketplace démarre à 79 $ par mois, en plus de l'abonnementPasser de Standard à Pro pour les dépendances, la charge et le suivi du temps : douze dollars deviennent dix-neuf par siège
Le seuil où il ne suffit plus
Cinq cents e-mails de séquence par utilisateur et par jour en Professional. Au-delà, il faut passer EnterpriseAu-delà de quarante utilisateurs il faut demander un devis, et la gestion des ressources exige le palier Enterprise
Si vous prenez les deux
Ce qu'il expose pour se brancher
API REST dès le palier gratuit, 250 000 appels par jour et un million en Enterprise. L'extension de quota s'achète deux fois au maximumUne API GraphQL publique : mille appels par jour en Standard, dix mille en Pro, vingt-cinq mille en Enterprise
Qui devient la référence
La synchronisation Salesforce est bidirectionnelle et exige Professional, mais l'éditeur ne désigne jamais lequel des deux fait autoritéLe tableau source : la colonne Miroir synchronise dans les deux sens, mais ne se chaîne que sur deux niveaux
À quelle question l'outil répond
Ce qu'il mesure ou produit
L'affaire, classée en catégories de prévision qui vont de « non prévue » à « conclue gagnée »L'avancement des tâches et des projets, agrégé en tableaux de bord plafonnés à vingt mille éléments toutes sources confondues
Le métier qu'il outille
Le commercial et son manager : trouver des comptes, constituer le comité d'achat, exécuter une prospection personnaliséeLe PMO, que l'éditeur nomme en premier de ses cas d'usage, décrit comme responsable des projets et de la livraison
Ce qu'il ne sait pas vous dire
Quel canal marketing a produit le revenu : l'attribution multi-touch vit entièrement dans Marketing Hub EnterpriseL'utilisation des ressources consolidée entre projets : elle n'existe qu'en Enterprise. En dessous, la vue Charge reste mono-tableau
Ce qu'on en sort
Formats d'export
CSV, XLS et XLSX à tous les paliers, plafonnés à trois cents exports par vingt-quatre heures glissantesExcel pour un tableau, jusqu'à cent mille éléments, PDF pour un tableau de bord, archive zip pour tout le compte. Aucun CSV documenté
Rapports partageables
Envoi récurrent de tableaux de bord partout, mais vers une adresse extérieure au compte c'est ponctuel et réservé à ProfessionalExport PDF programmé vers cinquante destinataires : un envoi en Standard, cinq en Pro, cent en Enterprise. Vue publique par lien
Accès à l'API
Présente dès le palier gratuit dans la table de quotas, sans ligne tarifaire. L'extension de quota s'achète deux fois au maximumBudget de complexité de dix millions de points par minute et par compte, cinq millions au maximum pour une seule requête
Ce à quoi il se branche
Intégrations natives
Aucun total annoncé. Les trois applications les plus installées de son marketplace sont Gmail, Google Agenda et OutlookLe nombre annoncé varie de deux cents à huit cent cinquante selon la page. Salesforce est réservé à Enterprise, avec Jira et Slack
Connexion aux outils Google
Gmail, Agenda et Sheets ont des connecteurs signés HubSpot. Pour Looker Studio, seul un connecteur tiers payant existeIntégrations Google Agenda, Gmail et Google Ads documentées, plus un import de projets depuis Sheets. Drive n'est pas nommé
Reprise des données existantes
Smart Transfer importe depuis Salesforce, Pipedrive, Zoho, Dynamics 365, Copper, Keap et une dizaine d'autres applicationsDes guides d'import existent pour Excel, Asana, Basecamp, Jira Server, Google Sheets, Trello et Zendesk, chacun documenté à part
Mise en route et cadre
Langue de l'interface
Le français fait partie des dix-sept langues, mais l'éditeur prévient que certaines fonctions n'y sont pas traduites immédiatementQuinze langues d'interface dont le français, aux côtés de l'espagnol, l'allemand, le portugais, l'italien et le néerlandais
Support
Le gratuit se limite à la base de connaissances. Le chat s'ouvre en Starter, le téléphone en Professional, en anglais seulementChat disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour tous. Le support premium avec engagements de délai est réservé à Enterprise
Hébergement des données
Résidence européenne réelle en Allemagne, mais les numéros de téléphone des clients restent sur des serveurs américains chez son opérateurTrois régions AWS. L'européenne exige Enterprise, ou un compte créé après janvier 2023 — et la région ne se change jamais ensuite
Certifications
SOC 2 Type 2 et SOC 3 revendiqués par l'éditeur lui-même. L'ISO 27001 est attribuée à son hébergeur, pas à luiISO 27001, 27017, 27018, 27032, 27701 et SOC 2 Type 2 pour l'éditeur. Deux de ses pages citent deux millésimes différents
Ce qui se passe si vous partez
Aucune résiliation en cours de contrat, aucun remboursement, et cinq jours ouvrés de préavis avant la date de renouvellementÀ la fermeture, le compte bascule sept jours en essai puis devient inactif. Deux pages donnent deux durées de conservation
Nombre de sièges minimum
Le gratuit s'arrête à deux utilisateurs. Un engagement minimum existe sur les paliers payants, mais l'éditeur ne le chiffre nulle partTrois sièges minimum, puis par paliers de cinq. L'éditeur écrit qu'une équipe de six doit acheter le palier à dix
Ce que ça coûte
Le prix d'entrée et ce qu'il inclut
7 $ par mois et par siège en engagement annuel sur Starter, 20 $ au mois : deux pipelines, ni workflows ni séquences9 $ par siège et par mois en facturation annuelle sur Basic, sans automatisations ni intégrations : elles commencent à Standard
Ce qui fait grimper la facture
L'onboarding est obligatoire et facturé à part : 1 500 $ en Professional, 3 500 $ en Enterprise, une seule foisLes paliers de sièges, le passage en Pro pour les dépendances et la charge, et les invités facturés dès Standard

Que retenir

La frontière est nette, et elle est fonctionnelle

HubSpot manipule l'affaire : un montant, une date de clôture, une catégorie de prévision qui va de « non prévue » à « conclue gagnée ». monday.com manipule la tâche et le projet, avec des dépendances, une vue de charge et un chemin critique. Aucun des deux ne fait bien le travail de l'autre — et surtout, aucun des deux ne prétend le faire.

Ce que monday.com n'a pas

Aucun pipeline commercial dans le produit work management : monday CRM est un produit séparé, avec son propre palier et ses propres sièges facturés. Pas de séquences de relance, pas de prévision de chiffre d'affaires, pas de gestion des doublons. Si vous cherchez à suivre des ventes, ce n'est pas cet abonnement-là.

Ce que HubSpot n'a pas

Aucune dépendance entre tâches, aucune vue de charge, aucun chemin critique. Ses projets existent, mais comme fonction annexe d'un CRM. Pour piloter une livraison à plusieurs, avec des jalons qui se décalent en cascade, il n'y a rien.

Le coût caché n'est pas au même endroit

Chez HubSpot, c'est l'onboarding obligatoire : 1 500 dollars en Professional, 3 500 en Enterprise, hors abonnement. Chez monday.com, c'est le palier de sièges — une équipe de six achète dix sièges — plus le passage en Pro à 19 dollars pour obtenir les dépendances et la charge, absentes du palier Standard.

Sur les invités et les clients externes

monday.com facture un siège pour quatre invités en Standard, et ne les rend illimités qu'en Pro. HubSpot offre des sièges en lecture seule gratuits et illimités sur tous les paliers payants. Si votre besoin est de faire entrer un client dans l'outil, les deux modèles ne se valent pas.

Sur l'Europe, monday.com est plus restrictif

Sa région européenne exige Enterprise, ou un compte créé après janvier 2023 — et la région ne se change plus jamais une fois les données stockées. HubSpot propose une résidence allemande ouverte, avec la réserve que les numéros de téléphone clients restent aux États-Unis chez son opérateur.

La vraie question à se poser

Ce n'est pas lequel est meilleur, c'est où votre travail se perd aujourd'hui. S'il se perd entre le premier contact et la signature, c'est un CRM. S'il se perd entre la signature et la livraison, c'est un outil de projet. Beaucoup d'équipes ont les deux problèmes, et achètent un seul outil.

Questions fréquentes

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jordan@bulldozer-collective.com
Monday documente-t-il un format CSV pour exporter un tableau ?
Non : aucun format CSV n’est documenté chez Monday, qui décrit un export Excel par tableau, jusqu’à 100 000 éléments, un export PDF pour un tableau de bord, et une archive zip pour tout le compte. Chez HubSpot, les formats CSV, XLS et XLSX sont disponibles à tous les paliers, plafonnés à trois cents exports par 24 heures glissantes. Pour l’acheteur qui a besoin d’un CSV pour un autre outil, Monday impose donc de reformater l’Excel.
Combien d’intégrations natives Monday annonce-t-il ?
Le nombre d’intégrations natives annoncé par Monday varie de deux cents à huit cent cinquante selon la page consultée ; Salesforce, lui, est réservé au palier Enterprise, aux côtés de Jira et Slack. Chez HubSpot, aucun total n’est annoncé, les 3 applications les plus installées de son marketplace étant Gmail, Google Agenda et Outlook. Pour l’acheteur qui veut se brancher sur Salesforce depuis Monday, il faudra donc passer par le palier le plus cher.
Combien de sièges minimum Monday impose-t-il à l’achat ?
Monday impose 3 sièges minimum, puis vend par paliers de 5 ; l’éditeur précise qu’une équipe de 6 personnes doit ainsi acheter le palier à 10 sièges. Chez HubSpot, le plan gratuit s’arrête à 2 utilisateurs, et un engagement minimum existe sur les paliers payants sans que l’éditeur le chiffre nulle part. Pour l’acheteur avec une petite équipe, ces paliers de 5 chez Monday font payer des sièges non utilisés.

Une grille plus juste que ToFu/MoFu/BoFu

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